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Zach LaVine refait l’amour à son ex : 35 points et une leçon de zénitude aux Wolves, monsieur l’étoilé ne tremble plus dans le money time

Zach LaVine

Tout ça juste avant de déclarer qu’il n’est pas satisfait de lui en conf’ de presse. On préchauffe.

source : NBA League Pass

Affronter la dernière équipe de NBA est pour beaucoup l’occasion de se faire plaisir et de quitter le parquet avec un gain supplémentaire de confiance. C’est chose faite pour Zach LaVine qui, au contraire de ses partenaires, considère énormément la formation qui lui était opposée ce soir. Sélectionné en treizième position par Minnesota lors de la Draft 2014, le patron des Bulls a – ce soir – fait étalage de toute sa progression depuis le jour où il a serré la pince d’Adam Silver en tirant la gueule sur l’estrade de Brooklyn.

Cette saison, les fans de Minnesota peuvent au moins se vanter de récupérer du sommeil. Bon derniers de la Conférence Ouest avec 7 victoires pour 25 défaites, les Wolves se déplaçaient cette nuit à Chicago non pas en quête d’une victoire, mais plutôt d’un soupçon d’orgueil ou de signaux positifs. Pour le deuxième match de l’ère Chris Finch, la meute des Loups se testait contre des Taureaux qui restaient sur cinq succès en six rencontres. Du côté de Chicago, l’information du moment n’est autre que la première sélection de Zach LaVine au All-Star Game, lui qui compile 28,6 points, 5,4 rebonds et 5,1 assists de moyenne sur la saison. Au lendemain de cette incroyable nouvelle, le rasé au sabot donnait en tout cas rendez-vous à son ex et alors que l’entre-deux est balancé à l’United Center c’est sur lay-up qu’Anthony Edwards inscrit les premiers points de la rencontre. Puis Karl-Anthony Towns vient faire son barouf habituel, le pivot plante du parking et permet déjà à Minnesota de mener 7-0. En bon meneur d’hommes, Zach LaVine chope la vache folle et pose 10 unités dans les premières douze minutes, les Bulls font mieux qu’éviter le naufrage et grâce à l’activité de leur raquette ils passent même devant dans le deuxième quart-temps. Oui, comme contre Houston, Patrick Williams, Wendell Carter Jr. et Thaddeus Young s’approprient les joutes intérieurs et combinent parfaitement. Résultat, les trois compères termineront la rencontre avec 44 points et 16 rebonds à 60% au tir. Plutôt valuable quand en face Karl-Anthony Towns monologue dans son petit espace (Bulls 68 – 58 Wolves).

On ne sait combien de louves Chris Finch a ramené dans le vestiaire, mais Karl-Anthony Towns et ses potes sont revenus sur le parquet avec de bien meilleures intentions que lors du premier acte. Sachez également que la direction assume parfaitement ce genre d’insinuation plus beauf qu’une partie de molkky sur la plage. Bref, Malik Beasley – très justement non-sélectionné au All-Star Game – claque ses pions sans forcer et comme souvent cette saison, la solution ne vient pas du collectif. Cependant, cela suffit pour que Minnesota défasse l’écart et à une minute du terme, Chicago ne mène plus que de quatre points. Tiens, Anthony Edwards prend ses responsabilités et plante son deuxième tir primé de la soirée (2/7). S’ensuit une décision controversée : les Bulls pensaient avoir le match en mains avant que Rubio n’obtienne trois lancers-francs sur ce qui semble être une passe, transformée au dernier millième de seconde en feinte de shoot. Finalement, c’est un simple retard du bonheur pour les Taureaux qui l’emporteront aisément en prolongation : Zach LaVine couche même les enfants derrière l’arc, et le désormais étoilé termine la rencontre avec 35 points, 2 rebonds, 2 assists et 7 ballons perdus (oups) à 67% au tir dont 63% de la buvette. Les Wolves enchaînent un sixième revers d’affilée et Chicago fait un joli bond en passant à la sixième place de la Conférence Est. Mention spéciale pour Coby White qui, à défaut d’avoir réglé la mire de loin, réussit une superbe performance : 20 points, 8 rebonds, 6 assists et 7 ballons perdus (oups n°2) à 53% au tir dont 0/6 à 3-points. En face, même si Jarred Vanderbilt, Malik Beasley et un Karl-Anthony Towns peu clutch ont performé, le résultat n’est toujours pas là.

Taper son ancienne équipe le lendemain de l’annonce de sa première sélection au All-Star Game, c’est ce qu’on appelle traverser une jolie période. Mais Zach ne compte pas s’arrêter là et – comme il l’a indiqué après la rencontre en conférence de presse – il n’est pas encore satisfait de son rendement. Attention à ne pas faire le faux modeste, tout de même.

Stats Bulls - Wolves

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