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Le journal de Killian Hayes – Episode #1 : on aurait aimé démarrer ça autrement, mais il faudra finalement être (très) patient

Killian Hayes 12 décembre 2020

On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres, il suffit de se souvenir d’allumer la lumière – Blake Perceval Wulfric Brian Griffin

source : NBA League Pass

Ça n’est ni un quinzomadaire de société, ni un écrit en quête de succès, le journal de Killian met simplement en lumière l’épopée du jeune frenchie chez les ricains. On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres, c’est pourquoi cette rubrique aura pour but d’accompagner le meneur de Detroit tout au long de la saison, quelle qu’en soit la difficulté. Et parce qu’on ne laisse jamais un frère d’armes seul face à ses maux, une contre-perf, un genou à terre ou une hanche qui twiste n’apposeront jamais le point final de cette rubrique. Sauf s’il est vraiment nul, auquel cas on serait bien embêté.

Retour sur ses dernières performances

Pré-saison :

  • 12 décembre vs New-York Knicks (défaite 90-84) : 21 minutes de jeu, 5 points (à 2/7 au tir dont 0/3 du parking), 4 rebonds, 3 assists, 2 interceptions, 7 pertes de balle et 1 faute.
  • 14 décembre vs New-York Knicks (victoire 99-91) : 25 minutes de jeu, 6 points (à 2/11 au tir dont 1/6 du parking), 5 rebonds, 4 assists, 2 interceptions et 1 perte de balle.
  • 18 décembre vs Washington Wizards (victoire 97-86) : 20 minutes de jeu, 9 points (à 2/6 au tir dont 1/3 du parking), 1 assist, 1 interception, 3 pertes de balle et 2 fautes.
  • 20 décembre vs Washington Wizards (défaite 99-96) : 21 minutes de jeu, 11 points (à 4/11 au tir dont 2/6 du parking), 3 rebonds, 2 assists, 2 interceptions, 1 perte de balle et 4 fautes.

Saison régulière :

  • 24 décembre vs Minnesota Timberwolves (défaite 111-101) : 21 minutes, 7 points (à 3/6 au tir dont 1/2 du parking), 1 rebond, 3 assists, 4 pertes de balle et 2 fautes.
  • 27 décembre vs Cleveland Cavaliers (défaite 128-119 PR) : 20 minutes, 3 points (à 1/7 au tir dont 0/3 du parking), 3 rebonds, 2 assists, 2 pertes de balle et 2 fautes.
  • 29 décembre vs Atlanta Hawks (défaite 128-120) : 29 minutes, 10 points (à 4/12 au tir dont 2/6 du parking), 1 rebond, 3 assists, 4 pertes de balle et 2 fautes.
  • 30 décembre vs Golden State Warriors (défaite 116-106) : 17 minutes, 0 point (à 0/4 au tir dont 0/2 du parking), 1 assist, 2 pertes de balle.
  • 2 janvier vs Boston Celtics (victoire 96-93) : 23 minutes, 0 point (à 0/5 au tir dont 0/2 du parking), 1 rebond, 6 assists, 2 pertes de balle et 2 fautes.
  • 3 janvier vs Boston Celtics (défaite 122-120) : 24 minutes, 5 points (à 2/5 au tir dont 1/2 du parking), 1 rebond, 4 assists, 2 pertes de balle et 4 fautes.
  • 5 janvier vs Milwaukee Bucks (défaite 125-115) : 14 minutes, 7 points (à 3/7 dont 1/3 du parking), 1 assist, 3 pertes de balle, 1 faute et une sortie sur blessure.

Sans se mouiller la nuque

Il n’est un secret pour personne que cette draft fait désormais partie intégrante de nos mémoires. D’abord, parce que Killian Hayes est devenu le Français le plus haut drafté de l’histoire en étant sélectionné par les Detroit Pistons à la septième position. Mais surtout parce qu’elle s’est déroulée sur Zoom, l’application dont nous aurions tous préféré ne jamais entendre le nom. Ainsi, chassez l’ordinaire et la fragilité débarque, les petits nouveaux déboulent en NBA au beau milieu d’une crise pandémique qui les prive de Summer League. Être rookie en 2020 rime donc avec nuque sèche et Killian plonge dans le grain bain sans rodage au préalable, hormis une courte pré-saison, qui plus est contre des tocards. Cependant, cette légère préparation aux joutes de saison régulière a montré une jolie facette de notre Kiki national, placée sous le signe de la progression. D’une première défaite contre les Knicks avec 5 points et 7 pertes de balle, Hayes termine sa pré-saison en posant 11 points, 3 rebonds, 2 assists et 2 interceptions sur la tête des Wizards. Et cette fois-ci, avec un seul ballon disparu des radars. Une première note positive donc, mais qui ne s’en va pas essuyer l’absence de ligue d’été. Oui, tel un gros qui essaie de glisser dans un tobogan sec, Killian s’apprête à disputer son premier match NBA.

Adoubé, titularisé, critiqué

Spread the word, tell them, Killian is starting point guard. Comme annoncé par Dwane Casey à l’issue d’un entraînement, Killian fait partie des cinq privilégiés – ou pas – qui débutent la saison de Detroit en tant que titulaire. Pas de Summer League donc, puis une confiance aveugle en l’ex-choletais qui, paraît-il, fait des merveilles lors des scrimmages. Résultat, 21 premières minutes de qualité avec 7 points, 1 rebond, 3 assists et 4 malheureuses pertes de balle. De qualité, car si la feuille de match ne semble pas refléter notre appréciation de sa rencontre, Killian tient le ballon. Le Frenchie semble aimé de ses coéquipiers, notamment Blake Griffin, qui tente régulièrement de trouver son rookie. Sa première est plaisante à regarder, seulement, il eût des Français qui par le passé n’ont pas répondu aux attentes placées en eux. On pense à Frank Ntilikina, sélectionné en huitième position, et aujourd’hui en galère quelques années après sa draft. Cela fait partie du sport et c’est bête à dire, mais la plupart des observateurs ne se soucient désormais plus que des statistiques. On vous invite donc à prendre du recul : Killian n’a pas joué un match officiel depuis février, a l’occasion de faire grincer les chaussures à 4 reprises en pré-saison, puis se retrouve titulaire sur un parquet NBA contre les meilleurs joueurs de la planète. Parfois les dents grincent à raison, et parfois non. Cependant, le meneur connaît un trou d’air entre le 30 décembre et le 2 janvier avec deux matchs consécutifs à 0 point. Les ricains se paient déjà Killian, mais est-ce réellement important venant d’un peuple qui tire sur les tornades, organise des Covid-party et met de la crème solaire sur les yeux pour regarder une éclipse ? Le soutien des coéquipiers est plus important, et que dire quand il vient d’un adversaire ?

Crack to crac

Considéré comme le mentor de Killian chez les Pistons, Derrick Rose réagit parfaitement aux difficultés que rencontre le Frenchie. C’est lors d’une conférence de presse qu’il avoue le textoter de conseils. Être benché par un gamin de 19 ans qui n’a rien prouvé, puis l’aider quand ça ne va pas : la grande classe. Mais quelques jours après avoir reçu les éloges du MVP 2011, Killian se pète. Le 6 janvier, Shams Charania revêt son costume de fossoyeur et annonce une possible déchirure labiale de la hanche pour Hayes. En cause, un drive contre les Bucks qui, au premier constat, ne semblait pas révéler de grosse blessure. Le temps d’indisponibilité est encore inconnu, mais il serait bien optimiste de compter moins d’un mois, et presque logique d’imaginer le pire… Killian n’avait pas encore enclenché la troisième mais ce coup de frein fait mal. Aïe aïe ouille, comme dirait l’autre…

Il n’est rien de plus frustrant qu’une blessure en début de carrière, et si Killian n’a pas encore fait ses preuves chez l’Oncle Sam, donnons le temps au temps. Come back stronger lil Hayes, et sois serein, c’est pas la concurrence qui t’étouffe dans le Michigan. En attendant, on espère vous retrouver pour l’épisode 2 et surtout… le plus tôt possible.

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