Killian Hayes
Star de demain

Star de demain made in France – Killian Hayes : préparez-vous, Kiki est le plus gros prospect européen de 2020

« Hayes step-back three on James Harden… bannnnnnng, with two seconds remaining ! »

Source image : YouTube - BBL

Quelques mois avant la cérémonie fatidique de la Draft, TrashTalk vous propose un tour d’horizon des meilleures chances tricolores. Killian, Théo, Joel, Malcolm et encore Killian, ils ne sont pas le palmarès de Pascal le Grand Frère dans le 93, mais bien ceux qui espèrent serrer la pince d’Adam Silver en juin prochain. Oubliés l’emploi fictif de Batum et les 2 points de Frank Ntilikina en 18 minutes de jeu, la cuvée 2020 s’annonce révolutionnaire pour le basket français. Genre ? Révolutionnaire. Aujourd’hui, on commence avec Killian Hayes.

Killian Hayes (Ratiopharm ULM)

Killian « Kill » Hayes évolue actuellement en G-BBL (première division allemande) sous les couleurs du Ratiopharm de ULM. À l’été 2018, le natif de Lakeland signe son premier contrat professionnel avec son club formateur : Cholet Basket. Là-bas, il développe une culture de la gagne et met le palmarès de Chris Paul dans le rétro avant même d’enlever les petites roues de son vélo : vainqueur de la Coupe de France U17, Champion de France U18 (deux fois) dont un MVP, vainqueur et MVP du trophée du Futur, Champion de France Espoir, Champion d’Europe U16 et MVP du tournoi, vice-Champion du Monde U17 et présent dans le cinq majeur du tournoi… le ton est donné ! Bien conseillé par le daron et ex-joueur choletais DeRon, son profil ne tarde pas à faire jaser outre-Atlantique. Lors de sa deuxième saison professionnelle en Jeep Élite, il envoie 7,2 points, 3,1 assists, 2,3 rebonds et 1 interception de moyenne à 43% au tir. À l’issue de cet exercice, sa polyvalence intrigue mais son tir du parking interroge : 19% dont plusieurs crêpes pas loin de briser le plexi, les hommes mentent mais pas les chiffres. À l’été 2019, Killian Hayes refuse la sélection en Équipe de France U20 pour aller s’entraîner sur des jolis parquets US et préparer sa dernière saison en Europe. Difficile de lui donner tort : apprendre d’anciens joueurs NBA ou coller 50 pions à des Monténégrins en Kipsta, le choix est vite fait. BOOM, la sanction tombe telle John Wall dans ses escaliers et le petit prospect est suspendu six semaines en Jeep Élite. Vexé, le clan Hayes fait ses valises pour rejoindre le pays de la structure, du bon-vivre et de la tolérance, où chaque sportif est roi : l’Allemagne.

Nous y sommes, c’est au bord du Danube dans le centre-ville de Ulm que Killian découvre ses nouveaux quartiers. Le guard n’est pas dépaysé puisque après Cholet et sa… Mie Câline, la ville de Ulm est elle aussi une sorte de grande résidence seniors, sans l’odeur de draps mouillés néanmoins. Véritable bouille commerciale au flow incommensurable, Hayes s’intègre vite et séduit de par son élégance dans le jeu. Le Ratiopharm joue l’Eurocup (deuxième coupe européenne) et affiche de grosses ambitions en championnat qui seront malgré tout revues à la baisse après un début de saison poussif. À l’inverse, Hayes cartonne et envoie 15 points, 6 rebonds et 6 passes pour son premier match de G-BBL retransmis à la télévision allemande, le môme crève l’écran. Dès lors, tout s’accélère et pendant que certains sirotent un monaco au Jimbo Lolo, Killian boit Monaco en Eurocup (15 points, 4 rebonds et 4 passes). Entre sa régularité, son impressionnante prise de poids (98 kilos) et sa voix qui mue enfin, le Frenchie semble être devenu un homme. Ses statistiques en G-BBL sont jouissives : 11,3 points, 3 rebonds, 5,1 passes et 1,2 interception de moyenne à 52% au tir dont 26% du parking, l’adresse des sept mètres n’est pas encore réglée mais progresse. En Eurocup, c’est une toute autre affaire avec 13 points, 2,3 rebonds, 6 assists et 1,5 interception à 45% au tir dont un énorme 39% à trois points. Avec 30% des votes, Killian est élu « Rising Star » de la compétition et enflamme les GM européens qui voient en lui un futur… Teodosic, bah non les mecs.

Kiki est un mix, une sorte d’alliage entre fougue ricaine et rigueur française, le produit d’une union entre DeRon, enfant de Lakeland et Sandrine, fille de région parisienne. Sa polyvalence est très recherchée dans le basket moderne : un meneur d’1m95 qui explose l’arceau, distribue des caviars et vole plus de ballons que le petit voisin de Michal vole d’oranges chez le marchand. Récemment, il s’est montré clutch avec des actions qui ont énormément plu aux scouts, notamment un crossover sur un Berlinois. Pourquoi attendre 30 balais pour faire tomber un mur quand on peut appeler Kiki ? Ah, il ne faudra pas réciter la messe en créole quand il squattera huit places du Top 10 au bout d’une semaine de NBA. Résultat des courses, une grosse considération dans les mock drafts qui peut engendrer un éventuel record tricolore à la Draft, COCORICO !

Lors de la finale de la Leaders Cup opposant l’ASVEL et une surprenante équipe de la JDA Dijon, nos regards se portent vers la tribune VIP où un jeune homme en hoodie rouge marqué d’une virgule blanche retient notre attention. Il n’a que 18 piges et Killian enchaîne les autographes auprès de jeunes fans admiratifs du frisé, comme s’il venait d’être sélectionné au All-Star Game. En cause, un pic de popularité en croissance auprès de la nouvelle génération qui apprécie l’histoire du Frenchie : started from Cholet, now we here. Sur son compte Instagram, Hayes compte presque 60000 abonnés qui suivent l’aventure allemande du meneur à travers des clichés travaillés et destinés à entretenir son image, une sage décision quand on connait l’importance de l’aspect commercial aux States. Certaines grosses pointures du sport commentent même ses publications comme Ousmane Dembele qui semble proche de Killian, attention tout de même à ne pas louper le réveil. Loin de nous l’idée de faire du Voici ou du Closer, mais plutôt de montrer l’engouement autour du français qui manie la communication et les réseaux d’une main de maître. Tiens-t-on le D’Angelo Russell français ? On ne dit pas ça, mais tant que le prospect reste humble et concentré sur son jeu, il nous est possible de rêver plus grand.

Journaliste pour The Athletic et ex-président des opérations basket des Grizzlies, John Hollinger ne mâche pas ses mots quand il évoque Killian Hayes. Selon lui, le Frenchie représente un prospect qui surnage dans une Draft assez faible, et annoncée comme décevante. S’il dénote une précocité qui lui rappelle Dennis Schroder, son tir du parking mange un petit tacle du consultant. Néanmoins, Kiki pourrait être la grosse surprise de cette édition étant donné les nombreuses franchises à la recherche d’un meneur pour compléter leur roster. On pense d’abord aux Knicks qui alternent entre gangsters tatoués de G League et joueurs en pré-retraite sur le poste 1. Du côté des Cavaliers, on imagine mal Hayes évoluer dans l’aile pour laisser Collin Sexton et Darius Garland faire leurs conneries habituelles, ouf. Bref, une franchise NBA est une franchise NBA et tomber un peu n’importe où n’empêchera pas le Frenchie de poser un 14-5-5 pour sa première saison, voilà.

« Le manque de qualités athlétiques de Hayes pourrait heurter son plafond, mais avez-vous vu les autres joueurs de cette draft ? Dans l’ensemble, il est fréquent de voir les comparaisons qui le décrivent comme un D’Angelo Russell en meilleur défenseur. Ce qui fait de lui un haut choix dans une Draft sans aucune certitude. » – John Hollinger

Mock Drafts

The Athletic, Draftroom et Tankathon annoncent Killian Hayes en septième position de la Draft 2020.

Bleacher Report annonce Killian Hayes en dixième position de la Draft 2020.

Forbes annonce Killian Hayes en douzième position de la Draft 2020.

ESPN annonce Killian Hayes en quatorzième position de la Draft 2020.

NBC Sports annonce Killian Hayes en quinzième position de la Draft 2020 (fumiers).

« Hayes step-back three on James Harden… bannnnnnng, with two seconds remaining ! », petite exclu made in TrashTalk de la saison 2020-21, non, ne nous remerciez pas. Handle, tir à mi-distance et vitesse fulgurante… il est LE plus gros prospect européen de cette Draft et c’est avec excitation que nous suivrons les exploits de Kiki outre-Atlantique. Puisse-t-il porter haut les couleurs de l’Hexagone, rendre fier DeRon et briser plus de reins que Naza au Macumba Lounge de Yamoussoukro. 

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