Cavaliers

30 Reviews en 30 jours – Cleveland Cavaliers : l’ère John Beilein a duré neuf mois, ça suffit pour résumer la saison des Cavs

John Beilein

On a eu droit à un joli bordel à Cleveland cette année…

Source image : NBA League Pass

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

Et retrouvez aussi :

Ce qu’on avait annoncé

Évidemment, on n’attendait pas de miracle du côté de Cleveland. LeBron est revenu une fois, ça suffit hein. Et puis avec le départ de Gérard Smith, impossible d’espérer quoi que ce soit de concret dans l’Ohio. Dans les pronos de la rédaction, on était partis sur un bilan d’environ 23 victoires pour les Cavaliers, c’est-à-dire un peu plus que lors de la saison précédente. L’arrivée sur le banc de l’ancien coach de Michigan John Beilein était un signe fort par rapport à la direction prise par la franchise, bien décidée à développer les jeunots (Collin Sexton, Darius Garland, Cedi Osman, Kevin Porter Jr. notamment) à travers un entraîneur possédant une très grosse expérience NCAA.

Le bilan

Derniers de la Conférence Est, 19 victoires au compteur pour 46 défaites. Voilà le magnifique bilan des Cavaliers à l’heure de ces lignes. Pourtant, ça n’avait pas trop mal commencé. Vous vous rappelez quand Tristan Thompson dominait les raquettes avec un Kevin Love solide à côté de lui ? Ça paraît très loin tout ça mais c’était bien cette saison, et le duo de vétérans avait permis à Cleveland de réaliser un début de saison pas dégueu. Bon ensuite, ça a sérieusement déraillé. L’expérience John Beilein a rapidement montré ses limites au grand jour, les défaites ont commencé à s’enchaîner, Kevin Love – plus que jamais frustré – a notamment demandé son transfert, tout ça dans un climat très tendu. Un gros bordel donc, qui a provoqué le départ de Beilein, remplacé par son assistant J.B. Bickerstaff. Heureusement, l’arrivée de ce dernier aux commandes de l’équipe il y a un mois a donné un petit coup de boost aux Cavs, portés notamment par un gros Collin Sexton, et puis le duo de rookies Darius Garland – Kevin Porter Jr. a quand même montré des progrès au fur et à mesure de la saison. Tout n’est donc pas à jeter à Cleveland. Enfin, n’oublions pas non plus qu’un certain Andre Drummond a débarqué dans l’Ohio au cours de la trade deadline, le deuxième transfert après l’échange Jordan Clarkson – Dante Exum fin décembre.

L’événement marquant

C’est la sombre histoire qui caractérise la saison des Cavaliers, et qui symbolise bien le fiasco John Beilein à Cleveland. Déjà en galère pour s’ajuster au monde de la NBA et pour transmettre son message dans le vestiaire, l’ancien coach de Michigan a dérapé dans une session vidéo en utilisant le mot « thugs » par rapport à ses joueurs, une bourde qui a définitivement brisé le peu de liens qui existaient encore entre le coach et son équipe. Car quand on connaît la signification de ce mot aux States, c’est le genre d’erreur qui ne pardonne pas pour un entraîneur non expérimenté dans la Grande Ligue et globalement peu respecté. Beilein s’est ensuite expliqué en disant qu’il voulait dire « slugs » – que l’on peut traduire par « limaces » – pour souligner le manque de dynamisme de son équipe, mais comme vous pouvez l’imaginer, l’explication de Beilein n’est pas passée. La relation avec ses gars n’a cessé d’empirer et finalement, John Beilein et les Cavaliers ont décidé d’arrêter les frais au moment du All-Star Break.

Les petits nouveaux

Avec six rookies au total dans l’effectif en comptant les two-way contracts, on peut dire que les petits nouveaux étaient nombreux cette année à Cleveland, mais on va se concentrer sur Darius Garland et Kevin Porter Jr., les deux débutants qui ont vraiment joué un rôle cette année aux Cavs. Parce que bon, sans manquer de respect à Dean Wade, Matt Mooney et Sir’Dominic Pointer (nom à vannes ça), y’a pas grand-chose à raconter sur ces gars-là, tandis que le 26è choix Dylan Windler a lui raté l’intégralité de la saison à cause d’une blessure à la jambe. Garland et KPJ donc. Le meneur, arrivé de Vanderbilt après une saison freshman plombée par les blessures, a démarré tous les matchs aux côtés de Collin Sexton et a tourné à 12,3 points (40,1%, 35,5% à 3-points, 87,5% aux lancers) et 3,9 passes décisives en 30,9 minutes de jeu. Sa campagne n’a pas été facile, y’a eu des moments où il a pu montrer ses qualités de shooteur, de scoreur et aussi de playmaker, y’a eu des moments où il était bien dans le dur. Cette irrégularité n’est pas surprenante pour un rookie, surtout un rookie qui n’a pas pu jouer en Summer League et très peu en pré-saison. Autre joueur absent de la Summer League, Porter Jr., qui a d’ailleurs raté une bonne quinzaine de matchs durant la saison régulière. Là aussi, il y a eu de l’irrégularité mais on a apprécié le talent et la belle montée en puissance du jeunot, auteur de quelques fulgurances en sortie de banc et possédant un potentiel two-way intéressant.

L’image de la saison

Plus haut, on vous parlait de bordel, d’un Kevin Love très frustré qui veut bouger, d’un John Beilein à la ramasse. Voici la scène qui résume sans doute le mieux tout ça. Nous sommes à la fin de la première mi-temps d’un match opposant les Cavs au Thunder début janvier, et Collin Sexton possède le ballon. Il choisit de laisser écouler le chrono, pendant que Love attend désespérément la gonfle pour profiter de son avantage de taille sur Chris Paul. Furax avec le sophomore, l’ami Kevin lève les bras au ciel et se dirige vers Sexton en tapant dans les mains. Il reçoit finalement la balle, avant de balancer un missile vers Cedi Osman. Pas mal l’ambiance.

La suite des événements 

J.B. Bickerstaff a repris la main après l’échec John Beilein, et il a décroché dans la foulée un contrat de quatre ans avec les Cavaliers. C’est donc lui qui sera sur le banc de Cleveland pour la suite, reste à voir qui sera sur le terrain. Évidemment, la jeunesse présente dans l’effectif représente la base de la reconstruction, surtout que la franchise de l’Ohio sera une nouvelle fois bien placée pour la prochaine Draft. Par contre, que va-t-il se passer avec les vétérans ? Tristan Thompson est en fin de contrat et on l’imagine mal rempiler étant donné que son camp avait demandé un transfert à la deadline, Kevin Love était chaud pour bouger pendant la saison mais il lui reste trois ans de contrat à environ 30 millions l’année, et Andre Drummond possède lui une player option pour la saison 2020-21. Ça fait quelques dossiers à suivre.

  • Si la saison régulière reprenait : continuer de faire progresser les jeunots, si possible sans trop gagner.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : R.A.S. pour les Cavs.

Nouvelle saison dans les profondeurs du classement pour Cleveland, une habitude dès qu’un certain numéro 23 joue ailleurs qu’à la maison. Les Cavaliers ont globalement vécu une campagne chaotique caractérisée notamment par un changement de coach et une atmosphère tendax, mais y’a quand même quelques signes positifs qui pourraient faire penser à un avenir meilleur dans l’Ohio. 

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top