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Masai Ujiri futur GM des Knicks : un rêve, une potentielle réalité, les rumeurs tournent autour de l’architecte des Raptors

Masai Ujiri

Alors, New York, chaud ou pacho ?

Source image : YouTube

Avec la nouvelle surprenante (ou pas) du renvoi de Steve Mills ce mardi par James Dolan, les Knicks et leurs fans sont forcément dans le brouillard. Mais dans le désespoir ? Non, ça on en veut pas à New York. Preuve étant, il n’aura fallu que quelques minutes pour que la piste Masai Ujiri soit lancée… et c’est tout Gotham qui se pose des questions actuellement.

Sacrés Knicks. Quand on a besoin d’être divertis, ils répondent systématiquement présents. La semaine de trade deadline commençait à chauffer à peine, c’est tout New York qui a pris le devant de la scène en se séparant de son président. Première réaction, on se tape le front avec la paume de la main. Puis deuxième réaction, on veut en savoir plus sur la suite. Et disons qu’on n’a pas vraiment été déçus, puisque les premiers rapports envoyés autour de la Ligue ont indiqués que la cible des Knicks était claire : Masai Ujiri, l’architecte des Raptors titrés en 2019. Ancien patron des Nuggets, qu’il avait bien bricolé à Denver en début de décennie, Ujiri est monté dans la hiérarchie des cerveaux de la NBA au fil des saisons et le ciel a enfin été touché en juin dernier en apportant au Canada le Larry O’Brien Trophy. Les coups de poker sur Marc Gasol, Kawhi Leonard, Fred VanVleet, Nick Nurse et compagnie, c’est à mettre au crédit de Masai, qui n’a jamais eu peur de prendre de risques quand il le faut, dans l’optique de remporter le titre. Et justement, les risques, il a l’air de les apprécier en version très large l’ami Ujiri, puisque les premiers murmures entendus il y a quelques mois autour de New York ont refait surface avec l’annonce de ce mardi. Le poste de président libéré chez les Knicks, on s’accorde à croire dans les rues de Gotham que Masai quitterait prochainement les Raptors pour entreprendre le plus grand projet qui existe en NBA : mener NYC jusqu’à la bague.

Alors évidemment, ça paraît un peu fou au premier abord, tout cela. Mais les informations plus détaillées sont tombées, l’occasion pour nous de faire le point sur ce qui se passe vraiment au-dessus de la piste Knicks – Ujiri. Au rapport ? Marc Stein, du New York Times, reporter respecté en NBA depuis des années et qui n’y est pas allé avec le dos de la cuillère concernant ce projet machiavélique.

Deux observateurs d’Ujiri de longue-date, en qui je crois profondément pour leur lecture du marché et de cette situation, m’ont dit depuis décembre dernier, lorsque David Fizdale a été viré après un démarrage à 14 défaites en 18 matchs, que Ujiri avait l’intention de manoeuvrer son arrivée chez les Knicks après avoir mené les Raptors jusqu’au titre la saison dernière.

Ces deux observateurs ont même été jusqu’à affirmer qu’Ujiri pourrait emmener avec lui le très respecté General Manager des Raptors, Bobby Webster. Un des deux m’a dit qu’il était assuré, compte tenu de la relation qu’a Ujiri avec le propriétaire des Raptors Larry Tannenbaum, que la franchise de Toronto honorerait les intentions de Masai s’il montre un réel désir de rejoindre les Knicks.

Il y a, cependant, plusieurs obstacles à tout cela. Numéro 1, le réel désir de Masai Ujiri de rejoindre les Knicks, le fait qu’il souhaite obtenir ce poste comme les murmures le laissent entendre en ce moment.

Numéro 2, le contrat d’Ujiri avec les Raptors. Masai ne sera pas agent-libre avant la fin de la saison 2020-21, et Toronto demandera forcément des compensations en cas de départ, probablement plus d’un premier tour de Draft s’il envisage d’emmener Webster avec lui, étant donné que ce serait son remplaçant présumé chez les Raptors.

Bon, ça fait déjà beaucoup, tout ça. Mais on sait tout de même ceci, avant même de parler des Knicks. Masai Ujiri avait déjà envisagé le fait de partir de Toronto, avec une rumeur autour de Washington, il y a quelques mois. C’était avant d’être prolongé par les Raptors, avec le titre en poche. Il n’est donc pas inconcevable, de base, d’imaginer un changement de projet pour Ujiri en 2021… ou avant. Son contrat dure encore un an et demi, Masai est passé par Denver et Toronto, quel serait le prochain step idéal pour lui ? C’est là que la réalité de New York et de la NBA reprend ses droits, avec le trône que tout le monde a en tête : l’architecte qui fait des Knicks une équipe championne sera, à tout jamais, élevé à un statut de dieu vivant. Et on ne parle même pas du MVP des Finales, qui deviendrait président des States en lendemain de parade. On n’exagère pas, il faut comprendre à quel point ce challenge est aussi effrayant qu’attirant, et qu’il peut vous écraser comme vous élever jusqu’au paradis des basketteurs. Regardons, par exemple, le cas Phil Jackson. Respecté ad vitam eternam pour ses 11 titres, le Zen Master a sali son CV en y ajoutant le projet Knicks, qui s’est terminé en fiasco total. Les agents-libres fuient New York, les grands coachs fuient New York, personne ne veut prendre de risque en bossant sous James Dolan car le pire propriétaire de toute la NBA (soyons francs) est un maître dans l’art de l’incompréhensible et de la culpabilisation. Jugez, par exemple, le renvoi de Steve Mills ce mardi. On peut le prendre comme un au revoir logique après des mois de galères… ou comme une diversion après avoir vu un paquet de fans s’en prendre à Dolan, publiquement.

Il y a donc ce ravin, ce foutu ravin, avec une chute de 70 mètres et tout en bas un trampoline de 50 centimètres de large. Si tu tombes dessus, c’est un miracle et tu marques une page suprême dans l’histoire de la NBA. Mais si tu ne tombes pas dessus, attention car ça peut vite faire mal aux genoux et te broyer, quel que soit ton illustre passé. Comme dit plus haut, Ujiri aime les challenges, ce saut ne lui fait donc pas peur sur le papier. Et son arrivée à New York apporterait une immédiate crédibilité auprès de joueurs qui, craintifs jusqu’ici, auront la preuve avec Kawhi Leonard et les Raptors de 2019 que Masai sait comment mener son bateau jusqu’à la terre promise. Ceci étant dit, on doit aussi revenir sur l’incompréhensible mené avec maîtrise par Dolan, qui n’en est pas à son premier coup bas dans le dos d’un de ses représentants au sein de la franchise. Le propriétaire, pas plus tard que cet hiver, avait renvoyé Fizdale après l’avoir laissé gérer un entraînement et un poll media… dans la même journée. Comment un bosseur comme Ujiri pourrait se sentir en sécurité, chez les Knicks de Dolan, en sachant parfaitement que son patron peut péter un câble du jour au lendemain et le virer sans véritable justification ? Peut-être pour la raison suivante, qui ne plaira pas aux fans, comma Marc Stein l’a sagement rapporté :

Plusieurs observateurs au sein de la Ligue ont également remis en question l’intérêt porté par James Dolan envers Masai Ujiri selon les médias, car il existe en ce moment la perception suivante dans les recoins de nombreuses franchises : la NBA, et spécifiquement Adam Silver le patron, pousserait Ujiri comme étant le candidat idéal pour sauver les Knicks. En réalité, le deal négocié par Ujiri avec les Knicks autour de Carmelo Anthony à Denver en 2011 ainsi que le transfert de Masai Ujiri en 2013 sont plutôt décrits comme des souvenirs pouvant calmer l’enthousiasme de Dolan.

Il est indéniable que, si on était posés dans un canapé avec Adam Silver, et qu’on lui demandait quelle franchise il aimerait voir tous les ans en Finales NBA, il y aurait les Knicks assez rapidement dans sa réponse. Question de business, question de popularité, question de potentiel aussi et de mandat qu’il tient depuis son arrivée il y a bientôt dix ans. La Ligue a déjà eu son mot à dire sur la façon dont les franchises avancent, et nombreuses d’entre elles ont été influencées par les directives des bureaux de Manhattan. De là à dire qu’un énorme complot se met en place, que Masai Ujiri arrive dans 18 mois et que vous pouvez oublier le titre sur les années 2023 à 2030, non. Mais il faudra surveiller de près ce dossier car, entre les désirs d’Ujiri, la puissance du challenge, et les récentes décisions des Knicks sous James Dolan, on pourrait avoir droit à un joli feu d’artifice sur le marché des GM.

Pour le moment, c’est sans véritable traction que cette rumeur autour de Masai Ujiri chez les Knicks avance. Voyons déjà quel groupe intérimaire prend la place de Steve Mills, autour de Scott Perry, et ce que les Raptors laisseront filer comme bruits de couloir autour de leur président cet été. Tant qu’il y a de l’espoir, il y a les Knicks, comme dirait l’autre.

Source : New York Times

1 Comment

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  1. Citizenz666

    6 février 2020 à 13 h 02 min at 13 h 02 min

    Mr Ujiri a fait un boulot incroyable a toronto et un all in sur Kawhi payant. Mais il avait les coudées franches ce qui est loin d’être gagné avec Dolan aux manettes. Du coup pour faire une métaphore basketillistique tu peux recruter qui tu veux mais mm LeBron avec deux boulets aux pieds ma couille gauche qu’il dunk pas…
    Ce qui m’interroge c’est cette « pression médiatique » a NY alors qu en sous main on annonce presque qu’on va aussi balancer la prochaine saison et personne dit rien. Suffit de vendre du rêve (ou lubrifier a la vaseline au choix) a la fanbase knicks et hop ca passe tranquille… Mais actuellement a part le chéquier il n y a rien dans cette franchise. La prochaine draft s annonce pas fameuse donc les assets n’ont que peu de valeur, peu de FA seront disponibles donc arracher Ujiri au prox fort d accord mais pour faire quoi ? Enfin bref virer mills ok mais au final je trouve que ca place les knicks dans une situation encore plus floue. Et je pensais pas que c’était possible

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