One-on-One

On fait le point sur les rumeurs autour de Frank Ntilikina : ça sent le départ des Knicks pour le Frenchie

Frank Ntilikina
Source image : NBA league Pass

Les Playoffs, c’est un peu chiant pour les fans des Knicks. Par contre, à partir de mi-mai, leur nouvelle saison démarre puisque la Loterie donne lieu à différentes rumeurs de transferts et la Draft approche à grands pas : c’est l’heure de faire le point sur notre cher Frank Ntilikina.

En l’espace de deux ans, c’est peu dire si on est passés par toutes les émotions concernant le French Prince. D’abord de la fierté, en le voyant serrer la main d’Adam Silver avec une casquette des Knicks. Puis de l’inquiétude, en l’observant démarrer difficilement en attaque. Puis de l’excitation, en l’attendant fermement sur sa saison sophomore. Et enfin du doute, en assistant à une campagne qu’on peut qualifier de cauchemardesque. Depuis sa Draft, Frank a connu quelques moments de gloire, notamment avec Kristaps Porzingis au Madison Square Garden, mais les grognements des habitants de Gotham ont été entendus bien plus fréquemment que les applaudissements. Et avec un nouveau management qui a pris place en la personne de Scott Perry il y a bientôt deux ans, c’est un nettoyage complet qui a été réalisé par ce dernier avec Steve Mills. Un beau nettoyage, jusqu’ici, et qui devrait continuer en prévision d’un été 2019 potentiellement chargé. Il y a déjà un 3ème choix de Draft à bien utiliser dans un mois, que ce soit sur R.J. Barrett ou une autre perle disponible, mais il y a aussi une free agency qui pourrait voir New York faire strike, si tous les astres sont alignés. Kevin Durant ? Kyrie Irving ? Terry Rozier ? On se permet la boutade sur le dernier, car on sait aussi le manège annuel des rumeurs concernant les Knicks et le marché des agents libres. On se projette, on rêve, puis on soupire. Mais cette saison, il y a une vraie confiance concernant la possibilité de signer deux joueurs sur des contrats max, en attendant de voir lesquels. Ce nettoyage réalisé par Perry et Mills pourrait inclure Ntilikina dans les prochaines semaines, si l’on en croit les derniers bruits de couloirs relayés par le New York Post. 

Les Knicks vont également observer de près les offres qui seront faites pour obtenir Ntilikina, afin de voir s’ils peuvent ajouter un autre second-tour de Draft ou une fin de premier-tour de Draft.

Ntilikina a été décevant sur ses deux premières saisons en NBA, et il touchera 5 millions de dollars la saison prochaine.

Transférer Ntilikina donnerait une bonne place aux Knicks dans leur cap space afin de gérer les options d’Allonzo Trier et de Damyean Dotson, sans affecter les enveloppes disponibles pour signer deux joueurs à contrat maximum comme Kyrie Irving et Kevin Durant, que de nombreux observateurs au sein de la Ligue voient comme un potentiel tandem chez les Knicks.

Que Steve Mills soit rattaché ou pas à la sélection de Frank Ntilikina lors de la Draft 2017, en duo avec Phil Jackson, c’est une chose tout à fait audible. Mais depuis l’arrivée de Scott Perry, bien des choses ont changé, et on peut dire que les Knicks ont potentiellement trouvé un dénicheur de talents d’exception. En effet, lors de la seule Draft 2018, la franchise de la Big Apple s’est offerte Kevin Knox, Mitchell Robinson et Allonzo Trier, des joueurs qui sans promettre d’avenir en tant qu’All-Star représentent déjà des succès à développer en deuxième année. Et malheureusement pour Frank, il ne semble pas faire partie de ce groupe tout neuf. Son temps de jeu a baissé sous David Fizdale, ses responsabilités aussi, les blessures n’ont pas aidé mais tous les signes pointent vers une page à tourner entre Ntilikina et les Knicks. L’occasion est donc à saisir, pour New York comme pour le meneur. Côté franchise, tu souhaites récupérer un autre pick de Draft car tu viens de montrer que tu pouvais avoir du pif au moment de la grande messe. Si en plus cela allège la banque locale, qui veut sortir le gros chéquier cet été, la réflexion ne dure pas bien longtemps. On le sait, pourtant, les Knicks ont joué la carte de la patience avec Frank, répétant souvent qu’ils lui faisaient confiance sur son travail dans la durée. Mais entre blabla devant les caméras et vraies stratégies menées en coulisses, il y a un grand pas. Et pour NYC, miser sur le côté jeune, prometteur et à développer de Frank qui n’a que 20 ans pourrait attirer bien des cadeaux sur le marché des transferts.

Reste à savoir, pour le joueur, ce que cela voudra dire. Dans quelle équipe atterrir ? Impossible de cibler, à l’heure actuelle, une ou deux franchises en particulier. N’importe quel General Manager qui estime pouvoir dépenser un second tour de Draft sur un joueur sélectionné 8ème il y a deux ans et qui n’a pas pu évoluer dans un cadre sain sera sur le dossier. Ce qui représente donc, environ, 80% de la Ligue réfléchissant avec un cerveau. On peut tout de même pointer du doigts les équipes avec un clair besoin de meneur de type défensif (Bulls, Hawks, Wizards, Suns, Kings,…), ou bien les GM qui ont du nez et voudront blinder leur ligne arrière avec un potentiel à remettre entre les mains de leur coaching staff (Magic, Sixers, Blazers, Spurs, Raptors). Mais tout cela est, pour le moment, de la spéculation. Ce sur quoi on peut se baser, c’est cette détermination côté Knicks de nettoyer la banque comme l’effectif en vue de l’été 2019, de suivre le plan intégralement géré par Scott Perry et Steve Mills, et donc de conserver uniquement les pièces ayant montré suffisamment au public new-yorkais pour rester sur place. Les cinq prochaines semaines seront stressantes pour Ntilikina, mais elles pourront aussi se transformer en un événement salvateur. Dans le viseur de nombreux fans des Knicks, et tout de même attendu par un paquet de fans d’autres franchises qui voient le faible prix à payer pour le récupérer, Frank sera un peu comme nous le soir de la Draft 2019 : anxieux, mais devant une belle soirée en perspective.

Reverra-t-on Frank Ntilikina jouer sous le maillot des Knicks ? Les probabilités sont faibles. Ce qui est une bonne nouvelle, si on se projette un minimum, car le Français doit enfin démarrer sa carrière dans un autre cadre. Plus responsabilisant, moins dur, et plus patient. Les doigts sont croisés jusqu’à fin-juin.

Source : New York Post

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