One-on-One

Lettre ouverte à Kobe Bryant

Kobe Bryant

Source image : NBA League Pass

Salut, Kobe.

Nous ne nous connaissons pas, mais je t’écris aujourd’hui. Je t’écris car, comme des milliers, peut-être des millions de personnes ce lundi, je ne sais pas quoi faire. Je suis perdu et je me tourne vers toi.

Il y a une partie de moi, consciente, qui me dit bien qu’on est lundi. Qu’on est en janvier, que c’est censé être le meilleur jour de la semaine, qu’on est en 2020 même. Mais cette partie semble tellement infime que c’en est ridicule. Kobe, je t’écris aujourd’hui car je ne sais pas comment faire autrement. J’ère dans l’appartement, je me suis retourné 37 fois dans mon lit cette nuit, mais rien n’y fait. Allez, ferme les yeux, demain ça sera un autre jour. Ouais, bah nan. La boule au ventre au réveil, le crâne plein, la gorge nouée et cette sensation insupportable qui ne veut pas partir, celle d’avoir cru qu’hier soir était un cauchemar alors qu’en fait il s’agit bien d’une réalité. La plus triste des réalités.

Kobe, je t’écris aujourd’hui en t’ayant dit, dès mes premiers mots, que nous ne nous connaissions pas.

Je t’avoue qu’en fait, c’est faux. On se connaît très bien.

Si, si si. Laisse-moi te dire pourquoi.

On se connaît très bien Kobe, car tu as été là pour moi pendant plus de la moitié de ma vie. Tu as été présent, tous les jours, tous les soirs, pendant l’intégralité de mon adolescence et une bonne partie de ma vingtaine. Alors certes, on ne se parlait pas souvent directement, mais on était proches, quand même. C’est ce que font les vrais amis, les proches.

Tu as d’abord été un poster, en 84 sur 120, scotché sur le mur de ma chambre, directement à droite après avoir ouvert la porte. Quatre morceaux bien enfoncés pour maintenir cette photo du dunk par-dessus Dwight Howard avec le maillot d’Orlando. Tu te souviens de cette action ? En y repensant, quelle action. Au début tu étais un poster, récupéré dans un magazine de basket que je recevais tous les mois. Et ce magazine, t’étais souvent dedans. On parlait de tes exploits, de ton jeu, moi j’étais loin de tout ça car je pensais ne jamais pouvoir reproduire de telles performances, mais dans les mots, dans les lettres, il y avait une sorte de révérence universelle envers toi. Les avis étaient d’ailleurs assez unanimes, tu étais un joueur incroyable et j’apprenais à te connaître. Kobe, tu as d’abord été une image, une photo, scotchée sur le mur de la chambre d’un adolescent qui, pendant des années, s’est réfugié dans le basket. Et tu étais présent, du soir au matin, sur ce foutu mur. Comme un repère, stable, fiable.

Tu as ensuite été un modèle de jeu, un mythe du basket dans la plus pure des formes. Comment te dire… On était une bande de copains, insouciants, et on jouait au basket quand on pouvait, au collège puis au lycée. Parfois c’était en club, ensuite c’était surtout au playground. Et le joueur que tu étais nous imposait, à nous – humains –, de reproduire certains de tes gestes. Ou plutôt, de tenter de reproduire certains de tes gestes. Sont donc venues les premières boulettes de papier, les canettes, les boules de chaussettes. Sont donc apparus les premiers défenseurs fantômes, les prises à deux inexistantes, les feintes incessantes jusqu’à en exploser de rire. Sont donc venues les sessions fade-away, en brandissant le poing quand ça rentrait, comme pour se donner un air qui n’était pas le notre, qui n’était pas le mien. Fuck yeah, moi aussi je rentre des shoots de la gagne comme Kobe. Des shoots de la gagne, comme Kobe. On se retrouvait en retard au bahut et on ne passait pas vraiment une seule semaine sans parler de toi, comme si t’étais un ami de longue-date. Tu as vu le shoot sur les Suns au buzzer ? Nan mais sérieux, 81 points sur les Raptors ? Attends, il passe du 8 au 24, c’est sérieux ? C’est ce que font les gens qui se connaissent, ils se donnent des nouvelles, régulièrement. Et on prenait souvent des nouvelles de toi, Kobe.

Tu as ensuite été un partenaire nocturne. Attention, ne le prends pas mal, c’est mal formulé mais si tu savais à quel point cela représente énormément de choses pour moi. En passant de l’adolescence à la quasi-vingtaine, tu as dépassé mon cadre initial, celui du magazine mensuel et des vidéos téléchargées sur Limewire ou Koreus (quand t’as fait semblant de sauter par-dessus une bagnole avec Ronny Turiaf dans le coin, on a pris 3 jours pour s’en remettre). Tu es devenu celui que je retrouvais, chaque nuit, pour vivre ma passion avec un copain. C’est ce que font les gens qui se connaissent bien, ils deviennent de plus en plus proches et trouvent le modèle idéal pour maintenir et chérir leur relation commune. Toi, tu me disais à demain tous les soirs. Et moi, je me ramenais chaque lendemain pour te regarder. Kobe, pour tant de fans de basket dans le monde entier, quelle que soit l’heure à laquelle les Lakers jouaient, tu leur donnais rendez-vous. Et tu répondais présent, tous, les, soirs. Tu te rends compte, le nombre de discussions qu’on a pu avoir ensemble ? Tu as été un socle, un pilier, un ami fiable sur qui on pouvait compter, que ça aille ou que ça n’aille pas. Et chaque nuit, à la téloche ou sur des logiciels de streaming chinois flippants, on se retrouvait pour parler de basket avec toi, Kobe.

Tu as aussi été un adversaire. Et ça, c’était moins cool. On s’entendait bien, mais tu n’en faisais qu’à ta tête. J’étais fan des Spurs et, régulièrement, tu représentais un obstacle. J’avais de nouveaux amis, en noir et blanc, et toi tu t’obstinais à les rendre malheureux, à nous rendre malheureux. J’étais déchiré car j’avais l’impression de perdre un copain d’enfance, mais mes nouveaux amis étaient si importants pour moi. Le réconfort que j’avais, avant, se transformait en angoisse. Si on rentrait dans un match serré et que tu étais sur le terrain, j’avais les pieds qui transpiraient, la salive qui défilait à toute vitesse. Cette peur, personne d’autre me l’a fait vivre comme toi. C’est ce qui se passe quand on se sent proche de quelqu’un, non ? L’impression d’être déboussolé quand les chemins se séparent. Je crois que c’est moi, en fait, qui ai pris un autre chemin. Je ne le réalise que maintenant, alors que toi tu es resté sur cette même voie, chaque soir, chaque semaine, chaque mois, chaque saison. C’est un autre copain qui m’a rappelé à la raison, fan inconditionnel de ta carrière et de ta personne. Il m’a fait comprendre ce qui était plus important, qu’il ne fallait pas t’en vouloir. Et il avait raison. C’est ce que font les amis, ils se pardonnent au final.

Tu as ensuite été un mentor. Et personne ne le sait vraiment, enfin plus maintenant. Le gamin qui voyait son poster tous les matins, l’ado qui regardait des Top 10 en boucle, et le jeune adulte qui se cherchait ont laissé place à un entrepreneur qui voulait faire comme toi, vivre de sa passion en se donnant intégralement dans celle-ci. Quelle idée, quelle folie. Kobe, je rêvais de faire du basket ma vie et ce rêve est réel aujourd’hui. Tu le vois, ça, de là-haut ? Sais-tu seulement ce que tu as représenté pour qu’on en arrive jusqu’ici ? Laisse-moi te donner un exemple, parmi des milliers. Et tu vas me comprendre car tu sais ce que c’est, ce genre de moment. Kobe, il y a eu combien d’anniversaires ratés, de 25 décembre zappés, de relations chamboulées pour atteindre ce rêve. Il y a eu des ruptures, des discordes, des nièces ou neveux nés sans ma présence. Entêté comme j’étais, je me disais qu’il fallait passer par là. Que cela demandait ce genre de sacrifice, très certainement. Et celui qui me revenait systématiquement en tête, c’était toi. C’était toi, putain. Cette Mamba Mentality, que je croyais complètement commerciale et bullshit au début, j’y ai cru. Et je n’y ai pas seulement cru, je l’ai intégrée en moi. Elle m’a permis d’en arriver là aujourd’hui, tu nous as permis d’en arriver là aujourd’hui. Tu te rends compte ?

Je pensais ne jamais te croiser, puis j’ai eu la chance de le faire, il y a un peu plus de deux ans. C’était à Paris, tu es venu au gymnase Jean-Jaurès (shout out, Sam). Je me souviendrai de cette journée toute ma vie. Pendant près de 15 ans tu étais tout ça, tout ce que je viens de décrire, et soudain tu étais devant moi. Les amis sont honnêtes envers eux, et je vais l’être maintenant ici à l’écrit. Je devais t’interviewer, te poser des questions aux côtés de quelques confrères. J’avais prévu 3-4 questions, pensant récupérer un peu de contenu intéressant à partager avec notre communauté. Et bien tu sais ce que j’ai fait, Kobe ? Tu ne dois pas t’en souvenir, mais je vais te le dire. Je ne t’ai posé aucune question. Le téléphone, que j’avais sorti pour enregistrer le son, je l’ai rangé dans ma poche. Mon angoisse du matin, je l’ai planquée profondément en moi. J’ai soufflé un bon coup et j’ai saisi le moment. J’ai apprécié chaque seconde, ne sachant pas si nous allions nous recroiser, et j’ai souri bêtement, pendant 5 minutes. Oui, Kobe, on s’est croisés le 21 octobre 2017, et rien que d’y penser les larmes me viennent. Je ne regrette rien, comme tu ne devrais rien regretter non plus. On s’est entendus, adorés, on s’est fâchés, peut-être ai-je vécu cela tout seul mais… non. Non, quand on ressent ce que nous ressentons tous ce lundi, on ne peut pas avoir vécu tout cela tout seul.

Tu vois, je me dis de manière pragmatique que je devrais trouver une belle manière de finir ce papier. Qu’il y a des gens qui vont lire ça et que je devrais chercher la bonne façon de conclure. C’est un réflexe, tu connais bien ça. Mais les amis ne se font pas de manières, ils se disent les choses honnêtement, sans artifice, sans filtre. Kobe, un jour je serai peut-être père, et peut-être aurai-je des filles qui aimeront le basket. Peut-être. Sache qu’après tout ce qu’on a vécu ensemble, tu resteras toujours là. Car tu me montreras, aussi, comment un père doit être avec ses filles.

Merci pour tout, Kobe. Merci d’avoir été mon ami, notre ami à tous.

45 Commentaires

45 Comments

  1. Jérémy Bourgne

    27 janvier 2020 à 11 h 53 min at 11 h 53 min

    Quel classe et quel amour propre.

    Le souhait de Kobe était de développer chez les autres une forme de grandeur et de dépassement de soi continu. Donc ensemble, prenons l’initiative de faire un pas vers la Mamba Mentality afin d’honorer sa mémoire de la plus belle des manières.

    • Hebert pierre

      27 janvier 2020 à 12 h 36 min at 12 h 36 min

      Merci de mettre des mots sur ce que l’on ressent, un bel hommage pour un géant

    • Bruno

      27 janvier 2020 à 17 h 26 min at 17 h 26 min

      ON T’AIME KOBE.

      REPOSE EN PAIX

  2. killerdescore

    27 janvier 2020 à 11 h 53 min at 11 h 53 min

    RIP Kobe et sa fille aussi (on l’oublie un peu je trouve) ,une légende nous à quitté ,un modèle et un père de famille ,une énorme pensée à sa femme et ses autres enfants ,ainsi qu’à tous fans de basket et en particulier les fans des Lakers ♥ ♥ ♥
    Maintenant ,les Hornets (au moins eux ) doivent retirer son/ses numéro(s)
    et on réclame le A ball never lie sur Kobe ,on l’exigerait presque …. ♥

    • Locat08

      27 janvier 2020 à 13 h 11 min at 13 h 11 min

      Merci Bastien pour ce bel hommage.
      Kobe c’était pour moi aussi une idole, des posters de lui partout sur les murs de ma chambre, tous les articles de presse soigneusement découpés et rangés dans 1, puis 2, puis x classeurs, mes premiers jerseys d’abord le jaune puis le blanc avec ce n°8 qui est devenu mon fétiche.
      Mon premier ASG en direct en 97 à 13 ans, l’encourageant pendant ce rookie game énorme, le saut du canapé devant ce rider de ouf pour prendre le slam dunk et tant d’innombrables émotions par la suite dans sa carrière. Mais celle-ci me reviens en premier car… bah ouais on se rappelle tjrs du moment où on tombe amoureux !
      Rip Gianna et Kobe.

      • Rames

        28 janvier 2020 à 3 h 25 min at 3 h 25 min

        Magnifique lettre repose en paix Kobe ainsi que ta petite fille tu va manqué au monde entier et surtout au fan du basket c’est tellement triste de partir comme ça et surtout si jeune

  3. Fredo

    27 janvier 2020 à 12 h 04 min at 12 h 04 min

    Très émouvant merci Bastien.

  4. PoloZore

    27 janvier 2020 à 12 h 20 min at 12 h 20 min

    merci ♥

    • Méline

      27 janvier 2020 à 16 h 08 min at 16 h 08 min

      Merci Bastien, c’est magnifique 🙏

    • Thibault

      27 janvier 2020 à 16 h 57 min at 16 h 57 min

      Merci Bastien pour cette lettre, celle-ci nous montre à quelle point tu es sincère dans ce que tu nous transmets chaque jour, comme Kobe l’était sur le parquet. À nous, fans de basket, de la NBA, et du sport en général, ça fait bizarre de se dire que Kobe n’est plus là. C’est très dur à avaler, à réaliser. Maintenant, il faut se dire que la vie continue, faire le deuil en se remémorant ses dunks, ses fadeaways, ses instants pyro… Mais partir à cet âge, dans son prime en tant qu’homme, oui c’est tragique! Grosse pensée pour toutes les victimes de ce crash, à sa fille, à ses amies. Reposez en paix. Courage Bastien, et transmets à ceux qui découvriront le basket ce qu’il savait faire sur un parquet. Ça sera ça l’héritage de Kobe Bryant. À jamais dans la légende.

    • Bruno

      27 janvier 2020 à 17 h 27 min at 17 h 27 min

      ON T’AIME KOBE.

      REPOSE EN PAIX

  5. OkiDoki

    27 janvier 2020 à 12 h 24 min at 12 h 24 min

    et la même lettre pour les 81 chinois officiellement mort du virus, les milliers de gens qui meurent de faim chaque jour etc …. ?

    • thibaut

      27 janvier 2020 à 13 h 52 min at 13 h 52 min

      tu as lu une lettre sans en comprendre ni le sens ni la tournure … si seulement tu avais compris que cette lettre(personnelle et écrit à la première personne ou cas ou tu ne l’aurai pas remarqué) ne rend pas hommage à un être humain lambda mais à un « mentor » qui l’a inspiré et poussé à travailler toujours plus afin d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixé.
      et au passage si nous ,humains ,avions ne serais-ce que 50% de la motivation et de l’éthique de travail dont a fait preuve Kobe pendant toute sa carrière je te promet que le monde irai beaucoup mieux .
      sur ce je te laisse écrire une lettre pour chacune des personnes qui meurent tous les jours et nous dire en quoi ils ont impacté ta vie et en quoi ils t’ont poussé à devenir quelqu’un qui accompli ses objectif dans la vie.

    • romain

      27 janvier 2020 à 16 h 03 min at 16 h 03 min

      je plains ton cerveau de vivre dans ton crâne..

    • Matthias Perrin

      28 janvier 2020 à 0 h 53 min at 0 h 53 min

      Hors sujet HokiDoki. C’est très bien de penser à tout les autres malheurs qui nous entourent. Tout à fait d’accord. Mais nous sommes sur un site de basket. Qui te dis que cette même personne n’a pas plus de pensées pour ces 81 chinois.
      Je ne t’envoies pas ce msg pour rentrer dans un débat puéril avec toi mais pour te faire comprendre que chaque chose à une place. Bref… J’ai du mal à trouver les mots mais jspr sincèrement que le msg est passé. Cordialement

  6. Cooper

    27 janvier 2020 à 12 h 43 min at 12 h 43 min

    Bravo car cette lettre montre parfaitement comment quelqu’un de part ces actions et son aura peut influencer toute une génération.

    La lettre est très belle et la légende restera… Inspirons nous de sa vie et de ce qu’il a été pour faire autant de bien que lui

  7. Zak

    27 janvier 2020 à 12 h 46 min at 12 h 46 min

    magnifique papier Bastien, j’ai versé une larme.
    Merci Kobe pour tout ce que tu as fait

    RIP à tout ceux qui sont mort hier dans cet accident

  8. axel

    27 janvier 2020 à 12 h 53 min at 12 h 53 min

    Merci pour ce texte, vraiment…
    Kobe for life ❤️❤️

  9. Cedric

    27 janvier 2020 à 12 h 54 min at 12 h 54 min

    Merci Bastien. Bel hommage. J’en ai verser quelques larmes depuis ce matin.

  10. Louis

    27 janvier 2020 à 13 h 12 min at 13 h 12 min

    OkiDoki pas ce genre de polémique maintenant. Bastien sait très bien que malheureusement chaque jour il y a des morts.. Mais quand un de tes proches s’en va, il est normal de ressentir le besoin de lui écrire à lui en particulier. C’est sans doute ça qu’il ressent aujourd’hui.

  11. Louis Voisin

    27 janvier 2020 à 13 h 13 min at 13 h 13 min

    Magnifique,

    C’est le meilleur hommage que tu pouvais lui faire.

    L’episode du TOP 100 où son nom va tomber aura une saveur bien particulière..

  12. Coloc

    27 janvier 2020 à 13 h 14 min at 13 h 14 min

    Quelle triste nouvelle..
    Ta lettre est très belle

    Margaux(coloc) <3

  13. muhammad diallo

    27 janvier 2020 à 13 h 18 min at 13 h 18 min

    salam, je rends hommage à la famille de KOBE et à tous ses fans. je n’es pas de mots pour exprimer mes sentiment. il était mon exemple. j’ai appris à tirer comme lui j’ai appris ses move purement offensif. jamais on t’oubliera et tu est le MJ nember 2

  14. foulk

    27 janvier 2020 à 13 h 27 min at 13 h 27 min

    merci.
    on aurait tous des pages et des pages sur Kobe à écrire, mais tes mots sont justes et résonnent parfaitement pour les multiples « Moi » qui ont eu Kobe pour inspiration dans le plaisir du travail au bball, le leadership et l’attitude à avoir avec les autres et surtout ses petites filles respectives!
    Merci TT
    RIP KB

  15. Thomac

    27 janvier 2020 à 13 h 36 min at 13 h 36 min

    Splendide, emouvant!
    Merci Bastien!
    Un hommage digne de son nom
    Et merci Kobe…

  16. Clément.D

    27 janvier 2020 à 13 h 42 min at 13 h 42 min

    Merci Bastien. Tes mots expriment ce que je ressent en ce moment.
    Très bel hommage.
    Merci également à l’équipe TT pour tous vos messages pendant cette nuit. D’avoir du monde à qui parler ça fait du bien.

  17. DoHeat

    27 janvier 2020 à 13 h 51 min at 13 h 51 min

    Très joli et sincère papier.

  18. Steeve Seghieri

    27 janvier 2020 à 14 h 04 min at 14 h 04 min

    Magnifique Bastien, courage mec

  19. Crapulox

    27 janvier 2020 à 14 h 11 min at 14 h 11 min

    Cette gorge nouée depuis hier soir qui ne veut pas partir. J’attends encore de me réveiller … 41 ans putain … Et 13 ans … Le plus dur est pour ceux qui restent, la mort n’existe que pour les vivants … Sa femme et ses filles en premier lieu. Je hais les dimanches.

  20. Kb24from87

    27 janvier 2020 à 14 h 37 min at 14 h 37 min

    Salut trash talk, je suis vos articles depuis plusieurs années avec beaucoup d’humour et aujourd’hui vous avez décrit exactement le ressenti que j’ai, dans cet article je me vois enfant dans ma chambre à admirer ce fameux poster des finales 2010. Aujourd’hui le basket est en deuil et ne ressemblera plus jamais à cette belle époque du Black mamba. Goodbye kobe🙏💔

  21. Damon Fantasy

    27 janvier 2020 à 14 h 48 min at 14 h 48 min

    Magnifique hommage personnalisé Bastien.

  22. Jean-Samuel Redon

    27 janvier 2020 à 14 h 51 min at 14 h 51 min

    Cette lettre ouverte que tu destines à Mr Bryant, est tout simplement émouvante, fan de basket ou non, fan des Lakers ou non, fan de Kobe ou non, il restera à jamais un athlète, un homme qui a marqué sa génération.

    RIP Black Mamba. 😭

    Merci Bastien.

    • Lamour

      27 janvier 2020 à 15 h 31 min at 15 h 31 min

      What a shock when I heard this news I had to remain speechless with a feeling of immense sadness to lose Kobe, then I felt anger at the life which invaded me, I do not believe it, it is a man who made basketball his life and who made me and adore like many others the love of this sport, what to say he is a GENTLEMAN
      It is an adorable father and husband, the basketball player is not ready to forget it and especially to find someone like Kobe with so many values ​​in the field of sport and in life in general
      May he rest in peace forever my heart is tight and full of pain and sorrow for the loss of his daughter Gianna all become one in the hereafter, life wanted to unite them so for love of a father and daughter and also the love they had for basketball
      My condolences to his wife Vanessa and his daughters, Natalia, Bianka and Capri, my sympathies to the whole Bryant and Laine family, and those who died in this tragic crash, to the NBA family for this loss and mourning
      RIP forever KOBE

  23. Lamour

    27 janvier 2020 à 15 h 00 min at 15 h 00 min

    What a shock when I heard this news I had to remain speechless with a feeling of immense sadness to lose Kobe, then I felt anger at the life which invaded me, I do not believe it, it is a man who made basketball his life and who made me like many others to love and adore this sport, what to say is a GENTLEMAN
    He is an adorable father and husband, the basketball world is not ready to forget it and especially to find someone like Kobe with so many values ​​in the field of sport and in life in general
    May he rest in peace forever my heart is tight and full of pain and sorrow for the loss of his daughter Gianna all become one in the hereafter, life wanted to unite them so for love of a father and daughter and also the love they had for basketball
    My condolences to his wife Vanessa and his daughters Natalia, Bianka and Capri, my sympathies to the whole Bryant and Laine family, also to whole family of those who died in this tragic crash, to the NBA family for this loss and mourning
    RIP forever KOBE

  24. Guidicelli

    27 janvier 2020 à 15 h 01 min at 15 h 01 min

    les larmes coulent sans s’arrêter, quelle jolie lettre d’amour… merci pour ce témoignage auquel j’adhère complétement… quelle tristesse de perdre cet homme! c’est injuste

  25. Juju Civello

    27 janvier 2020 à 15 h 30 min at 15 h 30 min

    Bravo Bastien pour cette lettre. Emouvant !!
    Je revois le poster des Lakers de Shaq et Kobe début des années 2000 dans ma chambre, à l’époque de la bataille LA / NJ.

    Le destin est parfois cruel. On voudrait que cela soit un cauchemar ou une erreur des media…

    KB 4ever

  26. Fenotry

    27 janvier 2020 à 15 h 46 min at 15 h 46 min

    Cette lettre décrit ce qu’on ressent en ce moment! Merci Kobe pour tout ce que tu as fait et ce que tu nous a inspiré, RIP KOBE, RIP Gianna et mes sincères condoléances à la famille

    • Sauvade

      27 janvier 2020 à 17 h 35 min at 17 h 35 min

      Belle lettre d’adieu.📝

  27. Grimmer LakersNation Shohoku

    27 janvier 2020 à 17 h 01 min at 17 h 01 min

    RIP MAMBA FAMILY AND FRIENDS.
    Merci pour cette lettre à coeur ouvert.
    Bien des passages concernent bien plus que le talentueux auteur qu’est Bastien.

  28. R.

    27 janvier 2020 à 20 h 05 min at 20 h 05 min

    Salut Mec,

    C’est le cœur rempli de tristesse que je te laisse ces quelques mots sur Internet…
    Putain d’hélicoptère de ****** !
    Je me rappelle quand j’avais acheté mes Adidas grises Kobe, à l’époque on voulait tous en avoir !
    Mec, tu pars trop tôt ! La life est parfois trop « deg », putain d’hélicoptère de ****** !
    Repose en Paix avec ta fille, et toutes mes condoléances pour ta famille…

  29. Un Bosh nantais

    27 janvier 2020 à 23 h 38 min at 23 h 38 min

    Merci Bastien, tellement juste et sincère, cet hommage exprime parfaitement la peine que tous les ados qui ont commencé à kiffé le basket avec Kobe (à la fin des années 2000 pour la part) ont ressentis…
    Je retiendrais sa rage de vaincre tous les obstacles qu’il a rencontrés, sur et en dehors du terrain; sa volonté de martien de toujours avancer, avec le sourire, sa dévotion inégalable pour le game; son regard de killer et son poing brandis après avoir fais ficelle au buzzer contre les Suns…
    Tant de choses qui ont fais la légende du Black Mamba. Il a fait tout ça pour une chose qu’il adorait: transmettre et inspirer.
    Merci pour ton taf d’acharné, keep pushing man as he would say 😉

  30. Yann B

    28 janvier 2020 à 0 h 32 min at 0 h 32 min

    On se reconnait tous un peu dans ces merveilleuses lignes…
    Une idole est partie. Un modèle. Et on sait que personne ne pourra jamais le remplacer.
    C’est très dur, et seul le temps pourra apaiser nos peines.

    Il ne nous reste que nous 20 ans de souvenirs.

    Mais regarder des vidéos de notre Kobe n’aura plus jamais la même saveur.

    Mon fils a 5 ans, et un jour je lui dirais. Je lui dirai qu’il avait 5 ans quand Kobe est mort (mon dieu, rien que d’écrire ces mots, j’en ai les larmes aux yeux….)

    I fucking love you Kobe.

  31. magickb

    28 janvier 2020 à 18 h 59 min at 18 h 59 min

    merci bastien pour cette très belle lettre!
    merci kobe pour ces magnifiques souvenirs

  32. toto

    29 janvier 2020 à 0 h 51 min at 0 h 51 min

    Merci Bastien pour cette magnifique lettre ouverte qui reveillera la Mamba Mentality chez toutes celles et ceux qui la liront

  33. Muss

    29 janvier 2020 à 11 h 44 min at 11 h 44 min

    Merci Bastien pour ces mots qui m’ouvre enfin les vannes de cette émotion qui était coincée depuis dimanche ( je ne voulais pas l’accepter je refusais j’étais ennervé et triste comme rarement dans ma vie d’homme ) tu as réussi à mettre des mots sur ce que je vis et ouvert les vannes des larmes salvatrices . Des larmes de joie en fait car Bastien je te le dis si on se croise un jour j’ai un ami que Kobe m’aura présenté le jour de cette lettre ouverte ! Merci Bastien keep strong bro !

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