Raptors

Les Raptors ont tout fait pour retenir Kawhi Leonard : encore une statue sur Dundas Square et fun guy ne pourra plus partir

Kawhi Leonard

Ne me quitte pas,
Ne me quitte pas,
Ne me quitte pas,
Ne me quitte pas.

Source image : NBA League Pass

En NBA, les plus belles histoires sont sûrement celles à l’eau de rose entre une franchise et un joueur. Le lendemain du Game 6 des Finales, les fans de Toronto se sont réveillés aux alentours de 17 heures, mettant fin à un doux rêve qui les a porté pendant presque un an. La gueule de bois passée et la raison retrouvée, il est désormais vital de se focaliser sur le nouvel objectif de la franchise canadienne. A savoir, prolonger Kawhi Leonard. Peu importe le choix de ce dernier, les Dinos n’auront pas grand-chose à se reprocher.

Tous les politiques canadiens envient Kawhi Leonard. En effet, la cote de popularité du garçon côtoie les sommets dans la Belle Province, de quoi faire trembler tout un pays quant à son éventuel départ. Il faut dire que malgré les performances de haut-vol du fun guy en régulière, personne n’avait vu venir un titre des Toronto Raptors. Durant les 82 matchs, Kawhi a produit 26,6 points, 7,3 rebonds, 3,3 passes et 1,8 interception en 34 minutes de moyenne sur le parquet. Une feuille de match aussi grasse que les dunks de Fred Weis, mais qui semblait demeurer insuffisante face à l’armada des Warriors, ou encore même des Bucks. Seulement, c’était sans compter sur la capacité du bougre à élever son niveau de jeu durant les Playoffs. Des actions dont lui seul et VanVleet ont le secret pour vaincre les daims de Giannis Antetokounmpo, puis une conquête de la Grande Ligue réussie en faisant tomber la dynastie des Golden State Warriors. Bon, les Dubs étaient diminués mais ça n’enlève rien au mérite de la garde de nuit, qui, emmenée par un énorme Kawhi Leonard, a ramené le premier titre de son histoire à Toronto. La ligne statistique de The Klaw en postseason illustre parfaitement l’élévation de son niveau : 30,5 points, 9,1 rebonds, 3,9 passes et 1,7 interception. C’est à noter pour Saint Quentin Basket qui vient de monter en Pro B et qui doit chercher des joueurs de niveau professionnel, même si l’ailier est très courtisé. Le grand humoriste qu’est Frédéric Vanne Vite s’est confié aux micros d’ESPN sur tout ce qu’a entrepris Toronto pour conserver sa star.

« On ne peut rien faire de plus. Nous avons fait tout ce que nous pouvions. La ville, cette franchise, les entraîneurs et mes coéquipiers également. Nous savons que le meilleur moyen de recruter quelqu’un est de rester soi-même tout au long de l’année et je suppose qu’il sait ce qu’il peut avoir ici et pourquoi Toronto est un endroit aussi spécial. Si c’est suffisant, c’est suffisant. Si ce n’est pas le cas, ça ne l’est pas. Nous aimerions tous qu’il soit de retour et s’il ne l’est pas, nous passerons à autre chose. Ce n’est pas la plus grosse affaire du monde. Il est venu ici et a fait ce qu’il était censé faire. Il a donc offert à cette ville un titre de champion et je pense qu’il a gagné la liberté de faire ce qu’il veut dans sa carrière, et nous le respecterons quand même. »

Dans tous les cas, Toronto ne pourra pas regretter de n’avoir rien fait pour retenir le All-Star. Les bruits de couloir parlent de rejoindre les Lakers de LeBron et Anthony Davis mais ceux-là n’ont déjà plus assez d’argent pour se payer un spectacle d’Anne Roumanoff entre les quarts-temps. Les Clippers étaient également sur le coup, mais à par le soleil il risque de ne pas y trouver grand-chose de plus qu’à T-dot. Même si la base de l’effectif des voiliers est bonne avec de nombreux jeunes comme Ivica Zubac, Gilgeous-Alexander ou Landry Shamet, il aurait du mal à retrouver un projet aussi bien bâti que celui de Masai Ujiri. En effet la force de Toronto cette année a été d’être dangereux sur tous les postes : de Danny Green à Marc Gasol en passant par Pascal Siakam et Kyle Lowry, peu de franchises peuvent se vanter d’avoir un collectif aussi complet. Allez, on prie fort dans le Nord et tout devrait bien se passer.

Même si beaucoup de paramètres ont été à prendre en compte cette saison, le Canada entier crie « back-to-back ». Une équipe all-time pour Toronto, envoûtée par un public qui pourrait faire trembler Robert Horry dans le clutch time, que demander de plus pour Kawhi ?

Source texte : ESPN

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