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Bilan de saison 2019, version Kings : on a tous voulu y croire, mais les Rois ne sont pas encore sur le trône

buddy hield

On n’est plus des gros nuls !

Source image : NBA League Pass

Parmi les (très) bonnes surprises de la saison, les Kings sont de nouveau hype. On n’y croyait pas, on n’y croyait plus, mais Sacramento a réussi une très belle saison, en restant en course pour les Playoffs jusqu’au bout. Trop courts dans le sprint final, les potes de De’Aaron Fox ont posé de belles promesses pour l’avenir.

Ce que TrashTalk avait annoncé :

Une bonne grosse saison galère. Une de plus ou de moins pour les Kings, qui n’ont plus connu les Playoffs depuis 2006, franchement on n’était plus à ça près. Avec un choix de Draft du premier tour quasiment perdu d’avance, on imaginait le pire pour Sacramento. On prévoyait 22 victoires et pas de chance à la loterie, histoire de bien montrer tous les espoirs qu’on ne plaçait pas sur la franchise de Vlade Divac.

Ce qu’il s’est vraiment passé :

Le meilleur scénario possible, et plus encore. Propulsé titulaire, Buddy Hield a tourné à presque 21 points de moyenne avec des pourcentages plutôt soyeux (45,8% au tir, 42,7% du parking et 88,6% aux lancers). De quoi en faire un candidat crédible au podium du MIP. À ses côtés, De’Aaron Fox a également franchi un cap pour sa saison sophomore. Le renard se pose en 17-7 et a ajouté quelques masterclass à sa besace. On craignait pour lui dans le bordel des Kings, mais Marvin Bagley a convaincu. Dans l’ombre du duel Doncic-Young, l’ancien Dukie s’est imposé comme un des meilleurs rookies de la cuvée, avec 14,9 points et 7,6 rebonds en sortie de banc. Et pour couronner le tout, les Rois ont même réussi un trade intelligent à la deadline ! Exit Zach Randolph, son volumineux derrière et le freluquet Justin Jackson, et bonjour Harrison Barnes, qui s’est tout de suite installé comme un lieutenant solide sur le poste 3, avec 14,3 points et 5,5 rebonds de moyenne. Aux manettes, Dave Joerger a compris qu’il n’était plus à Memphis, et a laissé tout ce beau monde cavaler comme des lapins. Une stratégie payante, puisque le Golden 1 Center a vécu sa meilleure saison depuis 2005-06, et vu ses ouailles terminer à un bilan encourageant de 39-43. Trop juste pour accrocher les Playoffs, surtout à l’Ouest, mais très encourageant pour la suite.

L’image de la saison :

Luke Walton Vlade Divac Kings

Merci Dave, c’était cool. Les Kings sont très reconnaiss—.

On ne l’attendait pas, il a cartonné : Buddy Hield

À peine deux saisons NBA dans les jambes, et il était déjà un bust avant même le début de saison. Drafté en 6ème position en 2016, Buddy Hield n’avait pas réussi à s’imposer à New Orleans, au point d’être tradé en cours de saison, aux Kings. Dans l’esprit de beaucoup, Sacramento tenait là son prochain Ben McLemore. Un shooteur qui ne serait jamais au niveau de la Grande Ligue, après une carrière plus qu’exemplaire en NCAA. Et bien même s’il est plus vieux que prévu, Buddy s’est fait beaucoup d’amis et de fans cette saison. Il n’a pas entendu les rageux, et a fini meilleur marqueur de son équipe, avec 20,7 points par match, avec un coquet 42,7% du parking. La papatte droite du Bahamien est bien réglée, puisqu’il tourne à 41,9% de loin en carrière. Shooteur redoutable, il apporte également dans d’autres compartiments du jeu comme au rebond, en témoigne ses 5 prises par match. Prochain axe de progression pour Hield : la défense. Depuis le début de sa carrière professionnelle, l’arrière n’a jamais affiché un defensive box plus/minus positif.

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Yogi Ferrell

Au sein d’un été 2018 calme du côté des Kings, Ferrell faisait partie des principales recrues. Après un an et demi en tant que remplaçant solide à Dallas, où il tournait à 10 points de moyenne, l’ancien Hoosier devait être celui qui soulagerait un peu De’Aaron Fox à la mène. Et bah… Bof. 71 matchs joués, à peine 15 minutes de moyenne (contre 27,8 l’an passé) et des statistiques faméliques de 5,9 points et 1,9 passe décisive. Autant dire que même si le Renard a explosé cette saison, il y avait la place de faire mieux. Sachant que sa deuxième année de contrat, à 3,1 millions de dollars, n’est pas garantie, et que Frank Mason a également produit un boulot correct lorsqu’il a joué cette saison, pas sûr que l’avenir de Ferrell s’écrive en Californie.

La vidéo de la saison :

Il y a eu un joli paquet de game-winners cette saison du côté de Sacramento. Mais aucun n’est aussi beau que celui de Bogdan Bogdanovic face aux Lakers. Déjà, celui-là est à domicile, il y a donc l’explosion de joie de la foule, combinée à l’éruption du génial commentateur Grant Napear. Ensuite, c’est contre le grand rival californien. Et puis, sacré shoot du Serbian Sniper, bien défendu par Tyson Chandler. Pack ’em up, and send them home ! Inoubliable, tout simplement.

Ce qui va bientôt se passer :

Les Kings restant les Kings, l’intersaison ne pouvait pas commencer sans une décision… curieuse du front office. Vlade Divac a dit au revoir à Dave Joerger et bonjour à Luke Walton. Forcément, les sourcils des sujets du royaume se sont levés, mais le roi a parlé. Après trois saisons pas facile avec les Lakers, où il a tout de même toujours obtenu un meilleur bilan que l’année précédente, Walton aura la charge de continuer la progression des jeunes Kings, à condition évidemment que les récentes accusations à son encontre n’aillent pas plus loin. La colonne vertébrale est sécurisée, puisque Fox, Hield, Bogdanovic, Bagley et Harry Giles sont tous sous contrat. On imagine également qu’Harrison Barnes va opt in sur sa player option à 25 millions de dollars. Ce qui risque de limiter la marge de manœuvre à Sacramento. Les Kings ont trois choix de Draft au second tour, mais aucun au premier. Concernant la free agency, Vlade Divac pourrait viser un pivot d’expérience, pour éventuellement remplacer Willie Cauley-Stein. Jonas Valanciunas ou Robin Lopez pourraient être des cibles de premier choix. La question d’un meneur remplaçant se posera également, suite à la saison décevante de Yogi Ferrell. Frank Mason pourrait monter dans la hiérarchie, mais Patrick Beverley et Jeremy Lin pourraient également intéresser le front office californien.

Est-ce que les Kings sont de retour au premier plan ? Il est trop tôt pour le dire. Mais cette saison aura été sacrément fun du côté du Golden 1 Center. Avec une base jeune et déjà productive, Sacramento a posé les bases d’un futur radieux. Maintenant, il faudrait que la situation se stabilise dans les bureaux, histoire que tout ce petit monde puisse continuer à progresser sereinement. Objectif Playoffs dès l’an prochain !

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