Spurs

LaMarcus Aldridge a écrasé Boston à lui seul : 48 points, 13 rebonds, 6 passes, juste inarrêtable

Lamarcus aldridge
Source image : NBA League Pass

Fallait pas faire chier LaMarcus Aldridge. L’intérieur des Spurs, qui a notamment vu James Harden rouler sur San Antonio ce weekend, a été monstrueux dans la victoire des siens à Boston cette nuit.

Alors comme ça, vous vouliez humilier LMA ? Pas de problèmes. Ce vendredi soir, les Spurs l’avaient mauvaise, et pas pour n’importe quelle raison. Quand t’en prends 61 sur le museau par un gaucher barbu qui joue à son rythme, t’as envie de te tailler les veines. Si, en plus de ça, Gregg Popovich te hurle dans les oreilles pour te rappeler à quel point ton existence est d’une grande insignifiance, ça peut vite faire beaucoup. Les potes de DeMar DeRozan n’avaient donc pas beaucoup de temps à perdre, il fallait vite se reprendre. Et pas n’importe où, direction Boston afin d’y affronter de coriaces Celtics au TD Garden. Le genre d’endroit où gagner n’est pas non plus donné à tout le monde. Le genre d’endroit où, apparemment, Aldridge aime faire ses courses lorsqu’il n’a plus d’essuie-tout. Cela faisait quelques temps que le géant des Spurs ne nous avait pas claqué une performance dont il a le secret. Mais si, vous savez bien. Les performances so LaMarcus, à base de shoot à mi-distance, shoot à mi-distance, fade-away avec tir qui touche le ciel, hook au poste, and-one, drop-step, bref la panoplie complète de l’intérieur absolument indéfendable. Un peu plus tôt dans la saison, c’est le Thunder qui avait pris tarif avec 53 points dans toutes les positions envisageables et imaginables. Cette fois, c’est le secteur intérieur de Boston qui a mangé texan. Aron Baynes, Daniel Theis, Greg Monroe, triple-dose. En l’absence d’Al Horford, la raquette des Celtics était plus ou moins l’équivalent d’un centre commercial pour le numéro 12 des Spurs, et il aurait pu y avoir un membre du cinq majeur placé sur les épaules d’un coéquipier que cela n’aurait rien changé.

Dès le premier quart, Aldridge était en feu, le début d’un récital qui allait vite imposer le silence aux fans de Boston. Bon, pour la faire courte côté Celtics, vu que le vestiaire a apparemment mis du temps à être ouvert aux médias en sortie de défaites, il y avait deux-trois choses à se dire en interne. La frustration était palpable, et chaque panier rentré par LaMarcus ne faisait qu’augmenter cette même frustration. Il faut dire que le All-Star des Spurs a quelque chose de hardcore dans ses coups de chaud. Planter 48 points en ne rentrant qu’un shoot de loin et 7 lancers, c’est quand même sacrément tendu. Cela demande du shoot, du shoot, du one-leg, du bap-bap, du épaule droite, du épaule gauche, en veux-tu, en voilà, par ici, non par là, etc. La seule feuille de shoot de LMA était remarquable, blindée de points noirs sur les côtés, la tête de raquette, la position proche de l’arceau et le pur poste. Et même si l’addition était déjà salée en fin de match, Popovich laissait son arme fatale sur le terrain afin de noircir le total un tout petit peu plus. Plus gros total de points scoré en déplacement dans la carrière de LMA, plus belle perf offensive lâchée en déplacement depuis quelques temps, dans le registre de l’extrêmement propre. Et tout ça pour une équipe de San Antonio qui se rapproche un peu plus d’un spot assuré en Playoffs, histoire de prolonger la série de qualifications de Pop ayant démarré juste avant l’invention de l’imprimerie. Trop fort.

Qui peut vraiment stopper LaMarcus Aldridge lorsqu’il est dans la zone ? Harden et Embiid ont eu leur petit moment personnel ce weekend, la conclusion de fin de semaine revient au monstre des Spurs. Sweet.

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