Timberwolves

Les Wolves cadenassent salement Houston : 29 points en deuxième mi-temps, ça enchaîne bien dans le Minnesota

Wolves

RoCo superstar.

Source image : NBA League Pass

Première opposition depuis le dernier tour des Playoffs, premier coup de poing sur la table signé par les Wolves. Robert Covington et sa clique ont étouffé les Rockets, et retourné la partie par la même occasion pour finalement l’emporter à la maison.

Les grandes équipes s’ajustent en permanence. Et les bonnes équipes savent parfois s’ajuster. Entre les deux ? On se demande où placer les Wolves, mais cette nouvelle version post-Butler fait ronronner de plus en plus de monde en apportant une dimension défensive supplémentaire à son arsenal collectif talentueux. Replaçons le contexte, nom de Dieu, avant de commencer quoi que ce soit. Après une leçon violente reçue par les Rockets au printemps dernier, Minnesota devait rugir ce lundi. Il fallait montrer les crocs, se pointer à l’heure et bomber le torse. Malheureusement pour les fans venus s’amasser au Target Center, la première période n’était clairement pas signe d’un grand changement, en comparaison avec le script des derniers Playoffs. Menés en bourrique par Harden et Capela, les hommes de Tom Thibodeau sont à court de solutions et ne parviennent pas à ralentir des Rockets aussi patients que précis. Certes, Chris Paul nous fait une Game 7 de finale de conférence en étant totalement absent, mais le duo de pick and roll préféré de Houston est suffisamment efficace pour que la première période s’achève sur une confortable avance texane (+14). Et là, quand les loups rentrent au vestiaire, ça tire pas mal la gueule. On tire la langue, on galère, on ne sait pas vraiment par où passer. Comment faire chuter cette armée barbue, qui exécute sans se presser sur demi-terrain ? Vient alors l’idée, celle qui émane de la région assez régulièrement depuis un mois et a fait chier un paquet d’équipes en NBA.

On va verrouiller n’importe quel accès au panier.

N’importe. Quel. Accès.

Thibodeau et ses kids changent totalement leur intensité dans leur propre moitié de terrain, et quand c’est pas Robert Covington qui sonne la charge, c’est un autre copain qui vient en aide. L’effort est tel que, petit à petit, la rencontre bascule. On respire avec une paille chez Mike D’Antoni, ce qui était une quinzaine de points d’avance n’est plus qu’une miette, une bulle d’air, l’équivalent d’une bouteille d’oxygène pour les gars de Houston. Il faut dire qu’en face, la loi du basket est mieux représentée que jamais : gros taf en défense, balle récupérée, énergie en attaque, ficelle du parking. Les shoots bien trop courts de la première période font désormais string music dans les oreilles des fans assis au premier rang. Et en s’appuyant sur le duo Towns – Wiggins en attaque, les Wolves mettent un verrou définitif sur des Rockets qui ne pensaient pas rencontrer les fucking Pistons de 2004. Troisième quart, 20 points encaissés, quatrième quart, 9 points. Ambiance barbelés. Harden s’était ramené avec une énorme fourrure, il repart avec un scaphandre et la défaite en bonus. Et Minnesota ? Et bien Minnesota, mine de rien, ça fait 7 victoires sur les 10 derniers matchs, et ça respecte totalement la nouvelle identité racontée ici depuis l’arrivée des boys de Philadelphie. Passoire géante l’année dernière, la défense des Wolves est aujourd’hui en train de s’installer parmi l’élite de la NBA, et elle est surtout désormais capable de sauver des soirées quand l’adresse n’est pas là. C’est con, on était persuadés que ça défendait nettement mieux avec Jimmy Butler… woops.

Ce n’est pas la première fois que ces Wolves new look l’emportent grâce à leur défense. Peut-être que les punchlines sur Towns, Wiggins et compagnie vont se calmer ? Il va falloir confirmer, mais une chose est sûre : l’arrivée de Robert Covington, en scred, est ce qu’il pouvait arriver de mieux à Minnesota.

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