Bucks

Giannis Antetokounmpo et les Bucks font chuter les Spurs : 34-18-8, tel était le code minitel du jour !

Giannis Antetokounmpo
Source image : NBA League Pass

Après une vilaine défaite au buzzer face aux Suns, les Bucks étaient en back-to-back à la maison pour affronter les Spurs. Cette fois, Giannis Antetokounmpo et ses potes n’ont pas craqué, en écartant San Antonio proprement dans le money-time.

Pas deux fois. Pas deux fois comme ça, à domicile, devant leur public, alors qu’il faut passer un cap cette saison dans le Wisconsin. Avec deux matchs en 24h et la tendance des joueurs NBA à un peu sélectionner leur préférence plutôt que de se défoncer en intégralité, les hommes de Mike Budenholzer larguaient une mauvaise caisse le vendredi soir, en laissant Phoenix tenir dans la partie puis s’imposer sur un shoot héroïque de Jamal Crawford. Le genre de défaite qui ne plaît clairement pas aux fans de Milwaukee, ni au coach d’ailleurs, qui savait ce qui l’attendait le lendemain. La visite de Pop et des Spurs, ce n’est pas n’importe quelle date sur le calendrier de Bud. On parle quand même de retrouvailles entre deux des meilleurs entraîneurs de la Ligue, on parle quand même d’un duo qui a fait la gloire de la franchise noire et blanche pendant des années. Cette fois, il ne devait donc pas y avoir de pet foireux, tenue correcte exigée et intensité également. Ce que Giannis et sa bande proposaient avec fierté dès l’entame de match, en imposant un rythme soutenu à des Spurs peu prêts pour le challenge. Rapidement menés, les visiteurs faisaient heureusement appel à leur arme de choix, le banc, pour recoller au score et passer devant. Davis Bertans, Marco Belinelli, et allez que ça fait ficelle pour calmer une salle un peu trop bruyante selon les oreilles de Gregg Popovich. Le stratège des Spurs, confiant, se voyait bien parti pour repartir de Milwaukee avec une impressionnante victoire en déplacement. Début de quatrième quart, DeMar DeRozan qui est bien chaud, les Bucks qui sont contenus au tir de loin, normalement ça devrait le faire. Normalement.

Ce qui suivra sera une marée verte et blanche, une grosse claque dans la gueule des Texans, poussée par la vitesse des jeunes joueurs d’en face, leur culot et une atmosphère délirante. Préchauffant sérieusement en début de rencontre, Giannis laissait petit à petit ses copains l’aider pour montrer toute l’étendue du potentiel des Bucks, remontant au score et repassant même devant sans avoir à abuser des qualités individuelles de leur Freak préféré. Malcolm Brogdon, Eric Bledsoe, Khris Middleton, Sterling Brown, tout le monde était au taquet pour compléter la ligne monstre de Giannis. Et tout le monde était là, surtout, pour faire vaciller les Spurs dans le money-time, quand des initiatives devaient être prises balle en main. Quelques lancers provoqués, quelques lay-up bien placés, en y ajoutant les flèches assassines de Brogdon et Middleton, Milwaukee remplissait sa mission principale : renverser la vapeur et faire chuter San Antonio, sur un sanglant 40 à 27 dans les 12 dernières minutes. Une nouvelle défaite à la maison ? Pas du genre d’Antetokounmpo, qui a donc envoyé un petit 34 points, 18 rebonds et 8 passes sur la raquette adverse, et rentrant les ultimes lancers francs sous les MVP criés par son public. Ce qu’il faudra assumer désormais ? C’est un déplacement costaud à Charlotte, chez des Hornets qui ne souhaitent pas tanker cette saison et ont failli faire la peau des Daims dès le premier soir de la saison. C’était passé en octobre, qu’en sera-t-il en novembre ?

Mike Budenholzer devait être fier de montrer son nouveau bolide à Gregg Popovich. Le patron des Bucks a une Rolls Royce avec laquelle il peut aller loin, Giannis et ses potes en sont conscients et veulent le rappeler face aux meilleures équipes de la Ligue.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top