Suns

Jamal Crawford plantera des gros shoots jusqu’au cercueil : tir de la gagne pour la momie des Suns !

Jamal Crawford
Source image : NBA League Pass

Mais jusqu’à quel âge Jamal Crawford continuerait à faire danser ses défenseurs ? Cette nuit à Milwaukee, l’ancien des Suns a rappelé pourquoi il fallait impérativement le signer en NBA cette saison.

Il va avoir 39 ans dans quelques mois, et pourtant il garde le même rythme de jeu, les mêmes moves, la même dégaine, sans même prendre une ride. Probablement atteint de la maladie de Pharell Williams, c’est-à-dire l’incapacité totale à montrer une vieillesse marquée sur le visage, Crawford a prouvé une fois de plus qu’il était un pur scoreur, un gars sur qui compter, un vétéran qu’on respecte quoi qu’il arrive. Quand il y a quelques semaines, aucune équipe ne se craque pour le prendre, chaque jour offre la possibilité de se venger contre une franchise adverse. Alors comme ça, vous ne vouliez pas de moi ? Comment ça je peux pas défendre sur un feu de signalisation ? Face aux critiques, et en ayant vu la main des Suns se tendre vers lui, Jamal a décidé de se venger un peu en envoyant un message au reste de la Ligue. Déjà, qu’il peut continuer à produire, ensuite, qu’il peut être décisif en plein money-time, et enfin, qu’on ne met pas autant de points en carrière par chance. Merde quoi, on parle d’une machine à quasiment 20 000 unités, et en sortie de banc la plupart du temps. C’est tout simplement monstrueux, all-time, et Crawford a rappelé qu’il était dans la catégorie all-time en détruisant les vilains espoirs des Bucks. Longtemps à la bourre, les potes de Giannis se sont vus trop beaux, très probablement.

Le genre d’erreur qu’il ne faut pas faire, surtout pour un roi de l’isolation comme Tchamal. En toute fin de match, après avoir récupéré la gonfle sur un bel effort défensif du groupe et notamment de Deandre Ayton, Crawford hérite du cuir sur ce qui ressemble à la dernière possession de toute la rencontre. Le délire semble pourtant mal parti, défendu par Eric Bledsoe, le pauvre Devin Booker devient totalement indisponible. Il faut lui donner la balle entre ses mains dorées, ce que les Suns ne vont pas arriver à régler, pendant que l’horloge tourne. Tant pis, on improvise ? Tant pis, on improvise ! Avec un Booker qui espace le terrain pour être sûr que son joueur ne viendra pas en aide, Jamal Crawford se retrouve dans sa position préférée, du un-contre-un avec le chrono qui défile et la pression qui monte. Autant dire que des game winners, il en a vu passer un paquet et il a été l’origine de nombreux. C’est donc devant quelques fans abasourdis que Crawford tue les Bucks sur un ultime pull-up à mi-distance, le shoot peut-être le moins efficace de tout le playbook des Suns, mais le shoot peut-être le plus safe quand on voit le nombre de soirées cauchemardesques imposées par Jamal. Et en se marrant comme de bons copains, Booker et Crawford réserveront la surprise à leurs fans : apparemment, c’était prévu pour que cela se passe ainsi. Difficile d’y croire totalement, mais après tout, s’ils le disent…

Un petit game winner de Jamal Crawford, à 250 ans, c’est pas beau ça ? Donnez un peu la parole aux vieux, et regardez à quel point Vince Carter et Jamal par exemple peuvent nous procurer du vrai plaisir. On en redemande, tant qu’on peut ! 

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