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DeMarcus Cousins retrouve le terrain d’entraînement : autant de 0 en vue pour le numéro 0, ça motive !

Source image : Twitter @boogiecousins

Dans le tourbillon médiatique depuis qu’il s’est fait bobo au pied en janvier, DeMarcus Cousins reste silencieux sur son avenir et se contente de partager les étapes de sa rééducation avec ses followers sur Twitter. « Dans les temps », précise le GM des Pelicans, Dell Demps. Mais dans les temps pour revenir où, pour celui qui sera free agent le 1er juillet ?

Jamais les prénoms à particule n’auront été autant en vogue. Pour cause, les plus grands « De » et « Le » font partie de la liste des agents-libres de l’été à aller chercher. Et nombreux sont les prétendants au trône à vouloir décrocher ces lettres de noblesse. On vous épargne les deux autres gros poissons à particule, parlons du cas « De »Marcus, beau bébé… et beau dossier pour Dell Demps. Arraché à sa sacro-sainte terre californienne en plein All-Star Game 2017 contre le rookie Buddy Hield, Langston Galloway, Tyreke Evans et deux tours de Draft, Boogie fera du sale pendant 65 matchs, avec la complicité d’un Pelican au sourcil volant, avant d’être stoppé en pleine bourre le 27 janvier 2018, lors d’une belle victoire face aux Rockets. Ceux qui ont déjà connu une telle blessure connaissent la suite des événements : diagnostic, opération, repos, rééducation, réathlétisation. Pour ceux qui voient le verre à moitié plein, nous en sommes à la phase 4/5. Pour ceux qui ont horreur du vide, les deux phases les plus difficiles commencent. Boogie, lui, ne se pose pas de questions et fonce tête baissée pour venir à bout du process le plus rapidement possible, c’est en tout cas le message qu’il envoie sur les réseaux sociaux. Pour rassurer les fans mais surtout pour rassurer les General Managers sur son état de santé qui évolue dans le bon sens, et c’est déjà ça.

Une vidéo dans laquelle on voit le monstre du Bayou réaliser différents exercices de rééducation, à la salle où à la piscine mais surtout (kiff extrême pour les fans des Pelicans ou de DMC) on le voit toucher le ballon de nouveau, et prendre des shoots. Et on connaît l’importance pour le moral d’un sportif de haut niveau de pouvoir toucher du doigt son sport, celui pour lequel il vit, et qu’il a brutalement quitté sur une blessure. Si ça n’indique absolument rien sur le niveau que retrouvera le numéro 0 des Pels à son retour, c’était malgré tout une étape. Passons à une autre. Car le corps de la bête ne sera pas le seul à bosser dans les jours/semaines qui viennent. Unrestricted free agent, le meilleur pivot de la Ligue avant que son talon d’Achille ne rompe va être dragué par pas mal de monde cet été, mais attention à ne pas être trop lourd messieurs, au risque de danser le boogie tout seul. À commencer par M. marque d’ordinateur Demps. Car si les infos du Woj se confirment, et c’est très souvent le cas, ce dernier voudrait proposer à DeMarcus un contrat court assorti d’une ristourne sur le salaire. En voilà une idée qu’elle est bonne, comme ça les Pelicans gardent la deuxième tête de leur monstre vivant dans la raquette pour le moment mais ne prennent pas le risque de filer le max sur cinq ans à un type qui ne sera, peut-être, que l’ombre de lui-même à son retour sur les parquets. En tant que fan de basket, on ne se met en tête que le retour fantastique de Dominique Wilkins en 1992 : même blessure le même mois et retour au top en octobre, à 32 ans. L’ailier des Hawks sera deux fois All-Star après cet épisode. Mais, si l’on reste lucide, de nombreux exemples viennent noircir ce tableau : Isiah Thomas, Sam Vincent, Chaucey Billups… n’en reviendront jamais. Néanmoins, prenons les choses par étape et écoutons l’avis de Dr Demps, au micro de William Guillory, de NOLA.com.

« Il (DeMarcus) est dans les temps. Il est exactement là où il doit être. Il se consacre à revenir et être prêt à jouer. »

Aucune allusion à la free agency de Cousins et à l’éventuelle perte du colosse pour les Pelicans d’ici la fin de l’été si on le titille pas là-dessus. Et quoi de plus normal en même temps. Moins on parle des négociations, mieux elles avancent. Si le GM des Pelicans n’a pas toujours été le plus inspiré de la Ligue durant ces huit dernières années à la tête de NOLA, il a réussi à créer une identité de jeu forte autour de ses derniers recrutements, avec le pari de la complémentarité entre peut-être les deux meilleurs big men de la NBA. Mais aussi de personnalités avec le vétéran Rondo et le lieutenant Mirotic, tous deux dénichés de l’étable des Bulls à l’abandon. Rajon justement, est lui aussi agent-libre non protégé cet été, et Demps ne peut évoquer le cas DMC sans parler du meneur également.

« C’est la free agency. Au moment venu, nous allons nous asseoir avec eux en espérant les faire rester. Nous voulons continuer à aller de l’avant. Ces deux gars étaient des pièces importantes de notre succès. […] Nous avons un bon noyau, nous avons bien terminé la saison, mais nous ne sommes pas satisfaits. Nous voulons grimper une marche supplémentaire. Je pense ramener nos joueurs clés… La stabilité va être très importante pour nous. »

Oui mais ce n’est pas si facile, et vous le savez bien. De sérieux candidats se positionnent déjà sur le dossier DMC et vont gaver de propositions le pivot en juillet. Les Lakers peuvent prendre tous les risques et mettre le max sur Cousins pour monter une superteam avec LeBron et/ou Paul George. Les Mavericks sont en quête d’un poste 5 et vont attaquer l’oiseau si ça ne se fait pas avec DD Jordan (à mois que ce ne soit l’inverse, personne ne sait vraiment). Sinon ? Washington peut monter au cordeau avec un sign-and-trade, tout comme Portland. Un vrai casse-tête pour mal de monde mais un mec qui va toucher un gros chèque à l’arrivée peu importe l’issue de l’été : DeMarcus Cousins. Et s’il revient à son niveau, il ne faudra pas venir pleurer pour les GM qui n’ont pas cru en lui. Lui l’annonce, The Resurgence begins, mais The Decision viendra avant.

DeMarcus sur un terrain, purée que ça fait du bien ! On a tous hâte de voir le monstre sur les training camp en fin d’été nous ressortir les moves tout en puissance dont il a le secret. D’ici là, il va falloir que le numéro 0 fasse bosser son cerveau… et sa calculette pour trouver quelle équipe lui proposera le plus de 0 sur sa fiche de paie. Et le plus de promesses sur un avenir proche. Car à 28 ans, il s’agirait de goûter aux Playoffs, et jusqu’en juin tant qu’à faire.

Source texte : NOLA.com

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