Cavaliers

La source de la force incroyable de J.R. Smith enfin découverte : le GOAT puise ses pouvoirs dans un chien

J.R. Smith ne cessera jamais de nous surprendre. L’arrière était en mal d’adresse et de confiance ces derniers temps, avec seulement 43,9% de réussite au tir sur le dernier mois de compétition. Ces statistiques sont indignes du GOAT, il a ainsi décidé de relever la tête, par n’importe quel moyen. Alors que l’on aurait pu s’attendre qu’il s’aide de produits mousseux, Gérard a surpris tout son monde en trouvant du réconfort et des solutions auprès d’un nouvel ami inattendu, dénommé Remington. Et non, ce n’est pas un être humain, mais un golden retriever de deux ans.

Qu’est ce qu’on l’aime, notre bon Gérard. Bad-shot maker parmi les bad-shot makers, il nous régale de par son instinct de shooter, d’attaquant exceptionnel, mais également par ses frasques, sur le terrain autant qu’en dehors. On se rappelle du subterfuge du malin J.R. en 2014, lorsqu’il avait défait les lacets de Shawn Marion alors qu’un joueur tirait des lancers-francs. C’est aussi l’homme qui a passé à peu près trois mois torse-poil après l’obtention du titre de champion NBA avec les Cavaliers en 2016. Celui qui nous surprend chaque jour par sa grâce naturelle, son talent et son élégance n’a pas fini de nous réserver des surprises, même du haut de ses 32 ans. Mais derrière son apparence bling-bling, de mec dur, J.R. Smith est un vrai cœur d’artichaut, une âme sensible. Le gendre idéal, en quelque sorte. Actuellement dans sa quatorzième saison dans la Ligue, le GOAT s’est même un peu assagi aux côtés de LeBron James. Même s’il est en légère galère cette saison, avec 40% de réussite globale au tir, il continue à se battre, pour essayer de remonter la pente. Pour cela, tous les moyens sont bons.

Lors du dernier back-to-back des Cavaliers, entre le 27 et le 28 mars, J.R. Swish a été transfiguré entre les deux matchs. Il s’était fendu d’un faible 1 sur 4 contre Miami. Et le lendemain, il allait alors relever la tête contre les Hornets. Aurait-il pris feu au shootaround lors de la matinée d’avant-match, et gardé cette flamme jusqu’à la rencontre ? Non. Afin de sortir de la routine des deux matchs en deux jours, Steve Spiro, le préparateur physique de Cleveland, a eu une idée certes saugrenue mais intéressante : celle de rencontrer Remington, Remi pour les intimes. Il s’agit du chien de service et de thérapie de l’équipe de baseball de la fac de North Carolina. Ainsi, mercredi en fin de matinée, les jeunes de UNC ont été conviés à l’hôtel des Cavaliers, pour rencontrer ces derniers. Et évidemment, le golden retriever était de la partie. Sans doute amusés par l’initiative, plusieurs joueurs de l’Ohio ont joué le jeu, dont Kevin Love. Mais le meilleur ami de l’Homme a clairement trouvé une complicité avec The Prodigy. Le duo Remi-Gérard est tout de suite fusionnel, et cette rencontre a permis de libérer l’esprit du bon J.R. Smith autrement qu’avec un peu de plante. Et de l’avis de plusieurs membres de l’organisation qui en ont parlé à Dave McMenamin d’ESPN, cela a fait grand bien au GOAT, de rencontrer un chien. Une sorte de thérapie :

L’instigateur de cette rencontre, Steve Spiro, décrit tous les bienfaits de cet improbable atout pour une équipe sportive :

« Nous avions une superbe opportunité aujourd’hui de faire quelque chose pour nos joueurs en dehors de la routine normale lors d’un back-to-back. Nous espérions que cette rencontre aurait potentiellement un impact très positif sur la préparation habituelle, que les gars puissent apprécier d’être avec Remington, qui est un chien de service et de thérapie extrêmement aimant et doué. »

En effet, le compagnon canin pour quelques heures des Cavaliers a fait son effet sur J.R., qui a planté 19 points à 8 sur 9 au tir, 5 rebonds, 3 assists et 3 steals sur la tête de Charlotte, lors de la victoire des siens 118 à 105 :

« C’est arrivé pile au bon moment, spécialement pour moi. Je suis une personne émotive. Je vis dans ma bulle. Je n’exprime pas vraiment beaucoup de choses. Mais disons juste que c’est arrivé dans le bon timing. […] C’était exactement ce dont j’avais besoin. Quelque chose pour me sortir le basket de l’esprit, pour me faire me sentir mieux.

Larry Drew, le coach par intérim des Cavs en l’absence de Tyronn Lue, pense que Remington est la raison pour laquelle Gérard a réalisé une telle performance. Phrase kamoulox ultime :

« Vous savez, je pense que c’est grâce au chien. Je marchais dans la salle, et j’ai vu J.R. qui était assis à même le sol, en train de caresser, de câliner le chien. Je pense que c’est le chien qui l’a captivé, et l’a fait avancer. Je peux dire qu’il aime beaucoup ce chien, et que nous allons devoir ramener ce chien à de nombreux shootarounds. […] Après la promenade, il est revenu directement voir le chien. »

Gérard semble avoir déjà trouvé sa reconversion d’après-carrière : vétérinaire, gardien de zoo, ou présentateur de 30 millions d’Amis. Visiblement attendri par Remington, passer du temps avec cette petite bête de deux ans s’est apparenté à une thérapie, comme lorsque l’ancien Knick part en rehab après avoir un peu trop forcé sur la bibine. Sauf que là, c’est beaucoup moins dangereux, et surtout bien plus mignon. Il faut dire que ce Remington est incroyable. Il est d’un soutien émotionnel prépondérant pour les jeunes joueurs blessés d’UNC, lors de leur rééducation. Au-delà de cela, il est parfaitement doué, et est capable d’exécuter des tâches qu’un chien n’est pas censé faire à l’origine, comme ouvrir une porte, ou apporter une serviette à un joueur qui sort d’un bain de glace. Le golden retriever aura sans doute rappelé au GOAT ses deux propres chiens, Dallas et Cowboy (à croire qu’il est fan de la franchise NFL de Dak Prescott et Ezekiel Elliott).

Gérard est l’ami des bêtes, et l’ensemble du roster de l’Ohio a été touché par Remi. En témoigne le dessin de chien sur le tableau des vestiaires des Cavs, et la phrase écrite sur ce dernier : « Remington dit ‘Content pour toi Swish ». Voilà une bonne bouffée d’air frais, pour des joueurs qui sont dans un rythme effréné toute l’année, avec très peu de distractions. À l’heure où de nombreux joueurs commencent à s’ouvrir sur des problèmes de dépression, de panique, comme le coéquipier de J.R. Swish, Kevin Love, ce type d’initiative est un incroyable relaxant. Ce ne serait d’ailleurs pas étonnant que ce genre d’opérations se développe en NBA, tant les bienfaits semblent être évidents. Steve Spiro ne serait même pas contre le fait d’avoir un tel assistant, un aide-thérapeute chez les Cavaliers à l’avenir. Donner du baume au cœur, et un compagnon de galère aux joueurs de la Ligue, cela paraît largement être une bonne idée.

Comme quoi, même s’il est le GOAT, Gérard n’en reste pas moins humain, avec un cœur tendre. Doux comme un agneau, il a passé un très bon moment avec Remington. Ce chien lui a permis de retrouver son shoot, de la confiance, mais surtout de l’amour. J.R. Smith n’est qu’amour, et sur le terrain, cela se traduit par des filoches. Ce genre d’histoires ne pouvait qu’arriver à Swish, qui prouve encore une fois qu’il est l’homme parfait, et qu’il plane au-dessus de tout le monde en NBA.

Source texte : ESPN, Twitter/@FOXSportsOH

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