Heat

La revanche d’une blonde : Kelly Olynyk retourne à Boston et claque son record en carrière pour la gagne

Parce que tout est plus logique un mercredi soir en NBA, le Heat s’est imposé dans le Massachusetts grâce à la performance royale de Kelly Olynyk. Qui n’avait pas prévu que l’intérieur se prenne pour KD à Boston ?

C’était une blague, au début. Puis les visages se sont crispés, les têtes se sont secouées, et les fans se sont tus en voyant leur ancien joueur les assassiner sous leurs propres yeux. On vous fait le dessin rapidement, histoire de bien comprendre en quoi cette perf venait de nulle part et avait quelque chose de magique en elle. Déjà, il y avait ce côté mystique venant de son fameux Game 7 des derniers Playoffs face aux Wizards. Porté en héros populaire depuis, Olynyk n’était pas encore revenu à Boston depuis sa signature à Miami, cette rencontre représentait donc une première en carrière pour Kelly au TD Garden, en tant que visiteur. Et après ce carton bien clutch contre Washington, on se demandait en rigolant si l’animal allait encore une fois prendre feu au moment où on s’y attend le moins. En plus de cet aspect-là, il suffisait de voir l’effectif du Heat pour sortir une serviette et s’éponger le front. Pas d’Hassan Whiteside, pas de Goran Dragic, pas de James Johnson, pas de Justise Winslow, c’était la mission kamikaze du jour. Gagner à Boston sans ces gars ? Et puis quoi encore, pourquoi pas la meilleure partition en carrière de Kelly Olynyk, pour taper les Celtics au finish et voir l’égérie d’Head and Shoulders partir en vainqueur ?

Hahaha !

Haha…

… ha.

La vidéo en hommage ne brusqua point l’intérieur de Miami, qui était concentré comme jamais et souhaitait justement envoyer un beau message à son ancien coach. Brad Stevens, qui regardait les bombes tomber sur le côté, ne pouvait que sourire en se rasseyant, chaque fois qu’Olynyk sanctionnait à distance et le fixait du regard. Rien de bien méchant, davantage de trashtalking jovial qu’autre chose, mais que pouvait-il faire d’autre ? Possédé, Kelly pouvait envoyer un caillou dans l’océan Atlantique que ça aurait été plus ou moins la même performance. Juste 14 de ses 32 points (record en carrière) dans le dernier quart-temps, tous les gros shoots qu’il faut et du trois-points à transformer l’antre des Celtics en réfrigérateur, il était bien là le fameux Kelly Olynyk Game. Et si les coéquipiers du bonhomme étaient bien conscients de la signification émotionnelle de cette soirée, ils étaient les premiers à célébrer avec lui une fois la victoire validée, le Heat cherchant désespérément à se satisfaire de la moindre gagne, dans ce début de saison mitigé entre irrégularité et blessures à foison. La bonne nouvelle ? C’est que les habitants de Boston sauront de quoi parler ce jeudi, en revivant les actions de leur ancien joueur, celui qui avait tué Washington sous une ovation inoubliable. La mauvaise nouvelle ? C’est que, comme la prophétie l’indique, le prochain Kelly Olynyk Game aura lieu dans longtemps. Quatre, cinq, six mois, peut-être même un an, il ne faudra pas s’étonner quand les Cavs ou Warriors en prendront 25 en sortie de banc la prochaine fois.

Rien de plus satisfaisant que de retourner dans son ancienne franchise, et l’emporter en réalisant un carton personnel. Paul George, Carmelo Anthony, prenez quelques leçons : quand il s’agit de poser ses balls, vous devriez suivre Monsieur Kelly Olynyk.

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