Warriors

Stephen Curry raye Miami de la carte : 42 points, ultra-clutch, mi-dieu mi-humain…!

Stephen Curry - NBA

Vous pouvez tout faire contre Golden State, jusqu’à y croire et toucher la victoire du bout des doigts, avant que l’autre pyromane ne détruise vos rêves en une minute…

Dans un match sublime, intense, engagé, serré et demandant aux meilleurs joueurs de tout donner, la hiérarchie a encore une fois été imposée par un joueur dont on ne sait plus quoi dire : victoire des Warriors de justesse, 118 à 112 chez le Heat.

Triste réalité, pour Pat Riley et Erik Spoelstra, pour leurs hommes et leurs fans, pourtant rassemblés et motivés en accueillant le champion en titre à l’American Airlines Arena. Triste réalité, qui est celle fouettée par Golden State au quotidien, la franchise californienne possédant tout simplement l’arme fatale moderne dans son équipe. Comment faire, concrètement ? Comment faire, quand vous avez un Dwyane Wade tout simplement sublime, replongé dans l’année 2009 avec une performance exceptionnelle des deux côtés du terrain, le vétéran menant la charge pour les siens (32 points, 3 rebonds, 7 passes, 1 interception, 1 contre, 11/20 au tir, 10/11 aux lancers) ? Comment faire, quand vous avez un Hassan Whiteside qui écrase tout sur son passage, faisant exploser Twitter grâce à sa première mi-temps phénoménale et des actions dont lui seul a le secret (21 points et 13 rebonds à 8/11 et 5/5 aux lancers) ? Comment faire, quand vous réussissez à faire de Josh Richardson un joueur à impact sur cette rencontre, quand vous menez la majeure partie du match, quand tout le monde se donne et que vous tombez sur des Warriors qui traînent des pieds, notamment Varejao qui effectuera une première plus que moyenne sous ses nouvelles couleurs ? Comment faire ? Où sont les raisons rationnelles sur lesquelles se reposer, afin d’expliquer ce qui s’est produit hier soir à Miami ?

Rationnelles, voilà le mot exact. De rationnel, il n’y a rien quand on affronte les Warriors d’aujourd’hui. De rationnel, il n’y a rien quand on voit un Klay Thompson pioncer tout au long de la rencontre, avant de prendre feu dans le dernier quart et de redonner vie à son équipe. Et surtout, de rationnel, il n’y a définitivement plus rien quand vous jouez un phénomène comme Stephen Curry, une nouvelle fois hors-concours et inhumain face à un Heat qui y croyait si bien. Si sa ligne statistique est encore brillante malgré de nombreux ballons perdus et des tirs casse-croûte (lol), il n’y avait rien à dire ni à faire dans cette dernière minute qui verra tout simplement le sniper le plus confiant de la planète prendre feu. Une bombe, et encore une bombe, et des lancers, et que je te prends la rencontre et je la retourne à moi tout seul, alors que Miami avait les deux mains sur le volant. Non, encore une fois, tout ce qu’il y a de plus rationnel, de plus explicable et de plus critiquable fût envoyé à la poubelle par un garçon qui s’amuse tout simplement à détruire la compétition, en prenant des tirs qui rendraient fous 90% des entraîneurs sur le globe. Oui, Goran Dragic et Luol Deng auraient pu être plus efficaces. Et oui, les arbitres auraient pu siffler quelques écrans illégaux. Mais au final ? La réponse reste la même, et tout le monde suit Stephen. Quelques 42 points dont 6 qui propulseront le stade entier dans une dépression collective, ceux qui permettront notamment aux Warriors de maintenir leur forme en se ramenant à Orlando demain.

Le Heat doit-il s’en vouloir ? Certainement pas, les hommes d’Erik Spoelstra ont proposé un match exceptionnel, fun et combatif. Mais comme tous les autres, ils sont tombés sur un mur qui semble infranchissable, même quand on croit avoir les deux mains accrochés à la porte de la victoire. Il y a les êtres humains d’un côté, et il y a les Warriors de l’autre. Point, final.

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Source image : Dailydot.com

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