Celtics

Isaiah en seigneur, Whiteside en idiot du village : belle opération pour Boston à Miami…

Illuminée par la bouille réjouie de Chris Bosh avant le coup d’envoi, cette bataille entre deux prétendants à la huitième place qualificative en Playoffs s’annonçait véritablement engagée, surtout à une vingtaine de matches de la fin de la saison régulière. Plus disciplinés tant sur le plan mental que tactique cette nuit, les Boston Celtics de Brad Stevens repartent de la Floride avec la gagne sous le bras, domptant au forceps 100 à 90 un Heat de Miami qui a eu du mal à garder son sang-froid…

Avec un bilan plus que positif de 5 victoires sur leurs 9 dernières sorties, les Celtics avaient la vive intention de ne pas repartir bredouille d’une American Airlines Arena qui célébrait le retour à venir de l’une de ses figures de proue. Prenant le meilleur départ dès l’entame de la partie, les visiteurs du Massachusetts comptaient bel et bien faire payer l’absence préjudiciable de Goran Dragic à un Heat qui s’est largement reposé sur les initiatives lumineuses d’un Dwyane Wade vigoureux (34 points à 13/23 au shoot). Malgré les multiples fulgurances de leur franchise player, les hôtes se sont montrés impuissants quant aux multiples assauts venus du banc de la Maison Verte. En effet, dans le sillage d’un Isaiah Thomas détonant (25 unités et 4 passes décisives en 31 minutes de jeu), les Celtes enclenchent la vitesse supérieure dès le retour des vestiaires à tel point que les locaux s’agacent de produire des efforts pour revenir au score qui ne seront jamais récompensés. Brandon Bass, seul titulaire à plus de 10 points, joue des coudes dans la raquette (14 points et 9 rebonds) tandis que l’Italien « Gigi » Datome apporte 13 points en complément du chantier prééminent dirigé par l’ancien lutin des Phoenix Suns, insaisissable une fois lancé dans le feu de l’action.

De plus, le scénario longtemps indécis de ce duel d’opportunistes de la Conférence Est vrille définitivement en faveur des Celtics lorsqu’ Hassan Whiteside, révélation contrastée pour Pat Riley et ses protégés, pète une nouvelle fois les plombs et s’en prend lâchement au chevelu Kelly Olynyk, lui assénant en traître un vilain coup dans le dos à la fin du troisième quart-temps. Une exclusion logique va s’en suivre pour le joueur non-drafté, sortant la tête basse avec 7 points et 9 rebonds. A partir de cet instant, Michael Beasley (14 points pour le revenant camé) et le Heat ne seront plus en mesure de rattraper des Celtics, ceux-ci s’adjugeant une 26ème victoire cette année et recollant à seulement 2 victoires du wagon fermant la marche de ce fameux Top 8.

En un mot, un nouveau virage bien négocié par Boston, des Celtics qui préparent consciencieusement leur sprint final dans une course aux Playoffs finalement relancée à l’Est. Une éminente série de deux matches à domicile leur tend les bras et leur permettra peut-être de réduire leur retard sur Indiana et Charlotte, alors que le Heat devra se farcir un autre poursuivant direct, en la personne des Brooklyn Nets, ce mercredi. Enfin, si pour Hassan Whiteside, un changement radical d’attitude et une prise de conscience de ce qu’est réellement l’exigence du haut niveau sont vivement escomptés aux abords des plages de South Beach, pour Isaiah au contraire, le message est tout autre : « ne change rien à ton jeu, mon grand ! ».

Source image : montage

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