Dossiers NBA

Damian Lillard : Un futur déjà en marche

Tirant les leçons d’une année précédente tumultueuse, les Blazers de Portland démarrent leur année NBA en fanfare tout en n’estompant pas totalement les craintes et les retenues les concernant de la part des observateurs postés aux quatre coins de la planète, quant à la longévité de cet état de forme exceptionnel et très remarqué. Or, loin de toute projection pessimiste et dubitative à mettre à leur actif, les aficionados de « Rip City » peuvent compter sur l’essor fulgurant d’un jeune joueur, de plus en plus représentatif du futur, de la personnification dominante et glorieuse de toute une institution retrouvée. Ce joueur d’à peine 23 ans, vous l’aurez reconnu, c’est Damian Lillard.

Désormais sur toutes les lèvres, ce nom, qui tend à la reconnaissance, forge, performance après performance de choix, le respect de ses pairs, frappant la conscience de ses adversaires tout aussi impuissants les uns que les autres devant la maturité de son jeu ainsi que sa combativité glaciale tout au long d’un match. Régulier, déterminé et appliqué dans chacune de ses prises d’initiative en attaque comme en défense, le natif d’Oakland fait entièrement partie de cette trempe bénie et lumineuse de meneurs modernes, drivé par une agressivité constante vers le cercle et se mouvant tel un arrière dans le trafic, surmontant, par ailleurs, avec maestria les obstacles mis en place par les défenses adverses. Conquérant et allergique à toute forme d’échec, Lillard préfère laisser la chaleur frétillante de la gloire et l’attention des projecteurs médiatiques à ses acolytes bien plus expressifs et excentriques tels que Russell Westbrook, Stephen Curry et Deron Williams, savourant intérieurement, avec sagesse et retenue, le goût enivrant de la victoire.

Sans surprise, si Portland caracole en tête d’une conférence Ouest relevée (24-5), le meneur sophomore y est pour beaucoup, sans altérer d’aucune façon le rendement tout aussi notable de son frère d’arme, LaMarcus Aldridge, dont les Chicago Bulls n’en finissent plus de se mordre les doigts de s’en être séparé et qu’ils eurent voulu récupéré de manière ironique il y a peu. Cependant, il n’en a pas toujours été ainsi pour le jeune Damian, soldat qui a toujours dû redoubler d’efforts afin de se faire une place dans l’intellect général. Une source de motivation enracinée et communicative depuis ses débuts qu’il porte aujourd’hui en étendard avec fierté et honneur.

« J’ai été négligé au lycée et même à l’université quand je jouais pour Weber State. Mon défi principal fut de terrasser tout le monde car je savais que cela serait mon unique moyen d’attirer l’attention en devenant meilleur constamment et en travaillant encore plus dur », déclarait Lillard en 2012.

Fidèle à une ligne de conduite irréprochable, tournée vers l’excellence, le drafté en sixième position en 2012 devient progressivement un modèle accompli de persévérance et d’altruisme, promu « Rookie of The Year » à l’unanimité dès sa première année dans la Grande Ligue, au même titre qu’un David Robinson en 1990 ou un Blake Griffin en 2011. Omniprésent jusqu’à s’imposer comme la pièce la plus utilisée (en terme de minutes passées sur le parquet), brillant de par cette capacité étonnante à contenir et à mettre à profit ses pulsions fulgurantes dans la mise en forme du jeu de son équipe, Lillard s’avère être l’arme fatale de Portland en fin de rencontre, « l’assassin silencieux » (fraîchement baptisé « The Silent Assassin ») du « Money Time ». Pétri d’audace et d’un sang-froid indestructible, le numéro 0 des Blazers n’a pas le moindre scrupule à enterrer coup sur coup les Detroit Pistons en prolongation puis, le soir suivant, Kyrie Irving et les Cavaliers sur un tir à trois points décisif, actions de génie risquées mais destinées au seul bien de son escouade.

Voici sans plus attendre ses 10 plus belles actions de l’année 2013 :

En somme, à l’écoute sensible de ces louages et au regard de ses prouesses réitérées, perfectionnées cette saison, on ne saurait évaluer la marge de progression du jeune homme tant son assurance, son QI basket subjuguent l’expression timide de ses défauts, ceux-ci liés essentiellement à sa volonté de toujours bien faire, parfois trop. Mais la chance sourit aux audacieux, et cet adage Damian l’a bien intégré, jusqu’à en décliner ses moindres acceptions, en travaillant chaque jour, tel un prédateur engagé et inarrêtable,  sur ses faiblesses et ses acquis dans l’ombre réconfortante de la modestie, comme si c’était le dernier. Ainsi, avec ses 21,5 points, 3,7 rebonds et 5,8 passes décisives de moyenne par rencontre, une promotion inévitable de All-Star semble lui tendre les bras, avant que de se mesurer aux combats titanesques, emplis de vérité et de justice des PlayOffs prochains qui devraient lui faire passer un nouveau cap, encore plus prestigieux. Nul doute que si la santé l’épargne jusque-là, Portland sera entre de bonnes mains et ceci pour longtemps.

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