LaMelo Ball, le meneur qu’il fallait à Anthony Edwards pour porter les Wolves vers les sommets ?
Le 25 juin 2026 à 18:46 par Nicolas Meichel

Grosse bombe sur le marché des transferts ce jeudi après-midi : LaMelo Ball a été envoyé aux Wolves pour former un backcourt de folie avec Anthony Edwards. La hype est à la hauteur du potentiel qui entoure le nouveau duo de Minnesota.
En 2020, Anthony Edwards et LaMelo Ball intégraient ensemble la NBA, respectivement avec le 1er et le 3e choix de la Draft. Ils étaient ensuite en concurrence pour le titre de Rookie de l’Année, finalement remporté par LaMelo juste devant Ant.
Six ans plus tard, le duo va évoluer dans le même backcourt chez les Wolves !
LAMELO ET ANTHONY EDWARDS VONT JOUER DANS LA MÊME ÉQUIPE
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Juste après l’élimination des Loups face aux Spurs en Playoffs, Anthony Edwards avait déclaré qu’il était prêt à occuper n’importe quel rôle dans son équipe : avec le ballon, sans le ballon, meneur ou arrière. Une manière de dire qu’il comptait faire tout ce qu’il fallait pour aider Minnesota à gagner, mais une déclaration qui était également symptomatique des nombreuses responsabilités pesant sur ses épaules. Edwards – monstre athlétique devenu l’un des snipers les plus prolifiques en NBA – a tourné à 29 points et 4 passes de moyenne cette saison, avec plus de 20 tentatives par soir en 35 minutes.
Du coup, tout le monde savait que le manager des Wolves Tim Connelly cherchait à faire un gros coup cet été. Encore plus depuis le récent trade de Julius Randle, débouchant sur des rumeurs autour de l’avenir d’Edwards. L’objectif prioritaire des Loups : apporter un vrai soutien offensif à Ant-Man sur les extérieurs. Un joueur capable de créer, de scorer, d’alléger un peu les responsabilités offensives de la superstar, obligé d’affronter pas mal de prises à deux et restant sur une saison caractérisée par plusieurs pépins physiques.
Enter LaMelo Ball.
Le désormais ancien meneur des Hornets sort d’une saison à 20 points (41% au tir, 37% à 3-points sur 10 tentatives en moyenne), 5 rebonds et 7 passes de moyenne. Pas ses meilleures stats en carrière, mais une campagne solide après plusieurs saisons marquées par des blessures et beaucoup de défaites à Charlotte. 72 matchs joués pour LaMelo, 44 victoires et une place au play-in pour les Frelons, de quoi remonter sérieusement la cote du bonhomme. Les Wolves ont voulu tenter le pari, les Hornets ont vu une occasion à saisir.
C’est très simple, Anthony Edwards n’a jamais eu un joueur aussi talentueux que LaMelo Ball à ses côtés sur le backcourt. On aime bien Mike Conley, Donte DiVincenzo, Nickeil Alexander-Walker et Cie, mais LaMelo va apporter une dimension unique qui devrait non seulement soulager Ant, mais aussi l’aider à franchir un cap supplémentaire. Individuellement et collectivement.
« Vous voulez faire une prise à deux sur Anthony Edwards avec LaMelo Ball sur le terrain ? Vous jouez avec le feu. Il vous plantera dix tirs à 3-points en un clin d’œil. » – Brian Windhorst, ESPN
Ball peut exploser à tout moment et est l’un des passeurs les plus doués en NBA. Son talent offensif pur n’a jamais été remis en question, ce sont plus ses prises de décisions parfois WTF qui poussent certains observateurs à s’arracher les cheveux. Il a plutôt progressé dans ce secteur, en même temps que les Hornets sont devenus une machine à gagner en deuxième partie de saison. Rythme, adresse, dynamisme et surtout playmaking (notamment en pick-and-roll), LaMelo apportera tout ça aux côtés d’Edwards.
Ant-Man pourra évoluer plus sans ballon et n’aura plus besoin de gérer certaines responsabilités à la mène. Les deux savent shooter, driver, créer pour eux-mêmes comme pour les autres, et faire de grosses différences en un-contre-un. De quoi se créer mutuellement des espaces et de grosses opportunités offensives. Certes, la question de la complémentarité est toujours d’actualité quand vous associez deux grands ball-handlers (en taille comme en talent), et il va forcément falloir un peu de temps pour trouver tous les automatismes. Mais le duo Ball – Edwards a ce qu’il faut pour fonctionner à plein régime ensemble.
Première interview de LaMelo et Anthony Edwards au camp d’entraînement : pic.twitter.com/szhzTFizE0
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LaMelo Ball et Anthony Edwards, ce sont aussi et surtout deux personnalités extravagantes qui devraient apporter autant de divertissement en dehors des terrains que sur les parquets. Énergie, spontanéité, confiance en soi ++ et sans filtre, voici autant d’éléments qui caractérisent ce duo. Pour certains c’est source de doutes, pour d’autres c’est plutôt un point positif qui peut pousser les Wolves vers le haut.
« LaMelo Ball est très impatient de jouer aux côtés d’Anthony Edwards pour tenter de remporter des titres. Il est conscient de la tâche qui l’attend. Ces deux-là, ils sont amis, ils ont communiqué récemment entre eux. » – Shams Charania, ESPN
LaMelo et Ant-Man ont tous les deux 24 ans, sont sous contrat jusqu’en 2029 avec les Wolves, et ont désormais comme objectif commun d’emmener Minnesota le plus haut possible. Autant dire que les étoiles sont alignées. Vous ajoutez à l’équation Ayo Dosunmu, arrière très solide qui vient d’être prolongé, et vous obtenez tout simplement l’un des meilleurs backcourts NBA.
On va voir – aussi – ce qu’est vraiment LaMelo Ball.
Talentueux ? Évidemment.
Compétiteur ? Aussi.
On l’a vu, il peut se défoncer.
Mais est-ce qu’il est prêt à faire régulièrement tous les efforts nécessaires dans une équipe qui joue la gagne, et pas pour des edits TikTok ?
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Alors bien sûr, le transfert de LaMelo Ball à Minnesota arrive avec son lot de questionnements. Les Wolves ne sont-ils pas soudainement devenus trop faibles à l’intérieur en sacrifiant Naz Reid, quelques jours seulement après Julius Randle ? Quid de l’avenir après avoir sacrifié un capital draft non-négligeable (un premier tour, trois swaps de premier tour, trois choix de second tour) dans le deal ? LaMelo restera-t-il en bonne santé ? N’est-il pas trop « fou-fou » pour aider une équipe à jouer le titre ? Et sa défense, on en parle ?
Des questions qui sont toutes légitimes.
Sur le papier par contre, il ne fait aucun doute que l’association entre Anthony Edwards et LaMelo Ball promet de faire de très grosses étincelles. Et elle a le potentiel d’emmener les Wolves à un stade où ils n’étaient encore jamais : les Finales NBA.
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