LaMelo Ball aux Wolves : l’énorme pari (qui pourrait payer)

Le 25 juin 2026 à 17:03 par Robin Wolff

LaMelo Ball 20 mai 2024
Source image : YouTube

Tim Connelly, le président des opérations basket des Minnesota Timberwolves vient de tenter un énorme pari, sans doute le dernier de son ambitieux projet. LaMelo Ball rejoint Minneapolis avec un seul objectif, le titre NBA. Alors est-ce que cette prise de risque pourrait payer ?

Le transfert de LaMelo Ball en détail :

Depuis son arrivée dans les bureaux des Timberwolves, Tim Connelly a prouvé qu’il n’était pas avare en énormes transferts. Son projet a commencé avec un All-In pour Rudy Gobert qui a mené l’équipe à deux Finales de Conférence consécutives et une belle résistance face aux San Antonio Spurs, cette saison, malgré un effectif diminué.

Dans le même temps, il a fallu dégraisser et Karl-Anthony Towns puis Julius Randle ont été libérés. Des crèves-coeurs qui ont permis de créer de la place, notamment, pour l’arrivé de l’ancien meneur de jeu des Hornets. Avec le recul, KAT, Naz Reid et une armée de picks (mais aucun dans le Top 15 pour le moment) se sont transformés en Rudy Gobert, Donte DiVincenzo, Ayo Dosunmu et LaMelo Ball.

LAMELO ET ANTHONY EDWARDS VONT JOUER DANS LA MÊME ÉQUIPE

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En attaque, c’était clair, Anthony Edwards avait besoin d’un autre ball handler et créateur d’actions (notamment individuelles) que ces dernières saisons ; en somme un autre fer-de-lance offensif. Il exprimait même de la frustration à ce propos récemment. Désormais, il a de l’aide avec un joueur qui faisait passer l’offensive rating de Charlotte de 113,4, sans lui, à 125,0, avec, la saison dernière.

LaMelo Ball va pouvoir apporter, dans l’organisation de jeu, de meilleures passes dans les corners pour Ayo Dosunmu et Jaden McDaniels et des pick-and-rolls plus efficaces avec Rudy Gobert. Il va aussi apporter de la folie. Minnesota n’était pas dans les meilleures équipes de transition l’année dernière et c’est un des points forts du meneur de jeu. Le rythme de l’attaque sera désormais plus varié. Enfin, le fils de LaVar était le deuxième shooteur à 3-points le plus productif de la NBA en 2025-26. Les Wolves seront donc plus dangereux de loin et avec ce spacing, Anthony Edwards disposera de bien meilleurs couloirs de drive.

On va voir – aussi – ce qu’est vraiment LaMelo Ball.

Talentueux ? Évidemment.
Compétiteur ? Aussi.
On l’a vu, il peut se défoncer.

Mais est-ce qu’il est prêt à faire régulièrement tous les efforts nécessaires dans une équipe qui joue la gagne, et pas pour des edits TikTok ?

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En défense bien sûr, il y a beaucoup plus de questions, mais LaMelo Ball est  long et peut être caché en étant positionné sur l’attaquant le plus faible adverse du poste 1 au 3-4. Ayo Dosunmu, Jaden McDaniels, Anthony Edwards et Donte DiVincenzo – lorsqu’il reviendra – pourront prendre les missions les plus importantes. Le tout avec un Rudy Gobert en deuxième rideau et sans Naz Reid et Julius Randle qui n’étaient pas toujours les plus redoutables de ce côté du parquet.

Bien sûr, un manque clair de l’effectif est désormais est un autre poste 3-4 pour apporter taille et dureté à côté de McDaniels. Mais Ayo Dosunmu a montré aux Bulls qu’il pouvait défendre sur les ailiers adverses, Jaylen Clark et Terrance Shannon Jr sont de bons joueurs. Isaiah Evans, un ailier shooteur attendu dans le Top 25 et Trey Kaufman-Renn, un poste 4 très, très puissant, ont été sélectionnés au second tour de la Draft cette nuit. Enfin, l’arrivée de Josh Green pourrait servir sur quelques minutes, sans que ce ne soit une référence absolue du tout.

Un autre manque désormais, avec le départ de Naz Reid est la profondeur dans la raquette. Depuis le début de la saison Joan Beringer est considéré comme un intransférable par les dirigeants des Wolves. Ce nouveau rôle de back-up officiel est une nouvelle preuve de confiance immense. Tim Connelly semble réellement voir quelque chose en lui. Derrière, Rocco Zikarsky est un autre sophomore qui ne demande qu’à se développer sur le poste.

Joan Beringer 7 BLK’s vs New Orleans pic.twitter.com/6P3sz5OTbL

— Jonah (@Huncho_Jman) April 13, 2026

Alors bien sûr il y a des doutes. Beaucoup de picks et swaps sont partis dans le processus pour un joueur parfois irrégulier, qui ne connaît pas encore les grosses joutes de Playoffs et dont le corps peut casser à n’importe quel moment. Mais dans le scénario où il reste en bonne santé, où Joan Beringer s’impose comme une rotation solide au poste de pivot et où un autre poste 3-4, déjà dans l’effectif ou non, met quelques shoots de loin et défend fort, les Minnesota Timberwolves peuvent désormais battre n’importe qui en NBA.

Beaucoup de si, certes, mais cette dernière phrase n’était pas forcément prononçable il y a deux heures. Alors peut-être est-ce la preuve que le risque en vaut la chandelle. Quoi qu’il en soit, avec ce transfert, Tim Connelly aura été au bout de son idée.


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