La Draft NBA, qu’est-ce que c’est ? Explications complètes !

Le 24 juin 2024 à 11:30 par Robin Wolff

Victor Wembanyama Draft NBA 2023
Source image : NBA League Pass

La 79e Draft de l’histoire de la NBA aura lieu cette semaine. Pour la première fois, elle se tiendra sur deux jours. Mais pour pouvoir s’y plonger pleinement, encore faut-il savoir ce que c’est, cette fameuse “Draft”. Si le monde de la NBA est nouveau dans votre vie ou que vous en avez marre d’expliquer à vos parents pourquoi des balles de ping-pong sont importantes dans une ligue de basket-ball, mettez cet article dans vos favoris et transmettez-le dans vos groupes Whatsapp entre deux photos de votre neveu de sept mois envoyés par votre sœur.

L’année dernière, nous avions contacté Sebastiano Drafto pour vous expliquer le concept de la Draft. Mais il nous fallait un autre point de vue, plus neuf et plus sage à la fois. Pas d’entretiens, pas de zoom, juste une histoire contée d’une traite par un animal aux lunettes rondes. Asseyez vous dans vos poufs les plus confortables, Pépère Castor va vous raconter une histoire. 

Pépère Castor : Hmm hmm, désolé ma voix est un petit peu enrouée ce matin, j’étais au karaoké hier soir et j’ai eu la bonne idée de tenter du Céline Dion, bref, passons. La Draft, c’est avant tout l’histoire d’un rêve, un rêve partagé par des milliers de jeunes basketteurs à travers le monde.

Chaque année de nombreux jeunes talents se présentent à l’événement pour tenter d’intégrer la NBA. 60 sont récompensés en étant sélectionnés par des franchises NBA. Il y a deux tours, de trente joueurs chacun, et c’est encore mieux pour un jeune d’être pris dès le premier puisque les 30 premiers choix ont automatiquement un contrat garanti dans la Grande Ligue. Ce qui n’empêche pas pour autant les autres d’en obtenir un aussi s’ils performent dans leurs équipes. Nikola Jokic et Draymond Green ont été sélectionné au deuxième par exemple.

Souvent, ce sont les équipes les plus mauvaises qui ont la chance de récupérer les talents avec la meilleure côte. La NBA est une ligue fermée et l’objectif pour les dirigeants est toujours de rééquilibrer les débats. Chaque année, les 14 équipes avec le pire bilan lors de la saison régulière participent à une loterie. Plus l’équipe a été mauvaise, plus ses chances de récupérer le premier choix sont grandes, mais parfois le hasard s’en mêle comme cette année où les Atlanta Hawks, onzième pire bilan, sont repartis avec le First Pick alors qu’ils n’avaient que 3% de chance de le faire. Être mauvais aide donc, bien sûr, mais il y a aussi une part de chance, avec cette loterie qui est essentielle afin d’éviter au maximum que les mauvaises équipes fassent exprès de perdre pour être mieux placés à la Draft, ce qu’on appelle le tanking.

Une fois que l’ordre est défini et que les jeunes joueurs sont inscrits, c’est un jeu d’échec qui se met en place. Chaque franchise a ses chouchous, mais à part la première (Atlanta), toutes dépendent du choix des autres. Les patrons des équipes doivent s’adapter et parfois monter des transferts pour obtenir le joueur de leur choix. Par exemple l’année dernière, les Washington Wizards avaient échangé leur choix avec les Indiana Pacers pour être sûr de pouvoir sélectionner Bilal Coulibaly. Les équipes sélectionnent souvent les joueurs qui ont le plus de potentiel à leurs yeux, mais aussi ceux qui ont un profil pouvant s’intégrer facilement au reste de leur effectif.

Il y a aussi des transferts avant la Draft. S’il n’y en avait pas, chaque équipe aurait un choix au premier tour et un au deuxième, mais ce n’est jamais le cas. Les choix de Draft ont de la valeur et sont des pièces majeurs des trades en NBA. Souvent, pour obtenir un joueur de talent, il faut se débarrasser de quelques uns. C’est pour ça que cette année par exemple, les San Antonio Spurs ont le 4e et le 8e.

Souvent les gérants des franchises ont une liste des joueurs qu’ils préféreraient recruter et barrent les noms en fonction de ceux qui ont été choisi avant. Cette année, il se dit beaucoup que les Washington Wizards aimeraient recruter Alexandre Sarr avec leur deuxième choix, mais si le Français était sélectionné par Atlanta, il est probable qu’ils sachent rapidement comment rebondir en se tournant vers leur “deuxième préféré”.

Les soixante sélections se font à la suite avec à chaque fois un petit temps laissé à une équipe pour réfléchir. Cette année et pour la première fois, le premier et le deuxième tour n’auront pas lieu le même jour. Le premier aura lieu au Barclays Center, enceinte des Brooklyn Nets à New York, dans la nuit de mercredi à jeudi et le deuxième dans les studios de ESPN, le lendemain.

Lorsqu’un joueur est sélectionné, il monte sur la scène avec une casquette de l’équipe qui l’a choisi et sert la main d’Adam Silver ou de Mark Tatum, la patron de la NBA et son adjoint. C’est un symbole qui caractérise les débuts de ce talent dans la Grande Ligue. Ils ont tous entre 18 et 22 ans et ont joué soit en université américaine soit dans une équipe professionnelle à l’étranger avant de se présenter. Si vous voulez être choisi dans quelques années, c’est le chemin à suivre.

S’il y a des choses que vous n’avez pas comprises, n’hésitez pas à me poser des questions où à aller voir le témoignage de Sebastiano Drafto, il est absolument brillant. Et à bientôt, pour une nouvelle histoire du Pépère Castor.


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