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Jonathan Isaac a rejoué avec le Magic : 10 points à 4/7 au tir en 10 minutes de jeu, c’était très prometteur

Jonathan Isaac

On a beaucoup de temps à rattraper ensemble.

Source image : NBA League Pass

Quasi 1000 jours sans fouler un parquet NBA et Jonathan Isaac est toujours meilleur que Mo Bamba. C’est fou. Fou de constater que le 3&D du Magic n’a rien perdu de son agressivité. Forcément un peu de ses capacités, mais absolument rien à redire sur l’audace et la prise de risques. Victoire contre les Celtics, papa et maman au premier rang, retour en apothéose.

904 jours après, Jonathan Isaac est de retour.

Une ovation qui a failli nous tirer une larme. Le souvenir d’un candidat DPOY en devenir auquel on a volé sa jeunesse. Bourré de talent, visage du renouveau floridien, excellent coup de flair de John Hammond à une époque où les GM – omnibulés par les mensurations d’un prospect – peuvent parfois se gourer sur son fond. Le détecteur à Kevin Knox n’a pas bipé : le freak est de qualité. D’autant plus déchirant donc que ce genou déchiré. Le corps a lâché dans la Bulle d’Orlando. Sur le coup on grimace fort, mais pas aussi fort que si l’on avait directement su pour les deux saisons et demie d’indisponibilité. Parti à 22 ans, Jonathan Isaac s’est repointé cette nuit avec le passeport vieilli de trois années. Le quart de siècle et autant de temps perdu qu’à rattraper. Cette nuit, il n’en a rattrapé qu’un peu avec un plafond annoncé – et respecté – à 10 minutes de jeu. Quelles étaient nos inquiétudes ? Qu’à l’occasion de cette réception des Celtics, l’on retrouve un grand dadet aux appuis plantés dans le sable, en galère avec sa latéralité, plus vraiment dans le coup quoi. Sans vendre du sensationnel à un lectorat qui mérité la vérité : ce fut tout le contraire.

10 points à 4/7 au tir dont 2/3 du parking, 3 rebonds, 2 interceptions, 1 passe et +7 de plus/minus en 9 minutes et 36 secondes de jeu. Peu de temps sur le terrain donc, mais défendu par toute la rotation des Celtics : Jayson Tatum, Jaylen Brown, Luke Kornet puis Sam Hauser. La spontanéité des Celtics était cata. Ils n’ont jamais su/compris comment déployer leurs forces sur les (très) longs attaquants du Magic. Changement de plan à chaque possession, l’impression d’un Joe Mazzulla troublé par des menaces offensives dispersées. Pour ce qui est de Jonathan Isaac, on s’attendait à des miettes et on a eu une demie-baguette.

Comme prévu un corps pas simple à bouger, des tirs déclenchés dès la fin d’un move et parfois sans vraiment prendre l’info, mais pour quelle adresse… Déjà capable de replanter dans le corner. Termine au-delà des 50% de réussite contre la 5e défense de NBA. On lui souhaite simplement de gagner en vivacité dans sa création d’espace. Comme dit plus haut, ses tirs sont rentrés mais il ne serait pas étonnant que ses prochaines sorties soient moins simples. Isaac a semblé ric-rac et un peu en retard dans ses un-contre-un. Rien de plus logique hein, mais il ne faut pas s’attendre à ce que cela aille tout de suite crescendo : 10 points en 9 minutes donc 20 points en 30. Une longue phase de réintégration débute. Elle passera forcément par des galères.

« Il y a eu des jours où je ne savais pas si je voulais continuer […] Cette nuit aurait pu se dérouler de bien des façons, mais j’ai pu l’apprécier comme elle s’est déroulée. Il y a donc une paix, un soulagement »

– Jonathan Isaac pour ESPN

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