Jazz

Le Jazz joue sa meilleure partition depuis le début de saison : bilan de 8-3, deuxième à l’Ouest…jusqu’à quand va durer la symphonie ?

Jordan Clarkson 7 novembre 2022

Étonnant Jazz.

Source : YouTube

Cet été, Danny Ainge a sorti l’outillage pour faire le ménage et lancer le Jazz une opération de reconstruction. La patron a donc fait plier bagages à Donovan Mitchell et Rudy Gobert pour s’offrir Kelly Olynyk et Lauri Markkanen. Le problème, c’est justement qu’il n’y a pas de vanne : les Mormons marchent sur l’eau et possèdent un bilan à faire pâlir plus d’un contender.

Quand une franchise décide de faire une croix sur ses deux joueurs majeurs et de repartir sur un nouveau cycle, elle passe habituellement plusieurs saisons de trouble lors desquelles les fans vivent au gré des prédictions de la draft et des highlights de prospect. C’est sans doute ce à quoi s’attendait la fanbase de l’Utah pour l’exercice 2022-23, sauf que Danny Ainge a certainement choisi un ciment à prise ultra-rapide tant son équipe est l’une des meilleures franchises NBA de ce début de saison. Cette nuit, le Jazz vient de gagner tranquillou sur le terrain des Clippers et compte désormais un bilan de huit victoires pour trois défaites, ce qui lui permet de pointer à la deuxième place du Far West. Personne n’aurait pensé lire cette phrase il y a un mois, pourtant le Jazz n’est pas là pour plaisanter et les Mormons jouent un basket bien léché. Denver, Minnesota, New Orleans, Houston, Memphis par deux fois, et les deux franchises de Los Angeles sont épinglés à un tableau de chasse qui devrait être bien plus maigre au vue des noms inscrits sur la feuille de match. Mais tout le monde s’arrache. Le collectif de l’Utah possède la 6e meilleure attaque de NBA avec 116,4 points de moyenne. Aux portes du top dix, la défense est moins performante mais n’est pas non plus en reste avec 111,8 pions encaissés chaque soir. Si vous ne le saviez-pas, on vous rappelle qu’au basket, il suffit de marquer plus que l’adversaire pour l’emporter. Le Jazz l’a bien compris.

Quand on fait abstraction des plaisanteries et des blagues en tout genre, on se rend compte que ces Mormons-là ont tout de même quelques chose de particulier et de sacrées individualités. Lauri Markkanen est sur un nuage, avec son costume de leader, il balance tout simplement les meilleures stats de sa carrière avec 21,8 pions, 9,4 rebonds et 2,7 offrandes. C’est solide, c’est très fort et ça rêve d’étoiles et de petites statuettes dorées. À ses côtés, le Finlandais peut compter sur un Jordan Clarkson qui a délaissé son costume de 6e homme pour celui de magicien. L’ancien des Cavs score toujours autant avec 17,9 unités, mais en plus, il s’est mis à distribuer les caviars depuis quelques jours et tourne à 5,3 assists en onze matchs. Visiblement l’Utah est l’environnement parfait pour un ancien de Cleveland, et Collin Sexton confirme le théorème. Peu à peu, le meneur prend ses marques et le dragster commence vraiment à monter dans les tours avec 18,4 points de moyenne sur les cinq derniers matchs. Comment ne pas évoquer non plus les bonnes prestations de Kelly Olynyk et de ce sauvage de Jarred Vanderbilt qui se démultiplie des deux côtés du terrain à l’instant où il fout un pied sur le parquet.  S’il vous fallait un autre exemple, prenons celui de Talen Horton-Tucker. Tout le monde s’est bien moqué de l’ancienne “pépite” des Lakers quand Rob Pelinka lui a filé un billet d’avion pour l’Utah. Sauf que le bougre s’en tire plutôt pas mal sur le banc du Jazz et aujourd’hui, c’est bien lui qui pointe dans les hauteurs de la Ligue. Bref, dans l’Utah, le collectif prime et Will Hardy débute à merveille sa carrière de coach NBA.

Une équipe vouée aux bas-fonds qui tabasse finalement une bonne partie de la Ligue et déjoue tous les pronostics, ça nous rappelle la love story entre Chris Paul et OKC en 2019-20. Rebelote avec Mike Conley dans le rôle du Point God ? CP3 avait réussi à hisser ses minots en Playoffs, un objectif qui va bientôt être au centre des discussions dans les bureaux de Salt Lake City. L’équipe tourne bien, les fans sont ravis, mais le Jazz peut-il tenir la distance face à la concurrence ? Vaut-il vraiment le coup de se déchirer pour au mieux une place en Playoffs mais au pire une anecdotique 11ème place qui anéantirait les chances de loterie pour le Jazz. Le dilemme est cornélien et le calendrier à venir nous en dira peut-être un peu plus. En novembre, Lauri Markkanen et ses potes vont jouer des gros morceaux avec des déplacements chez les Hawks, les Sixers, les Blazers, les Clippers, les Warriors et les Suns. Mais ils peuvent aussi miser sur des victoires face à des équipes plus que prenables comme les Lakers, les Wizards, les Knicks et les Pistons. Vous l’aurez compris, le calendrier n’est pas insurmontable et il se pourrait bien que la symphonie du Jazz se poursuive encore un peu.

Calendrier Jazz 7 novembre 2022

Le Jazz devait prendre des roustes, finalement, c’est lui qui en distribue. Deuxièmes à l’Ouest, les Mormons sont bluffants en ce début de saison. Rien à dire, les victoires sont méritées, et on se demande bien jusqu’où iront Lauri Markkanen et ses coéquipiers. 

Source texte : NBA, Stat Muse, Utah Jazz, Clutchpoints.

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