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Les Finales NBA ou rien pour les Sixers cette saison : Joel Embiid, James Harden, Doc Rivers, l’heure de vérité est arrivée

Joel Embiid James Harden Sixers 10 octobre 2022

La pression, c’est pas que dans les pneus.

Source image : NBA League Pass

Tombés une nouvelle fois au stade des demi-finales de Conférence Est la saison passée, les Sixers version Joel Embiid n’ont toujours pas réussi à atteindre le dernier carré des Playoffs. Alors l’objectif pour 2023 est très clair : les Finales NBA ou rien.   

Pas sûr qu’il existe une équipe NBA aujourd’hui – à part peut-être les Clippers – avec plus de pression que les Sixers. Bien évidemment les franchises ambitieuses sont nombreuses au sein de la Grande Ligue. À l’Est comme à l’Ouest, on s’attend à une concurrence de malade et c’est très compliqué à quelques jours du début de la saison 2022-23 de se prononcer sereinement sur l’affiche des prochaines Finales. Par contre une chose est sûre et certaine, la bande à Joel Embiid et James Harden est attendue au tournant.

Elle est attendue au tournant déjà parce qu’elle est construite pour gagner là maintenant, pas dans trois ou cinq ans. Joel Embiid est au sommet de son prime après deux campagnes calibre MVP, James Harden reste un All-Star à 33 piges mais a montré des signes inquiétants de déclin depuis la saison dernière, et le vétéran P.J. Tucker – 37 balais – vient d’être recruté pour 33 millions de dollars sur trois ans pour aider justement Philly à franchir un gros cap en Playoffs. Ce noyau-là, dans lequel on retrouve aussi Tobias Harris et son gros contrat, possède une fenêtre de tir qui semble limitée dans le temps au vu de l’âge de certains cadres mais aussi de l’historique de blessures d’Embiid, même si l’ascension spectaculaire de la pépite Tyrese Maxey peut potentiellement la prolonger de quelques saisons. En tous les cas le boss des opérations basket Daryl Morey n’a pas hésité à faire des choix très forts (le transfert James Harden – Ben Simmons, le “gros” contrat pour Tucker, le trade pour récupérer De’Anthony Melton en échange d’un choix de premier tour de draft et Danny Green…) depuis son arrivée fin 2020 pour monter l’équipe la plus compétitive possible autour de Joel. Et sur le papier, la version 2022-23 des Sixers peut regarder n’importe quelle équipe dans les yeux au sein de la Conférence Est.

Le roster des Sixers 2022-23 : Joel Embiid, James Harden, Tyrese Maxey, Tobias Harris, P.J. Tucker, Montrezl Harrell, De’Anthony Melton, Georges Niang, Danuel House Jr., Furkan Korkmaz, Matisse Thybulle, Shake Milton, Paul Reed, Jaden Springer, Michael Foster Jr., Julian Champagnie

Un roster taillé pour gagner tout de suite, mais aussi une équipe où certains seront particulièrement attendus en avril prochain.

En tête, James Harden. Quoi qu’il en dise, le Barbu est clairement sous pression après son nouveau fail lors des derniers Playoffs face à Miami. Sa première bague, il l’attend toujours et Ramesse doit prouver que Morey a eu raison de miser sur lui et personne d’autre en échange de Ben Simmons. C’est pour ça qu’il a sacrifié 15 millions de dollars sur la saison à venir (ce qui a permis de recruter son copain P.J. Tucker), c’est pour ça qu’il a particulièrement mis l’accent sur sa préparation cet été afin de redevenir le monstre offensif qu’il était avant sa blessure aux ischio-jambiers lors des Playoffs 2021.

Ensuite, Doc Rivers. Recruté par les Sixers pour succéder à Brett Brown et emmener Philadelphie plus loin que les demi-finales de conférence, l’ancien coach des Celtics n’a pour l’instant toujours pas réussi à faire mieux que son prédécesseur. Pire, il y a eu ce fiasco face aux Hawks lors des Playoffs 2021, qui est venu s’ajouter au choke des Clippers l’année précédente dans la bulle quand Rivers était sur le banc de Los Angeles. Juste pour info, Doc n’a jamais coaché en finale de conf’ depuis qu’il a quitté les Celtics du Big Three Paul Pierce – Kevin Garnett – Ray Allen. Il vaudrait mieux pour lui que les Sixers atteignent au moins le dernier carré cette saison s’il ne veut pas se retrouver à Pôle Emploi l’été prochain.

Et Joel Embiid, forcément. Cassé de partout, Jojo a tout donné lors des derniers Playoffs, prouvant aux fans des Sixers à quel point le titre NBA compte pour lui. Cette résilience, elle correspond parfaitement à l’ADN de Philly mais pour obtenir le respect ultime dans la ville de l’amour fraternel, il faut gagner. Depuis le début de l’ère Process que symbolise évidemment Embiid, les Sixers n’ont toujours pas joué la moindre finale de conférence. Et même si Joel évolue à un niveau de MVP depuis deux saisons, c’est forcément aussi sur ses épaules que retombe le poids des éliminations prématurées en Playoffs. Peut-il éviter l’infirmerie et emmener tout le monde vers les sommets ?

Mention : Tobias Harris. Si Tobi ne justifiera jamais son très gros contrat (quasiment 38 millions de dollars cette saison), il devra être le plus régulier possible pour apporter le soutien nécessaire aux Sixers derrière Embiid, Harden et Maxey. Sa réputation de joueur surpayé peut-elle laisser un peu de place à une perception différente à son égard ? Seul Harris peut donner une réponse positive à cette question en aidant Philadelphie à atteindre ses gros objectifs.

Vous l’avez compris, les Sixers 2022-23 et leurs leaders n’ont pas vraiment le droit à l’erreur cette année. Après une demi-saison en commun pour prendre la température, il faut désormais s’imposer au sein de la Conférence Est. Joel Embiid doit montrer qu’il peut emmener Philly vers les sommets, James Harden doit prouver qu’il n’est pas encore sur le déclin, et Doc Rivers doit effacer les fails de ces dernières années. Alors, vous y croyez ?

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