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Les 5 grandes questions des Dallas Mavericks sur la saison NBA 2022-23 : a-t-on perdu (trop) gros avec le départ de Jalen Brunson ?

Jalen Brunson 19/04/2022

Les Mavericks sans ce bonhomme sont-ils encore les Mavericks ?

Source image : NBA League Pass

Chaque saison la NBA apporte son lot d’interrogations et d’intrigues. C’est tout le temps la même chose, à quelques jours de la reprise. Quel joueur va performer ? Quel coach sera viré ? Qui suis-je ? Dans quelle étagère ? Où courge ? Pour chacune des 30 franchises, nous avons sélectionné les 5 grandes questions édition 2022-23 : le siège du jour est attribué aux Dallas Mavericks.

#1 : Luka Doncic peut-il emmener son équipe… encore plus loin ?

C’est LA grande question de la saison 2022-23 des Dallas Mavericks. Seul, entouré de role players, Luka Doncic peut-il triompher d’une Conférence Ouest engrossée de All-Stars ? Il ne sera pas aisé de ressortir les Suns, de taper des Nuggets en bonne santé (et donc au complet), de prendre sa revanche contre les Clippers, d’inverser la hiérarchie installée face aux Warriors, de freiner la jeunesse des Grizzlies et le nouveau look des Wolves. Ajoutez à cela des équipes “poils à gratter” comme les Pelicans et les Lakers, et le schéma habituel du Process est complètement bouleversé. Si Luka Doncic ne parvient pas à repropulser “rapidement” ses Mavericks en finale de conférence, que dira-t-on ? On adore Christian Wood et Dorian Finney-Smith, mais l’absence de lieutenant a minima “All-Starisable” retire pas mal de garanties au sein d’une conférence ô combien relevée. À l’instant T, les Mavericks surfent sur une bonne vague et progresse d’année en année. Aucune raison de tirer un constat pessimiste, mais Louka – même avec 45 points par match – ne pourra pas s’en sortir seul.

#2 : Christian Wood est-il un 6e homme ?

On l’a quitté à Houston, Christian Wood est depuis tombé dans le grand bassin des ambitions. À Dallas, l’ailier-fort de 27 ans sera « avant tout utilisé comme un sixième homme », dixit Jason Kidd au Media Day des Mavericks. Peu de temps après cette décla, interrogé dans le podcast @LockedOnMavs, Christian Wood ne semblait même pas avoir été prévenu du projet que son entraîneur lui réservait. Bon, là n’est absolument pas l’important : peut-il performer – ou non – dans un rôle de 6e homme, quand aucun intérieur “de gros calibre” squatte le cinq de départ ? Titulaire sur 122 de ses 222 matchs NBA en carrière, l’un des meilleurs non-draftés de la Ligue aura cette double tâche de gérer son ego/s’adapter à la sortie de banc. Une condition sine qua non à la validation de la question précédente.

#3 : a-t-on perdu (trop) gros à Dallas avec le départ de Jalen Brunson ?

À l’été 2020, un fan quelconque aurait tenu le propos « Oh mince, Dallas a perdu Jalen Brunson », n’importe quel autre fan lui aurait répondu « C’est pas grave, Trey Burke est dans le même registre ». Une comparaison qui, deux ans plus tard, a sérieusement pris du plomb dans l’aile. Avec 16.3 points à 50% au tir dont 37% du parking, 3.9 rebonds et 4.8 assists la saison passée, Jalen Brunson – fraîchement débarqué aux Knicks – a passé un immense cap au point d’entrer, toute proportion gardée, dans la dernière discussion pour le trophée de MIP. À Dallas, il était la seconde option offensive derrière Luka Doncic, et sera potentiellement la n°1 sous les projos du Madison Square Garden. Bien qu’il ne soit pas un grand défenseur et que le cibler puisse même être une stratégie viable pour les attaquants adverses, son énergie, le rythme imposé dans ses courses et sa justesse d’exécution vont manquer au cœur du jeu des Mavs. Un peu comme si l’on retirait ses deux fous à un joueur d’échec. Le roi est encore en place, sa cour s’amoindrie.

#4 : Comment refourguer Davis Bertans à la trade deadline ?

Bien gentil ce Letton, mais 16 millions de dollars la saison ça fait cher les balles de sniper. Sous contrat avec les Mavericks au moins jusqu’à l’été 2024 (saison 2024-25 non garantie), Davis Bertans ne représente pas vraiment une plus-value dans un effectif qui ambitionne le haut de tableau. Il aurait fallu ne lui consacrer “que” 9 ou 10 millions à l’année, mais les Wizards ont eu leur raison que la raison ignore toujours. Sur la fin de saison dernière, en 22 matchs disputés, Davis Bertans n’a inscrit que 5.3 points de moyenne à 36% du parking. « Ouai mais TrashTalk, il n’y a pas que les statistiques dans la vie » : pour les joueurs comme ce Guillaume Tell qui s’est mangé une 205 rond-point de Paris, elles comptent malheureusement beaucoup. On souhaite ainsi bon courage à Nico Harrison – GM des Mavericks – pour trouver un pig… une franchise intéressée par Davis Bertans.

#5 : le Top 3 est-il accessible ?

Si les Mavericks ne parviennent pas à progresser en Playoffs, ni même maintenir le rythme installé (a minima la finale de conférence), craquer le top 3 de la régulière pourrait être un bel accomplissement. Un accomplissement qui assouplirait grandement la patience de Luka Doncic, pour l’instant pas réellement mise à l’épreuve, mais dont les limites rougiront – ou non – avec le temps et l’absence de Finales NBA. Quoiqu’il arrive, si elle désire conserver son meilleur joueur depuis Dirk Nowitzki, la franchise texane doit trouver le moyen de tirer du bon de la saison passée, et ce chaque été sur les dix prochaines années. Pas de bonheur sans douleur, mais à cœur vaillant rien d’impossible.

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