Dossiers NBA

La blessure de Chet Holmgren étaye la piste du pick 2 « maudit » : Hasheem Thabeet, Sam Bowie, Darko Milicic… maudit on vous dit

Cette image ne donne pas vraiment confiance…

Source image : Montage YouTube

Blessé pour l’intégralité de sa saison rookie, Chet Holmgren pouvait difficilement connaître un pire scénario pour commencer sa carrière pro. Et forcément, l’inquiétude est de mise du côté d’Oklahoma City, qui espère que le deuxième choix de la Draft 2022 ne rejoindra pas la longue liste des picks #2 ayant planté leur aventure NBA pour une raison ou pour une autre. 

On ne veut pas jouer les oiseaux de mauvais augure mais quand on connaît l’historique du deuxième choix de Draft NBA, difficile de ne pas avoir quelques sueurs froides par rapport à Chet Holmgren. Il y a eu des vrais busts, il y a eu des mecs draftés juste devant des légendes NBA, et malheureusement certains ont même connu un destin tragique. Alors certes ça vaut aussi pour d’autres picks du Top 5, mais le choix #2 possède un sacré « palmarès ».

Les purs busts du pick #2

On a parlé du bonhomme il n’y a pas très longtemps, et évidemment il a sa place bien au chaud dans la catégorie des busts sélectionnés en deuxième position. Ce bonhomme, c’est Hasheem Thabeet, sélectionné en numéro 2 par les Grizzlies en 2009 et qui a finalement terminé en ligue taïwanaise. 2,2 points, 2,7 rebonds, 0,8 contre de moyenne en 224 matchs NBA, autant dire que sa contribution dans la plus grande ligue du monde est passée inaperçue, lui qui s’était notamment imposé comme une force défensive à l’université d’UConn. Mais qu’Hasheem se rassure, il n’est pas le seul représentant quand on parle de bust au pick #2. Dites bonjour à Danny Ferry. On se souvient plus de lui pour sa carrière de dirigeant que pour celle de joueur NBA, c’est dire à quel point il n’a pas fait grand-chose sur les parquets. Drafté par les Clippers en 1989 après une carrière universitaire très accomplie sous les couleurs de la célèbre fac de Duke, Ferry a d’abord fait une escale (très productive) en Italie pour ensuite enflammer les stats chez les Cavaliers avec 8 points et 3 rebonds de moyenne. Danny Ferry ? Danny Faitrire plutôt.

Les picks #2 draftés devant des légendes 

Darko Milicic aurait également pu se retrouver dans la catégorie du haut tellement il correspond à la définition de bust, mais on va plutôt en parler ici. Car non seulement sa carrière n’a jamais décollé alors que certains scouts des Pistons le voyaient comme « un jeune Wilt Chamberlain » (lol), mais en plus il a le malheur d’avoir été sélectionné devant quelques grands noms de la Draft NBA 2003, à savoir Carmelo Anthony, Chris Bosh et Dwyane Wade. Malheur similaire pour Sam Bowie 19 années plus tôt, lui qui restera à jamais l’homme qui fut sélectionné juste avant Michael Jordan en 1984. C’est ce qui s’appelle être au mauvais endroit au mauvais moment. Bowie a eu une carrière NBA bien plus accomplie que Milicic malgré de nombreux bobos, mais tourner à 11 points, 7 rebonds et 2 contres de moyenne est largement insuffisant quand vous êtes drafté devant le GOAT. Enfin, et on s’excuse tout de suite auprès des fans des Kings pour remettre le couteau dans la plaie, difficile de ne pas mentionner Marvin Bagley III, sélectionné en #2 par Sacramento en 2018. Ok Luka Doncic n’est peut-être pas encore une « légende », mais il est sur la voie tandis que MBIII cherche encore la sienne. L’ancien joueur de Sacramento, qui évolue désormais à Detroit, a néanmoins encore le temps pour changer (un peu) la narrative autour de lui du haut de ses 23 ans.

Les picks #2 au destin tragique

Là pas de blague parce qu’on entre officiellement dans la catégorie des destins tragiques. Len Bias, sélectionné en numéro 2 par les Celtics en 1986, n’a jamais vu la couleur d’un parquet NBA. Celui qui était parfois comparé à Michael Jordan a perdu tragiquement la vie seulement deux jours après la Draft suite à une overdose de cocaïne sur le campus de l’université de Maryland, où il avait réalisé tant d’exploits avant de faire le grand saut. Une véritable tragédie qui a marqué la Grande Ligue, sa fac, et qui fut même à l’origine de l’Anti-Drug Abuse Act – aussi appelé Loi Len Bias – signé par le président américain Ronald Reagan en pleine War on Drugs. Le documentaire 30 for 30 « Without Bias » est un must-see si vous ne l’avez pas encore vu.

En juin 2003, Jay Williams a lui évité la mort de peu mais sa carrière NBA n’a par contre pas survécu. Le deuxième choix des Bulls en 2002 s’est craché en moto du côté de Chicago, tout ça alors qu’il ne portait pas de casque. Victime de plusieurs blessures sérieuses dont une rupture des ligaments du genou gauche, le champion universitaire passé par Duke perd même temporairement l’usage d’une jambe suite à l’accident. Au final, si Jay se relèvera de cet épisode pour intégrer le monde des médias, son aventure dans la Grande Ligue n’a pas dépassé les 75 matchs, avec une petite nomination dans la NBA All-Rookie Second Team sur le palmarès.

Mentions :

  • Don Rehfeldt, 1950 (un master du bridge, à défaut d’être un master du basket)
  • Archie Dees, 1958 (une machine à l’université d’Indiana, qui s’est largement enrayée au plus haut niveau)
  • Tom Stith, 1961 (a fait le bonheur de l’université St. Bonaventure, mais n’a pu jouer que 25 matchs NBA à cause de la tuberculose)
  • Paul Hogue, 1962 (seulement 65 matchs joués pour des stats de 6 points et 7 rebonds, ça fait pas rêver comme on dit)
  • Shawn Bradley, 1993 (un spécialiste du contre, mais s’est fait dunker dessus beaucoup trop de fois pour un gars de 2m29)
  • Stromile Swift, 2000 (énorme dunkeur, médiocre basketteur)
  • Derrick Williams, 2011 (plus grand accomplissement en carrière : All-Star de la ligue turque)
  • Michael Kidd-Gilchrist, 2012 (regardez simplement son shoot et vous comprendrez)
  • Jabari Parker, 2014 (bon joueur mais carrière décevante pour le « Best High School Player Since LeBron », pas aidé par les blessures)
  • James Wiseman, 2020 (début de carrière plombée par les blessures, mais a tout le temps devant soi pour faire du sale)

La liste fait un peu flipper, surtout si vous êtes fan du Thunder. Mais heureusement Chet Holmgren a tout l’avenir devant lui ainsi que le talent pour esquiver cette catégorie. En attendant, qu’il prenne bien le temps de se remettre de sa blessure au pied, car on sait à quel point les bobos ont fait dérailler beaucoup de carrières prometteuses.    

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