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NBA Flashback 2021-22 : le jour où DeMar DeRozan est devenu le boss de Chicago avec deux game winners en 24h

DeMar DeRozan 19 juillet 2022

Deux game winners en 24h, une performance ALL-TIME

Source image : YouTube

Période creuse oblige, TrashTalk a pris l’habitude chaque été de vous faire revivre avec émotion les plus grands moments de la saison écoulée. Sauf en 2021, car à l’été 2021 sachez que l’équipe de rédaction est passée tout près de rendre les armes mais ça c’est une autre histoire. On reprend donc la bonne vieille formule, on recule de quelques mois, et on se souvient que cette saison 2021-22 fut folle, du premier au dernier jour. Aujourd’hui ? Le jour où DeMar DeRozan a mieux enchainé 2021 et 2022 que n’importe quel autre basketteur.

Les stats de ce match qui a couronné DeMar DeRozan comme nouveau roi de Chicago, c’est juste ici !

Il n’y a pas à dire, tous les êtres humains de cette Terre n’ont pas la même vie, et on en a encore eu la preuve en tout début d’année. À une période où une personne normale profite des fêtes à coups de gros repas et de festivités, certains sont plus occupés à construire leur legacy. DeMar DeRozan est ce genre de gars. Débarqué chez les Bulls en tant qu’agent libre après avoir fait le tour de la question à San Antonio, DeRozan est bien décidé à cartonner à Chicago. Dans l’Illinois, DMDR forme un duo de feu avec Zach LaVine, leaders d’une franchise qui retrouve des couleurs après plusieurs années difficiles. DeMar cartonne, son équipe gagne, que demander de plus ? Pourtant, le joueur de 32 ans va faire encore plus fort pour le passage entre 2021 et 2022.

Le 31 décembre dernier, à quelques heures seulement de célébrer le passage en 2022, les Bulls n’étaient pas à la fête sur le parquet des Pacers, à l’image d’un DeRozan pas dans un soir de grande adresse (8/24, dédicace Kobe mais 33% au tir). Alors qu’on entre dans la dernière minute, les Pacers mènent 106 à 103. Le swingman va d’abord nous sortir sa spéciale avec un petit tir à mi-distance après un raté de son pote Zach, pour remettre son équipe dans le game. Un stop de l’autre côté du terrain plus tard, DMDR se retrouve avec le ballon de la gagne dans les mains. La suite est tout simplement prodigieuse.

Après quelques dribbles, DeRozan s’avance avant de se lever, sur une jambe, pour assommer les Pacers devant leur public avec un shoot à 3-points assassin au buzzer. Une conclusion magnifique qui nous a fait faire un bond devant notre téloche. Et comme si ça n’était pas suffisamment beau, cette victoire au finish permet à Chicago de finir l’année en tête de la Conférence Est, oui messieurs dames. Mais ce qu’on ne savait pas encore à ce moment-là, c’est que DeMar n’avait pas fini son taf. Attendu dans la Capitale le lendemain soir pour un match en back-to-back contre les Wizards, le numéro 9 de la Draft 2009 va nous sortir un nouveau chef d’œuvre de son chapeau. Avec un match plus complet cette fois (9 rebonds et 5 assists en plus de ses 28 puntos), le All-Star commence l’année comme il a terminé la précédente, en survolant une nouvelle fois la fin de match. Pourtant, avec un énorme tir à 3-points de Kyle Kuzma à 3 secondes de la fin pour mener 119 à 117, les Wizards pensaient avoir mis la main sur la victoire. Que nenni, un certain numéro 11 va se charger de les ramener brutalement à la réalité.

La balle est remise en jeu sur l’homme fort des Bulls. Deux défenseurs sur le dos et quelques secondes seulement pour shooter ? No problemo, une petite feinte et DMDR s’élève pour faire trembler les filets une nouvelle fois. Le buzzer retentit, et DeMar DeRozan ajoute un deuxième game winner inscrit au buzzer d’affilée pour climatiser la Capital One Arena. À l’extérieur, en moins de 24h, et sur son seul tir à 3-points tenté du match, téma les baloches du gars. Cet enchainement est tout simplement ALL-TIME, puisqu’on n’avait pas vu ça depuis Larry Bird, qui avait néanmoins eu un jour de repos entre ses deux exploits en 1985. Même si les Bulls termineront leur saison dès le premier tour des Playoffs contre les Bucks, DeMar DeRozan sera finalement récompensé de sa très belle campagne (27,9 points, 5,2 rebonds, 4,9 passes) par des sélections au All Star Game et dans la All-NBA Second Team.

Longtemps critiqué dans sa carrière, DeMar DeRozan aura enfin mis tout le monde d’accord cette année, avec des performances dont on se souviendra longtemps. Avec ces deux masterclass de suite, l’arrière a aussi marqué l’histoire de la Ligue en réalisant quelque chose qui ne s’était jamais vu auparavant. 

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