Sixers

La saison des Sixers est officiellement terminée : un Joel Embiid limité, un James Harden invisible, la marche était trop haute pour Philly

Il y a de quoi avoir le moral dans les chaussettes…

Source image : NBA League Pass

Les Sixers auront tenté de combattre dans cette série face au Heat, mais à la fin c’est bien Miami qui a imposé sa loi. Avec un Joel Embiid bien trop freiné par ses blessures et un James Harden transparent, impossible de rivaliser contre les rois de l’Est. C’est très logiquement que Philadelphie voit la NBA s’en aller pour plusieurs mois. 

Le match de cette nuit n’en a pas été un. Pris à la jugulaire d’entrée de jeu par le Heat d’un Jimmy Butler bouillant, les Sixers ont plutôt fait de la figuration. Ça a même tourné au calvaire en deuxième mi-temps, tout le monde ayant hâte que cela se termine. Clap de fin d’une saison qui aura connu pas mal de rebondissements, d’un énorme transfert voyant débarquer James Harden (contre Ben Simmons) en Pennsylvanie à un Joel Embiid monstrueux qui se blesse au plus mauvais moment. Le reste de la troupe aura essayé d’assurer pour faciliter le travail des deux larrons en chef. Il y a eu de belles surprises, comme Tyrese Maxey qui a été à plusieurs reprises impérial dans ces Playoffs. La NBA est pourtant cruelle de réalisme. Sans deux leaders à 100% de leur niveau, il est impossible de prétendre au bonheur éternel qu’offre la fin du mois de juin. Si l’on peut difficilement taper sur Joel Embiid qui s’est armé d’un courage juste exceptionnel pour jouer malgré la douleur bien intense que lui infligeait sa fracture de l’orbite droit, il va falloir causer du cas James Harden. Ramesse n’aura jamais pesé une seule seconde sur le jeu de Philly cette nuit, sa performance immonde en est la preuve sur la forme et sur le fond. Match capital, seulement deux shoots pris en deuxième mi-temps, on est dans la mauvaise dimension ou quoi ? Sa série est celle d’un mauvais lieutenant, alors qu’on l’attendait pour être le général de Jojo. 18,2 points sur les six matchs, c’est insuffisant quand on connaît les fulgurances dont Barbe Noire est capable.

Offensivement, sans Embiid et Harden, il a fallu trouver des solutions. Merci Tobias Harris pour les travaux, mais les performances ont été friables comme du pain de mie. Danny Green a dégainé çà et là (avant de se blesser), mais le tarif est le même, c’est trop peu. On critique, mais ces deux-là ont fait ce qu’ils ont pu dans leur rôle habituel. Le Heat a trop bien verrouillé sur son demi-terrain, mettant d’ailleurs en lumière tout le travail tactique d’Erik Spoelstra. Tantôt homme à homme, tantôt zone, la défense a été intraitable et bien adaptée à chaque contexte du jeu. Tiens, parlons de l’aspect tactico-technique puisqu’on est dessus. Cette série nous aura appris que Doc Rivers est le roi du moulinet de poignet lors des temps-morts, mais après ça, pas grand-chose à signaler. On a souvent senti ces Sixers livrés à eux-mêmes, sans réelle base de jeu. La situation ne se débloque pas ? Allez, un pick & roll et on joue, basta. Tout ça, c’est bien en street avec deux trois potes, mais en NBA c’est plutôt léger quand même. Face à une équipe qui réagit au quart de tour à chaque situation et qui semble difficile à surprendre, on est vraiment sur le jour et la nuit. D’ailleurs, la nuit a drapé le ciel de Philadelphie et avec elle les derniers craquements du parquet du Wells Fargo Center. Il faudra pourtant vite penser à nouveau à la balle orange, car le chantier qui s’ouvre est important pour la franchise, qui aura beaucoup de décisions à prendre. Notamment concernant le coaching et le cas James Harden, free agent avec player option cet été.

C’est les vacances pour les Sixers. On aurait aimé voir cette équipe jouer avec un Joel Embiid en pleine forme et un James Harden moins fantomatique. Dommage, cela restera du domaine du « what if« . La réalité de l’élimination est dure et froide, mais c’est en l’acceptant que Philadelphie reviendra (peut-être) plus fort la saison prochaine. 

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