Mavericks

Les Mavericks plient la série face au Jazz : 98-96 à l’extérieur, la logique de la saison régulière a été respectée

Luka Doncic & Jalen Brunson

En route pour écrire sa petite histoire.

Source image : NBA League Pass

Comment dit-on « on arrive, enfoiré de Chris Paul » en texan ? Ce jeudi, les Mavericks ont décroché la plus grande victoire en carrière pour pas mal de gars dans l’effectif. Un succès 98-96 qui propulse Luka Doncic et les siens en demi-finale de Conférence Ouest. Bravo les mecs.

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Ces Texans ont du cœur. Sur toute la série – défaites incluses – les Mavericks ont semblé maîtriser leur sujet devant un Jazz que l’historique des dernières saisons donnait pourtant vainqueur. L’équipe de Quin Snyder est une équipe expérimentée, à l’effectif pensé sur plusieurs années et dont les tauliers – pressés par l’âge et l’arrivée de nouveaux cracks – commencent à s’impatienter. La logique voudrait ainsi que Luka Doncic, prodige, mais jeune homme de 23 ans avant tout, laisse les plus anciens écrire leur histoire. Le truc, c’est que le Slovène apprend vite. Après deux éliminations consécutives au premier tour des Playoffs – toutes deux face aux Clippers – il sait d’ores et déjà comment aborder les matchs les plus importants de sa jeune carrière. Ce jeudi, bien que maladroit au tir avec 24 points à seulement 38% de réussite, sa gestion du tempo a permis à ses collègues de prendre le relais. C’est là qu’on reconnait un grand leader. D’un dribble attentif à son environnement, Luka s’est déplacé en fonction de ses partenaires et non pas dans l’unique but de créer son tir. Si la vision de Donovan Mitchell est à 50°, celle du Slovène balaie constamment les 180°. Dans le 4e quart-temps, combien de fois a-t-il ressorti le ballon pour un Dorian Finney-Smith grand ouvert dans l’axe ? Gros big up au 3&D en passant. Dans la continuité de sa série, il était en apesanteur sur ce Game 6. Jason Kidd a d’ailleurs fait de la récup’ sur le système gagnant de Tyronn Lue lors des Playoffs 2021, à savoir foutre un « glue guy » dans les pattes de Rudy Gobert. Ce glue guy, c’était Dorian Finney-Smith qui a limité le Français à “seulement” 10 points et 12 rebonds. Ajoutez à cela le match parfait de Jalen Brunson, auteur d’une clim dans le corner à moins de deux minutes du terme (24 points à 53% au tir). Même Spencer Dinwiddie (19 points à 4/7 du parking), et Dallas bâtit sa victoire sur la polyvalence de son effectif.

« Nous sentons que nous pouvons faire quelque chose de grand cette année, donc nous nous attendions tous à décrocher cette victoire. » – Dorian Finney-Smith

Le Jazz n’a pas le droit. Pas le droit de tirer à 9/35 à 3-points (26%) dans un match aussi important. L’un des plus importants de l’histoire récente de la franchise. Pas le droit d’envoyer un cinq small ball taillé Venice Beach en début de 4e quart-temps, avec pour seule consigne apparente de se créer son tir des quarante-douze mètres. Cette équipe est sans conteste l’une des plus frustrantes à regarder jouer. Quand à cinq ou six minutes de la fin, Jordan Clarkson pense pouvoir absorber le contact de n’importe quel intérieur et déclenche des lay-ups qu’il ne termine pas. Quand sur chaque 3-points de Mike Conley, la balle menace de se coincer entre l’arceau et le plexi. Quand Donovan Mitchell enchaîne les finitions athlétiques mais ne trouve jamais le bon moment pour s’arrêter et placer un système plus réfléchi. Cette équipe mérite malheureusement de sortir au premier tour des Playoffs. Les joueurs n’ont jamais donné l’impression d’aussi mal se connaître. Il n’y a pas que du mauvais, mais ce money time a reflété toutes les lacunes étalées en saison régulière. Le marcher de Mike Conley sur la dernière possession ? Que ce soit sur ses tirs extérieurs ou cette dernière action, on a senti le meneur complètement dévoré par la pression. Il a eu peur de gagner/faire gagner. Et le manquer de Bojan Bogdanovic – grand ouvert – issu d’un système parfaitement dessiné par Quin Snyder. Il tire à presque 39% à 3-points cette saison. On parie même que l’on peut monter au-delà des 50% si l’on ne comptabilise que les tirs aussi ouverts. L’ailier s’est fait bouffer par l’enjeu, lui aussi, sans jamais trouver un leader pour le rassurer. Ça sent le changement entre les montagnes.

Un match fort que l’on aurait qualifié d’absolument infecte en saison régulière mais qui, grâce au public, à l’enjeu et au finish, entre au panthéon des meilleurs matchs de ce premier tour (pas du tout).

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