Les Français en NBA

Petr Cornelie tartine ses adversaires en G League : 35 points et 15 rebonds à 7/8 du parking, renvoyez-nous tout ça au niveau supérieur

Quand la marche NBA est trop haute, un passage en G League est souvent le bienvenu pour lancer/relancer un joueur. Ancien patron de Pau-Lacq-Orthez, Petr Cornelie – qui tente sa chance outre-Atlantique – n’a pas échappé à la règle. L’international français pose chantier sur chantier avec le Grand Rapids Gold. On débrief.

Que quelqu’un lui amène un extincteur, Petr Cornelie est « on fire ». Une accroche un peu ringarde qui a au moins le mérite de résumer la situation. Depuis sa libération de contrat par les Denver Nuggets le 9 janvier dernier, l’intérieur de 2m11 enchaîne les performances XXL. Sa dernière en date ? Une victoire ce dimanche face au Wisconsin Herd avec, sortis de sa poche, 35 points, 15 rebonds, 5 assists, 3 ballons perdus et 1 block à 14/19 au tir dont 7/8 à 3-points. Le gars est donc devenu Wilt Chamberlain avec un shoot en l’espace de trois mois. Et pas dans un blowout hein, cette perf’ vient sécuriser la victoire au terme d’un match ô combien disputé ! Le Grand Rapids Gold affichait un bilan de 16 victoires pour 12 revers et devait gagner pour tranquilliser sa place dans le Top 6, zone de qualification en Playoffs. C’est chose faite. Il ne reste que sept matchs et l’équipe du Colorado prend une bonne option sur la postseason. Performant mais surtout clutch, Petr Cornelie pourrait très vite être rappelé en équipe fanion. Il n’a « que » 26 ans et un joli profil à développer au plus haut niveau.

Un grand stretch capable de scorer à outrance sans prendre le bouillon de l’autre côté du parquet ? Ça se tente ça, non ? La date butoir pour renouveler ses « two-way contracts » a expiré le 15 janvier dernier, soit six jours après que Petr Cornelie ait été coupé par Denver. La paire Markus Howard – Davon Reed remplie actuellement les deux spots des Nuggets sous cette formule. Ils ne sont pas foufous et lâchent chacun leurs deux ou trois unités en fin de rencontre. À un moment, Davon Reed a gratté sa vingtaine de minutes sans pour autant exceller. Aucune porte n’est donc fermée à un retour de Petr Cornelie en octobre prochain. Sous two-way contract, ou bien avec un bail de dix jours afin de jauger si l’international français peut ou non, directement prétendre à un contrat sur une année. Enfin bref, ce retour au premier plan est une nouvelle démonstration d’utilité de la G League, capable de remettre des talents oubliés sur le devant de la scène. Pas de notre scène hein, mais d’un champ de vision d’autant plus important, celui des GM. Advienne que pourra, mais étrangère à tout ce barouf contractuel, l’Équipe de France ne se fera pas prier pour profiter de Petr Cornelie du 1er au 18 septembre prochain, dans le cadre de l’EuroBasket 2022. À condition qu’il réponde présent bien sûr, auquel cas son profil rafraichirait en sortie de banc, derrière Rudy Gobert, Guerschon Yabusele et Moustapha Fall.

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