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Chicago ne lève pas le pied : un mois hardcore géré avec brio, le premier test est réussi dans l’Illinois

Bulls 6 octobre 2021

Solides, il n’y a pas d’autre mot.

Source : YouTube

Le 26 octobre dernier, nous publiions un papier sur le « calendrier hardcore » qui attendait les Bulls jusqu’à la mi-novembre. Presque un mois après avoir questionné le potentiel des Taureaux face à de grosses écuries, il est maintenant l’heure d’en tirer un premier bilan. Nos doutes se sont-ils dissipés sous un afflux de victoires ? On débrief.

Zou, tout droit dans le bureau d’Albus Dumbledore et tête la première dans la pensine. Une semaine après le début de saison 2021-22, les Bulls sont en 4-0. Un bilan qui attribue pour l’instant une grande crédibilité à l’intersaison réalisée par le front office de Chicago. Les arrivées de Lonzo Ball, Alex Caruso, DeMar DeRozan ou encore Derrick Jones Jr. impactent positivement le jeu de l’équipe, mais en sera-t-il de même dans quelques semaines ? Du 26 octobre au 22 novembre, le calendrier qui attend les Taureaux pourrait effectivement climatiser tout l’Illinois : Sixers, Nets, Jazz, Clippers, Lakers, Nuggets, une tripotée de prétendants au titre se dresse sur le chemin de nos amis cornés. Les premiers succès en amont de cette route de la muerte furent obtenus contre les Pistons, les Pelicans et les Raptors. On ne dit rien, et même si la hype croît vitesse grand V, on n’en pense pas moins. Oui, Chicago pourrait faire l’illusion d’un excellent début de saison, avant de rapidement bousculer le moral de fans qui se voient déjà tout en haut. Est-ce arrivé ? Un mois plus tard, on fait le bilan.

  • vs Knicks le 28 octobre – défaite 
  • vs Jazz le 30 octobre – victoire
  • vs Celtics le 1er novembre – victoire
  • vs Sixers le 3 novembre – défaite
  • vs Sixers le 6 novembre – défaite
  • vs Nets le 8 novembre – victoire
  • vs Mavericks le 10 novembre – victoire
  • vs Warriors le 12 novembre – défaite
  • vs Clippers le 14 novembre – victoire
  • vs Lakers le 15 novembre – victoire
  • vs Blazers le 17 novembre – défaite
  • vs Nuggets le 19 novembre – victoire
  • vs Knicks le 21 novembre – victoire
  • vs Pacers le 22 novembre – ce soir

Sur cette période, les Bulls s’en tirent pour l’instant avec 8 victoires pour 5 revers. On dit « pour l’instant » car il reste encore le match de ce lundi face aux Pacers, qui même s’il termine au fond d’un tiroir-caisse de l’Indiana, ne retirera pas tout le positif accumulé sur les dernières semaines. Des succès de prestige contre Brooklyn, Utah, Denver et les deux franchises de Los Angeles, rapidement contrastés par une double défaite face à Philly. Le blowout mangé à San Francisco et signé Steph Curry fait lui aussi un poco tâche. Allez, on met ça tranquillement sur le compte de l’enchaînement des gros matchs, ainsi que de l’indisponibilité de Nikola Vucevic depuis le 11 novembre dernier, malheureusement testé positif au Covid-19. Moins globalement, les individualités ont montré de belles choses. Le deuxième choix de la Draft 2017, Lonzo Ball, tourne aujourd’hui à 44% du parking moyennant sept tentatives par rencontre. Enfin utile au sein d’un collectif ambitieux, il combine merveilleusement bien avec Derrick Jones Jr. et Zach LaVine, notamment en transition. La hype DeMar DeRozan n’est pas non plus redescendue. L’ancien des Spurs claque de chouettes moyennes de 26,8 points, 5,4 rebonds, 4,2 assists et 1 interception à 49% au tir dont 36 à 3-points. Est-ce qu’il figure pour l’instant dans la course au titre de MVP ? Avec ce genre de stats et le trône de la Conf’ Est, sans aucun doute. Voilà pour les têtes pensantes d’un effectif qui en compte beaucoup, avec une pensée pour l’excellente défense made in Alex Caruso depuis le début de l’exercice.

Quid de la suite ? Sur les 3 prochaines rencontres, les Bulls vont jouer les Pacers, les Rockets et le Magic, avant de se recoltiner un passage épicé Heat – Hornets – Knicks – Nets – Nuggets. Une fois cet acharnement de la programmation terminé, le calendrier dégraisse intensément. Le Zo’ et ses potes joueront mains dans les poches jusqu’à début janvier, tentant alors de faire le plein de victoires devant Pistons, Raptors et Rockets, entres autres.

Gros poisson ou pas, les taureaux ont la dalle. Tout simplement injouable en ce début de saison, l’escouade de Billy Donovan slalome entre les gros rendez-vous et prend ce qu’elle est en capacité de prendre lorsque la fatigue ne se fait pas trop ressentir. Cette équipe reste jeune, il y aura forcément des creux, alors profitons.

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