TrashTalk Award

TrashTalk Award – S04 E04 : Cade Cunningham et Jalen Green ont eu leur premier accrochage, le premier d’une longue série ?

Cade-Cunningham-Jalen-Green-11-novembre-2021

Possible que ces deux là s’écharpent beaucoup dans les années à venir.

Source image : NBA League Pass

La NBA n’est jamais la dernière pour apporter son lot de saillies verbales en tous genres entre ses différents protagonistes. Et forcément, comptez sur nous pour les recenser aussi souvent que possible, car sans être trop premier degré, on est friands de ces duels musclés. Alors, c’est qui pour vous la plus grande gueule du moment ?

La précédente édition du TrashTalk Award a été remportée par l’octogone sans règles des Jokic et des Morris.

Candidat # 1 : Jalen Green provoque Cade Cunningham (et mange sa tech)

Depuis que Cade Cunningham a été drafté devant Jalen Green, il semble que ce dernier ne porte pas réellement le numéro 1 de la dernière Draft dans son coeur. L’explosif arrière des Rockets semble manger son seum à la petite cuillère depuis ce fameux 29 juillet 2021, jour où les Pistons ont donc choisi l’ancien crack d’Oklahoma State, et chaque match qu’il va disputer contre lui semble être une source de motivation. La preuve lorsque Green a écrasé un dunk face à Detroit le 11 novembre. Asseyez-vous bien sagement, on est peut-être en train d’assister à la naissance de l’une des grandes rivalités de demain.

« Jalen Green a laissé entendre sa voix à Cade Cunningham après ce dunk. »

L’ancien pensionnaire de G-League a clairement fait entendre sa voix à son collègue de Draft, récoltant même une faute technique au passage. On ignore ce que Green a dit à Cunningham, mais ce qui est sûr, c’est que Jalen Green est du genre à être confiant et à poser son cerveau en octobre pour le récupérer en avril. Les membres de cette cuvée ne manquent clairement pas de confiance en eux. Chaque membre du top 5 s’est un peu saucé avant le début de saison. Cunningham veut déjà le ballon dans les moments chauds, Green se voit comme le numéro 1 officieux de cette Draft, Evan Mobley pense pouvoir devenir le type de joueur encore jamais vu auparavant, Scottie Barnes aspire à devenir le meilleur joueur de la ligue, et Jalen Suggs retient toutes les équipes qui ne l’ont pas choisi, tout en étant persuadé qu’il aurait réussi, peu importe l’endroit.

En tout cas, pour en revenir à ce dunk et à cette tirade qu’a pu envoyer le Rocket au Piston, pas de quoi impressionner le très calme Cade Cunningham.

« Ça va dépendre de ce que mes adversaires vont dire, mais je vais parler aussi. Ce que m’a dit Green ? Je n’ai rien entendu de très important, je pense que c’était juste pour les caméras. »

Candidat # 2 : Chris Paul s’amuse des jeunes Rockets

Les Rockets ne gagnent pas beaucoup, mais au moins, les Rockets se marrent bien cette saison. Quand on voit un back-court composé de Kevin Porter Jr. et Jalen Green, deux joueurs aussi talentueux que fantasques. Les plus méchants d’entre vous diront que ce ne sont pas les plantes les mieux arrosées du jardin, nous, on se contentera de dire qu’ils aiment bien jouer pour le buzz. Mais malheureusement pour eux, l’expression « ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace » va se vérifier face à Chris Paul.

« Arrêtez de jouer avec CP3. »

En voyant Kevin Porter Jr. faire 74 dribbles sur place, CP3 était déjà lassé de son match, voire de sa vie, et alors que le jeune effronté a essayé de le dépasser en défense, le Point God a juste eu à balancer sa main de façon nonchalante pour dévier la balle. Houston récupère tout de même la possession, et c’est ensuite Jalen Green qui obtient la gonfle et tente une solution plus radicale, à savoir un démarrage rapide vers le cercle, mais là encore, la paluche de Chris Paul rôdait dans les parages, tout comme sa désinvolture au moment de taper la gonfle. Une fois la balle sortie, le Sun mime des interceptions multiples, insinuant qu’il est partout en défense, et qu’on ne le passe pas aussi facilement, aussi vieux soit-il. Pour rappel, Chris Paul est actuellement le meilleur intercepteur de la NBA. KPJ et le numéro 2 de la dernière Draft l’ont probablement oublié avant de se croire sur une Mixtape And 1.

Candidat # 3 : Kyle Kuzma ATOMISE la ville de Cleveland

Ça faisait un bail que la ville de Cleveland n’avait pas pris une boursoufle perdue de la part d’un joueur NBA. Il y avait eu Joakim Noah à l’époque, qui avait plus ou moins parlé de « ville de merde », Draymond Green conseillait également à la ville de garder la parade du titre de 2016 car ce serait la dernière avant longtemps. Plus récemment, JJ Redick confiait dans un podcast que ça le faisait clairement chier d’aller jouer dans l’Ohio. Désormais, c’est au tour de Kyle Kuzma d’envoyer sa petite pique, mais à sa décharge, ils l’ont un peu cherché cette fois-ci.

 « Kyle Kuzma – A gagné un titre NBA grâce à LeBron James »
« Ville de Cleveland, nous avons quelque chose en commun. Ravi de vous rencontrer ! »

Une belle façon de renvoyer une vanne encore plus belle, de ne pas se cacher tout en encensant LeBron James, principal artisan du titre des Lakers en 2020, mais était-il important de le rappeler ? D’ailleurs, face aux Cavs quelques jours plus tôt, le Kuz a scoré 22 points et prouve qu’il est plus que bien intégré dans le système des Wizards. Ayant aperçu des pancartes se moquant de lui, il a répondu de la meilleure des manières sur le terrain, avant d’en rajouter une couche sur la ville de l’Ohio

 « C’est de la faute des fans si Cleveland a perdu, j’ai vu une pancarte qui indiquait « Kuzma a gagné un titre grâce à LeBron », les fans ont trop parlé. J’ai juste répondu que sans LeBron, Cleveland ne vaudrait rien. »

Candidat # 4 : Tristan Thompson, quant à lui, ne s’embête pas et dézingue la moitié des Etats-Unis

Certains, comme Kyle Kuzma, restent plutôt « softs » et se concentrent sur une seule ville pour balancer tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables. Sauf que la délicatesse, sur le terrain comme dans ses déclarations, c’est le cadet des soucis de Tristan Thompson, qui s’est dit que vanner une seule ville ne suffisait pas pour calmer ses ardeurs. Après un road-trip complètement foiré de la part de ses Kings, Tristan Kardashian n’a clairement pas mâché ses mots à l’égard des franchises qui ont accueilli Sacramento en ces derniers jours de Novembre. Les Kings sortent de ce trip avec un bilan de 3 défaites pour une seule petite victoire face aux Pistons.

 « Au final, la vérité, c’est qu’on aurait dû finir ce road-trip avec un bilan de 4-0, point barre. Les équipes qu’on a affrontées, elles ne veulent pas gagner de matchs. »
« OKC, ils veulent reconstruire, tout le monde sait ça. Les Spurs, ils ont tous ces jeunes, ils essayent de se trouver, ils ont genre sept mecs qui jouent le même poste. Est-ce qu’ils veulent gagner ? Peut-être. Est-ce qu’ils veulent être en Playoffs ? Probablement pas, ils préfèrent un pick dans le Top 10. Les Timberwolves, ils ont des noms, mais est-ce qu’ils essayent de gagner ? Ils balancent les dés et regardent ce qui arrive, ils essayent de trouver leur équilibre. Detroit ? Ils ne veulent pas gagner, ils veulent un autre choix de Top 3, Top 5. Je ne veux pas manquer de respect à ces joueurs, […] mais trois de ces quatre équipes ne voulaient pas gagner ces matchs, elles sont probablement énervées d’avoir gagné »

Même si ce n’est pas la ville en question qui est ciblée ici, on peut dire que les fans du Thunder, des Spurs, des Pistons et des Wolves apprécieront la petite attention du double T à leur égard. Même si le champion NBA 2016 n’a pas totalement tort dans ses propos, on ne peut pas dire qu’il soit beaucoup mieux loti avec les Kings, qui certes, cherchent à gagner des matchs (en tout cas officiellement), mais vont se retrouver probablement 11èmes à l’Ouest en fin de saison et choisir en 9 ou 10ème position à la Draft, quand les meilleurs prospects seront déjà partis. Au final, cette punchline de Tristan Thompson sur l’incapacité des Kings à battre ces quatre équipes était plutôt destinée aux Kings.

Candidat # 5 : la télévision de Boston encense Schröder… en vannant le salaire de Westbrook

Lors de cette intersaison, Dennis Schröder a réalisé le pire move en terme de contrat signé, et ce depuis Nerlens Noel. Après avoir décliné deux propositions de la part des Lakers, respectivement de 33 millions sur 2 ans et 84 millions sur 4 ans, l’allemand s’est retrouvé agent-libre mais est très loin d’avoir déchaîné les foules, les franchises ne se bousculant pas au portillon pour l’enrôler. Ce sont finalement les Celtics qui ont mis la main sur le meneur pour une saison et même pas 6 millions de dollars. Un beau rabais, et pourtant ce n’était pas vraiment une liquidation. Schröder s’en est même amusé sur Instagram à l’époque.

 

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Une publication partagée par Dennis Schröder (@ds17_fg)

« Je ne le ferai qu’une fois, insérez ici vos meilleures façons de gaspiller votre argent. C’est mon anniversaire, alors passons au-dessus de ça et retournons au boulot. »

Mais Dennis Schröder avait prévenu, il allait très vite se remettre au boulot et il a tenu parole sous la tunique verte, signant actuellement des stats de 17.2 points, 3.9 rebonds et 5.1 passes décisives par match, ce qui en fait l’un des contrats les plus rentables de cette saison (mais qui ne devrait pas le rester bien longtemps. Et du côté de la TV à Boston, lors d’une interview d’après match, on en a profité pour en placer une belle à Russell Westbrook, sur qui les Lakers ont préféré miser cet été.

« Vous le payez vraiment 44 millions ? »

En plus, cette décision des Lakers a indirectement profité aux Celtics, qui se réjouissent aujourd’hui de voir Dennis Schröder s’éclater sous leurs couleurs, pendant que Westbrook noircit la feuille, comme d’habitude, mais doit encore trouver des automatismes avec ses coéquipiers. Après on conseille quand même aux C’s d’en profiter, car leur début de saison n’est clairement pas à montrer dans toutes les écoles de basket, et heureusement justement qu’un type comme Schröder a le coeur sur la main et bosse au SMIC.

Candidat Bonus : ce fan des Knicks en place une belle pour le Barclays Center

La rivalité de Los Angeles est de retour depuis quelques années déjà, mais nous sommes actuellement en train d’assister à la renaissance de celle de New York également. Jamais les derniers pour se tirer dans les pattes, Knicks et Nets font aujourd’hui partie des franchises qui comptent à l’Est mais surtout en NBA plus globalement, et c’est forcément l’une des raisons pour lesquelles ça se punchline sévère à la Big Apple, entre Knicks et Nets. Demandez plutôt à ce fan des Knicks.

« Est-ce qu’un match des Knicks est approprié pour un premier rendez-vous ? »
« Va au Barclays, c’est si calme que vous allez pouvoir très bien vous connaître. »

La gratuité de cette réponse est absolument incroyable. Le Barclays Center n’a pas eu à verser le moindre centime pour recevoir cette balle perdue. En même temps, La Mecque du basket, c’est bien le Madison Square Garden (en attendant qu’un naming foireux vienne détruire cette institution), et forcément, les Knicks y vont à fond pour dénigrer la salle des Nets, qu’ils jugent sans âme. Attention quand même de ne pas trop froisser Kevin Durant les amis.

Du lourd encore une fois pour cette période, avec de la punchline et du tacle en veux tu en voilà. Et la réponse à la question suivante vous revient : qui a eu la plus grande gueule sur cet épisode ? A vous de nous le dire.

Mais qui a eu la plus grande gueule dans cet épisode ?

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