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Sekou Doumbouya coupé par les Lakers : c’était déjà pas facile, mais alors si les blessures s’en mêlent…

Sekou Doumbouya 7 novembre 2021

Tellement dur.

Source : NBA League Pass

Mardi matin, Sekou Doumbouya a posté une story Instagram dans laquelle sa jambe droite est recouverte d’une grosse atèle. Sans aucune communication extérieure quant à la gravité de sa blessure, ce genre d’image inquiète fortement. Quelques heures plus tard, nos craintes se sont confirmées avec un tweet de Shams Charania annonçant la séparation entre le frenchie et les Lakers. On débrief.

Quelle indignité. Bon sur les quelques séquences de jeu qui lui ont été octroyées depuis son arrivée à Los Angeles, Sekou Doumbouya vient finalement d’être coupé par les Lakers. La faute à une blessure que ne peut se permettre la franchise californienne dont l’infirmerie est déjà forte des présences d’Anthony Davis, LeBron James, Kendrick Nunn, Austin Reaves et Trevor Ariza. Pas de place pour les sentiments donc, et quand Chaundee Brown cartonne avec les South Bay en G League (23 points et 10 rebonds en une seule rencontre disputée), difficile pour le front office de consacrer un spot à un joueur en convalescence. En seulement 16 minutes de jeu sur la saison régulière, Sekou a pourtant claqué 14 points, 6 rebonds, 3 interceptions et 2 blocks à 5/8 au tir. Moral de l’histoire ? C’est très propre mais pas réitérable avec une jambe en vrac. Selon Shams Charania, le petit Chaundee Brown profite de l’éviction du frenchie et rejoint Jay Huff – un intérieur jusque-là peu utilisé – sous la formule du two-way contract avec les Lakers. La chance sourit aux audacieux : Chaundee l’est peut-être, mais quelle désillusion pour Sekou.

Quid de la suite pour le Prince poitevin ? Il a beau scorer dès qu’il foule un parquet NBA, Sekou Doumbouya vient de traverser les États-Unis en quelques mois sans pour autant parvenir à trouver franchise à ses gros panards : les Pistons l’ont refourgué, Rockets et Nets n’ont même pas essayé, puis les Lakers l’ont dégagé. La piste d’un retour en Europe n’est donc pas à écarter pour le quinzième choix de la Draft 2019. Un passage en Euroligue avant de retenter sa chance chez l’Oncle Sam pourrait même lui faire extrêmement de bien. Mais il n’est pas non plus impossible que les prétendants cainris soient encore en nombre pour tenter le (Se)coup Doumbouya. Certaines équipes, en manque de scoring en sortie de banc, seraient bien inspirées de discuter avec le franco-guinéen pour lui offrir un cadre stable propice à son développement. Il devra cependant gommer ce manque de professionnalisme parfois irritant. À Detroit, son comportement l’a égaré à des kilomètres du basket-ball, si bien qu’à la fin du mois de janvier 2020, Dwayne Casey a même avoué « ne plus sentir la flamme en lui ». C’est un peu embêtant après seulement quelques semaines de compétition. Pour réussir, des choses devront changer, c’est certain. En attendant, on vous refout sa plus belle action sur les parquets amerloques, parce que cela ne peut tout simplement pas s’arrêter là.

Come back stronger, mais pas à Pau-Lacq Orthez non plus. Que cela serait dommage de profiter de Sekou Doumbouya sur les parquets européens, seulement deux ans après sa draft. L’échec se dessine, mais tant que le freak n’est pas dans le jet direction Poitiers capitale de la Vienne, rien n’est terminé.

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