Warriors

Stephen Curry et Draymond Green voulaient conserver Avery Bradley : le management des Warriors a dit niet, concrètement ça veut dire quoi ?

Draymond Green Stephen Curry 18 février 2021

Chelou le message envoyé par les dirigeants.

Source image : NBA League Pass

C’est peut-être une transaction qui n’a pas fait gros bruit quand elle est tombée, mais elle peut potentiellement signifier beaucoup. Tout récemment, les Warriors ont décidé de couper le vétéran Avery Bradley, qui était arrivé fin septembre à travers un contrat non garanti pour essayer de renforcer le backcourt de Golden State. Une décision quelque peu surprenante quand on sait que Stephen Curry et Draymond Green voulaient le conserver… 

Quand on a vu Axel Toupane débarquer chez les Warriors peu après le renvoi d’Avery Bradley, on était tous heureux de voir le Frenchie trouver un nouveau point de chute après son passage à Milwaukee. Même s’il a de bonnes chances d’évoluer en G League et que les Warriors finissent par garder leur 15e et dernier roster spot ouvert, Toupane est aujourd’hui dans la Baie de San Francisco, contrairement à l’ami Bradley. Et cette phrase nous interpelle beaucoup parce que ce dernier avait récemment reçu les louanges d’un certain Stephen Curry. Habituellement, quand vous êtes validé par le meilleur joueur et le visage d’une franchise, vous avez de bonnes chances d’avoir votre place dans le roster. On connaît le pouvoir des superstars NBA et l’impact qu’elles peuvent avoir sur les décisions du management, qui souhaite évidemment satisfaire au mieux sa (ou ses) poule(s) aux œufs d’or. Mais à San Francisco, dans le cas d’Avery Bradley, cela ne s’est donc pas passé de cette manière. En fin de compte, Bradley n’a même pas passé un mois chez les Warriors. Il a participé à quatre des cinq matchs de présaison des Dubs dans un rôle de remplaçant, avant de sauter à quelques jours seulement du début de la régulière. Si l’arrière vétéran (bientôt 31 ans) est loin d’avoir impressionné lors des rencontres de prépa, il représente le type de joueur avec lequel des mecs comme Steph, Klay Thompson, Draymond Green ou encore Andre Iguodala aimeraient jouer pour retrouver au plus vite les sommets. De l’expérience, de la défense, une mentalité de « bulldog » pour reprendre un terme utilisé par Curry… bref il cochait pas mal de cases aux yeux du noyau dur de Golden State. Mais visiblement pas assez aux yeux du front office.

En apprenant la news, il est probable que Steph Curry ait levé un peu les sourcils. Genre, « en fait ce que je dis ça compte ou pas ? ». Car plus on avance, plus on a l’impression qu’il y a un décalage entre la vision et les ambitions des joueurs en place – de Curry à Green en passant évidemment par Thompson et Iggy – et un front office qui garde forcément un œil sur la comptabilité de l’équipe tout en jetant un autre sur l’avenir de la franchise. Quand on regarde l’effectif des Warriors aujourd’hui derrière ce quatuor qui était au cœur de la dynastie des Dubs ces dernières années, on voit certes plusieurs joueurs clairement destinés à apporter immédiatement (Andrew Wiggins, Kevon Looney, Nemanja Bjelica, Juan Toscano-Anderson, Otto Porter Jr.), mais il y a aussi un mouvement jeunesse assez marqué avec les James Wiseman, Jonathan Kuminga, Moses Moody et Jordan Poole. Jeunesse, développement, patience… pas vraiment le genre de termes qui font aujourd’hui partie du champ lexical de Stephen Curry et Cie, qui parlent uniquement Playoffs et titre NBA. Alors évidemment, ce sera au coach Steve Kerr de prendre des décisions et il a l’air d’être dans le même état d’esprit que ses stars, c’est-à-dire en mode win now. Pas sûr que Wiseman et les deux rookies sélectionnés à la dernière Draft NBA (qui sont bien là malgré les rumeurs de trade en amont de la Draft) soient des membres très actifs de la rotation californienne. Et qui sait, complètement à l’inverse, certains de ces jeunes talents pourraient apporter un vrai soutien à Golden State malgré leur manque d’expérience, comme Poole par exemple qui semble prêt à décoller comme une fusée. Mais quand on prend tout en compte (on n’oublie pas le trade d’Eric Paschall contre… un deuxième tour de draft), qu’on y ajoute un épisode tel que celui d’Avery Bradley (qui ressemble à une décision d’ordre économique car les Dubs envisagent visiblement de laisser une place libre dans l’effectif, eux qui sont largement dans la luxury tax), on peut légitimement se demander si tout le monde tire vraiment dans le même sens au final. Car, spoiler, si ce n’est pas le cas, la dynastie Warriors ne risque pas de se relancer.

Le management des Warriors est en train de montrer que c’est bien lui qui prend les décisions au sein de la franchise. C’est évidemment son rôle mais dans le même temps, quand vous faites des choix contraires à la volonté de vos stars, vous envoyez des signaux assez chelous concernant vos véritables ambitions. Affaire à suivre. 

Source texte : The Athletic

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