Thunder

Ça s’est passé un 3 septembre : le Thunder dévoile son nom et son logo, le début d’une belle histoire à Oklahoma City

Paycom Center Chesapeake Energy Arena 9 juin 2020

13 ans que le Tonnerre gronde dans l’Oklahoma !

Source image : League Pass

Le 3 septembre 2008, l’Oklahoma City Thunder tel qu’on le connaît aujourd’hui naissait officiellement. En effet, le nom, les couleurs et le logo furent dévoilés ce jour-là. Et depuis, à travers cette identité, OKC s’est construit une belle petite histoire en NBA et a su se forger une fanbase importante. 

Durant l’intersaison 2008, les Seattle SuperSonics délocalisaient et devenaient officiellement l’Oklahoma City Thunder. La raison de ce déménagement ? Un nouveau propriétaire – Clay Bennett – originaire de l’Oklahoma arrivé en 2006 aux Sonics, et une salle – la Key Arena – qui peine à être rénovée. Ce 3 septembre 2008, les contours de la franchise d’OKC sont donc dévoilés : le nom, le logo, les couleurs, bref c’est le début du Thunder. Pour les couleurs, selon un article d’ESPN à l’époque, Clay Bennett expliquait que le bleu se référait au drapeau de l’État de l’Oklahoma. Le jaune représentait le soleil, et la couleur rouge-orange le coucher de soleil. Changement de salle forcément aussi, direction le Ford Center à Oklahoma City (déjà utilisé quand les New Orleans Hornets étaient sur place après l’Ouragan Katrina en 2005, ce qui avait boosté les chances d’OKC d’obtenir les Sonics), qui deviendra la fameuse et bouillante Chesapeake Energy Arena. Même si elle change de nom pour l’année prochaine, on continuera de l’appeler la Peake un bon bout de temps encore.

Concernant le nom, il fait bien évidemment référence à la localisation d’Oklahoma City au milieu de la Tornado Alley. Les tornades dans l’Oklahoma, c’est monnaie courante. C’est également une référence, comme le rapporte ESPN, à la 45e division d’infanterie basée à OKC qui porte Thunderbirds comme surnom, en référence à l’héritage indien de l’État. De plus, toujours d’après ESPN, l’un des plus grands succès du chanteur Garth Brooks, originaire de l’Oklahoma, était « The Thunder Rolls », autre référence au nom de la franchise. D’autres noms avaient été évoqués à la place de Thunder au moment de la création de la franchise. Attention, certains sont assez drôles : Wind, Barons, Marshalls, Energy et Bison. On dirait les noms proposés dans 2K quand tu crées une équipe avec un maillot rose fluo. Par contre, quand on y pense avec un peu de recul, juste après avoir drafté Russell Westbrook, choisir Bison comme nom de franchise aurait pu être assez parlant.

Depuis ce 3 septembre 2008 et le choix du nom « Thunder », OKC s’est imposé comme une équipe qui compte dans la Grande Ligue. La franchise de l’Oklahoma n’a raté les Playoffs qu’à trois reprises dans la Conférence Ouest, une vraie performance. En même temps, c’est plutôt pratique d’avoir des phénomènes comme Kevin Durant et Russell Westbrook, draftés par les… Sonics. Toutefois, des dates assez identifiables vont marquer plusieurs tournants dans l’histoire de la franchise. D’abord, le 27 octobre 2012, lorsque James Harden, meilleur sixième homme de la saison précédente, est échangé aux Rockets. Un des plus gros « What if » de la décennie. Puis, le tristement célèbre 4 juillet 2016, où Kevin Durant annonce son intention de rejoindre les Warriors. Enfin, après un shoot immense de Damian Lillard lors du premier tour des Playoffs, Sam Presti – boss du Thunder – décide de trader Paul George aux Clippers le 6 juillet 2019. Un énorme virage est amorcé, puisque c’est ensuite le franchise player Russell Westbrook qui est transféré à Houston contre Chris Paul. C’est alors le début de la reconstruction et l’accumulation des picks de draft, même si OKC goûtera tout de même une dernière fois aux Playoffs en 2020.

Dans un petit marché et une région qui n’attire pas forcément les foules, les victoires auront ainsi été au rendez-vous pendant une bonne décennie. On retiendra forcément aussi les promesses déchues en Playoffs, où le Thunder n’a jamais réussi à aller au bout malgré un roster qui semblait destiné à dominer. Mais avec une Finale NBA, trois finales de conf’, dix campagnes de Playoffs, OKC est devenue une franchise marquante au sein de la Ligue. Place maintenant à la complète reconstruction, les années à venir s’annoncent beaucoup plus compliquées. Courage à tous les fans. 

Source texte : ESPN, Basketball Reference

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