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Kings from the Queens : Kenny Smith, toujours aux côtés des plus grands, plus qu’une coïncidence

Kenny Smith 30 juin 2021 rockets

Quand t’as bossé avec MJ, Bill Russell, Hakeem, Shaq et Chuck…

Source image : YouTube

Dans le cadre de la sortie de la deuxième série spin-off de l’univers power « Power book III : raising Kanan » le 18 juillet 2021, sur la plateforme de notre partenaire Starzplay, TrashTalk s’est lancé dans une série également. Une série d’articles sur des basketteurs qui ont réussi une belle carrière en NBA après avoir, comme Kanan Stark le héros ou comme 50 Cent le producteur de la série, grandi dans le Queens à New York. Leurs fortunes sont diverses mais leurs histoires sont passionnantes. Sixième et dernier épisode aujourd’hui : Kenny Smith.

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Posé sur son perchoir – le deuxième tabouret en partant de la droite – sur le plateau de l’émission Inside The NBA sur TNT, Kenny Smith rend chaque saison un peu plus chaleureuse et agréable à suivre avec ses acolytes préférés : Shaquille O’Neal, Charles Barkley et Ernie Johnson. Si les deux premiers ne sont plus à présenter et que ce dernier est l’une des personnalités préférées des Américains grâce à sa bienveillance et ses qualités de présentateur, Kenny Smith est totalement à sa place au sein de ce quatuor devenu iconique pour tous les fans de NBA. Pouvoir débriefer et faire l’actu de la plus belle ligue du monde sur le programme phare du diffuseur officiel, ce n’est pas donné à tout le monde. Mais le charisme, la confiance, l’expérience du parquet et le sourire de ce gamin du Queens lui ont permis de réaliser l’une des plus belles reconversions possibles pour un ancien joueur de haut niveau depuis sa retraite sportive en 1997. Car oui, avant de nous gratifier de ses plus belles palettes techniques et de débats bourrés de mauvaise foi et de piques amicales avec Chuck et le Shaq, Kenny Smith était d’abord un role player qui a côtoyé quelques-unes des plus grandes stars NBA pour se façonner un CV moins rempli que celui de Charles Barkley mais avec deux bagues de champion en plus, quand même.

Flashback au début des années 70. Kenny Anderson vient à peine de voir le jour quand son homonyme et ainé, Smith de son patronyme, use ses premières chaussures sur les playgrounds de LeFrak City dans le Queens. L’hiver, tout le monde s’y met pour gratter le givre avec le talon de ses pompes pour dégager suffisamment de surface goudronnée sous le panier pour pouvoir commencer à jouer. Le genre de souvenir qui marque alors que maman Annie Mae veillait au grain et surveillait discrètement tout ce qu’il se passait depuis l’appartement familial du douzième étage. Kenny n’est pas tout de suite le plus dominant, mais il a tout ce qu’il faut en magasin sur le plan physique et dans la tronche pour devenir un bon joueur. Façonné par son entraîneur, Jack Curran, à la Archbishop Molloy High School, c’est donc au lycée qu’il laisse entrevoir son plein potentiel en étant retenu dans la First Team All-America lors de sa senior year. Meneur adroit de loin et monté sur ressort, il est avant tout un scientifique du jeu. A chaque borough new-yorkais son identité, et dans le Queens on a affaire à des intellectuels du basketball comme il l’expliquera dans un reportage de la NBA.

« Dans le Queens, on a toujours été des joueurs qui savent réfléchir. Brooklyn c’était la dureté, ils avaient la dalle. Manhattan avait ce côté cool et branché. Nous, on comprend la science du jeu. »

Son profil tape dans l’œil du mythique coach universitaire, Dean Smith, qui le recrute du côté de North Carolina où Kenny Smith va rejoindre un certain… Michael Jordan. Même si la saison ne se terminera pas comme prévu, avec une élimination précoce en March Madness, celui que l’on surnomme The Jet a engrangé une expérience inestimable auprès du jeune GOAT. Au bout de quatre ans de fac, Smith fait le grand saut et atterrit à Sacramento, en sixième position de la Draft NBA 1987. L’effectif californien est très faible mais il en profite pour enchaîner les titularisations et empiler les stats en attendant des jours meilleurs. Surtout, il a encore la chance de côtoyer une autre légende du jeu, Bill Russell étant alors le coach des Kings avant d’en devenir le GM. L’homme aux 11 bagues croit en sa nouvelle pépite et veut à tout pris le protéger de cette lose ambiante qui plane dans le vestiaire de la capitale d’état.

« Bill Russell avait un concept intéressant pour moi en tant que rookie. Il m’a dit ‘Tu devras systématiquement t’assoir à côté de moi dans le bus.’ Mais je ne voulais être assis à côté du coach durant toute la saison alors je commence à marcher vers le fond du bus et il m’attrape par le col en me disant ‘Tu dois rester à côté de moi’. Je lui demande pourquoi et il commence à pointer mes coéquipiers du doigt un par un en disant ‘Parce que c’est un loser, lui aussi, lui aussi… et ils ne vont jamais rien gagner.’ LaSalle Thompson veut prendre la défense de ses collègues mais le coach va plus loin ‘J’essaye de les trader, mais personne n’en veut’. »

Finalement sorti de ce calvaire, c’est à Houston que Kenny Smith va vivre ses plus belles années de basketteur professionnel après un passage éclair à Atlanta. Dans le Texas et en tant que meneur titulaire des Rockets, il va ainsi faire partie du back-to-back victorieux des Fusées (1994-1995). Hakeem Olajuwon est évidemment la star de cette équipe et The Jet n’aura jamais l’honneur d’être convié au All-Star Game mais il empoche ainsi deux bagues dans un rôle important au sein de l’équipe de Rudy Tomjanovich. Dans le Game 1 des Finales 1995, il battra aussi le record du nombre de bombinettes à 3-points avec 7 tirs primés dans un match comptant pour la dernière série des Playoffs. Et malgré l’absence d’étoile à son palmarès, il deviendra également le premier joueur à participer à deux concours du All-Star Weekend la même année en 1993 (dunks et 3-points). Toujours présent pour faire le show.

Point guard solide et starter la grande majorité de sa carrière, Kenny Smith était à la fois un showman et un bon coéquipier. Que ce soit à North Carolina avec MJ, à Sacramento sous les ordres de Bill Russell, à Houston au service de Hakeem Olajuwon ou maintenant sur les plateaux de télévision avec Chuck et le Shaq, il a toujours fait équipe avec les plus grands de ce sport. A ce niveau-là, on ne peut plus parler de hasard pour l’un des consultants préférés des fans de NBA.

Source texte : The New York Times, NBA, TNT, BTM

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