Jeux Olympiques

Luka Doncic est un extraterrestre : 48 points, 11 rebonds, 5 passes et 3 contres face à l’Argentine, la planète est à ses pieds

Luka Doncic 26 juillet 2021

48 points à 18/29 dont 6/14 du parking, 11 rebonds, 5 passes et 3 contres en 31 minutes, des Argentins en PLS. Messieurs dames, Luka Doncic.

Source image : FIBA

On attendait beaucoup de l’entrée en lice de la Slovénie dans ces Jeux Olympiques et pour cause, la sélection emmenée par Aleksander Sekulic possède en ses rangs le genre de joueur que vous ne rencontrez qu’une fois dans votre vie. Ce joueur ce n’est pas Mike Tobey, heureux détenteur d’un joli passeport slovène mais bien Luka Doncic, auteur tôt ce matin d’un festival tout simplement all-time dans le basket FIBA, pour son tout premier match aux Jeux.

Ce gamin est différent. Tout simplement différent. Déjà très en vue il y a quelques semaines quand il fallut retrousser les manches pour se défaire à Kaunas d’une Lituanie à domicile afin de composter le billet pour Tokyo, Luka Doncic a donc remis ça de manière tout à fait logique, pour se présenter une nouvelle fois à la planète FIBA comme le gendre basketballistique parfait, mélange de bouille à croquer et de talent interstellaire. Ce n’était pourtant pas gagné, avec comme apéritif corsé… l’Argentine au menu, une équipe validée par la street depuis un bail et au passage vice-championne du Monde en titre. Facundo Campazzo et ses coups de vice et/ou génie ? Luis Scola et son statut de meilleur joueur du monde chez les plus de 50 ans ? Gabriel Deck et son demi-mulet ? Peu importe, l’Argentine aurait bien pu envoyer Cell ou Freezer que le petit Luka n’aurait pas rechigné non plus à s’essuyer les groles sur ce premier match en carrière aux Jeux.

Spoiler ça va très vite, car dès l’entame de match le meneur des Mavs marque ces Jeux Olympiques de son empreinte. Quatre tirs à 3-points, quatre fois les filets qui brûlent, et on se rend très vite compte que cette matinée sera « différente », tout en oubliant de mâcher correctement nos viennoiseries. Est-ce que c’est pour ça qu’on s’étouffe ? Est-ce que c’est plutôt à cause du festival en cours ? Un peu des deux sûrement, et après un quart-temps l’Argentine s’accroche mais a déjà vu le petit prodige planter 17 points, avec le sourire, avec la banane. 17 points après un quart-temps et 31… à la mi-temps, avec une équipe de Slovénie qui a bien évidemment fait le trou et qui mène de 20 points. Le débat parallèle de la pause ? Les 55 points d’Oscar Schmidt en 1988 en sueur, et le bilan des Slovènes lorsque Luka est en short, un bilan de… 14-0, autant leur donner la médaille d’or tout de suite. Des Argentins KO debout devant tant d’impertinence, devant tant de génie et de facilité, et un Luka qui va entamer discrètement sa deuxième mi-temps, au scoring en tout cas, puisque si le maboul émarge à 35 points après le troisième round il a également pris le soin d’ajouter 8 rebonds, 2 passes et 3 contres à son massacre statistique et visuel.

L’écart monte à 30 et l’on se dit alors que le coach slovène va économiser son crack mais allons bon, on n’a qu’une vie comme dirait Mamie et Luka fait son retour au quatrième quart pour aller chercher les records les plus fous, pour donner le sourire aux fans de basket et aux fans de la vie tout court, pour trouver des vaccins à toute les maladies et pour stopper les guerres et la famine dans le monde. Y’a des passes légendaires qui se perdent malheureusement dans les tribunes, mais au final il y a surtout cette ligne statistique faramineuse dans un contexte FIBA, l’un des matchs les plus solides de tous les temps à l’international, sans exagération aucune. 48 points à 18/29 dont 6/14 du parking, 11 rebonds, 5 passes et 3 contres en 31 minutes, des Argentins en PLS et une Slovénie qui se positionne d’ores et déjà comme l’une des nations… favorites (?) du tournoi olympique tant que Luka sera en short et disponible.

Ce n’était pas un match de basket, c’était une putain d’exhibition, la grande première à ce niveau d’un gamin qui est déjà beaucoup trop fort, quelque soit l’adversité qu’on lui soumette, et le tout avec le sourire et un corps pas forcément taillé pour les records de crossfit. Les prochains rendez-vous pour Luka ? L’Espagne, le Japon, l’infini, l’au-delà. Wow.

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