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New Orleans Pelicans, le bilan 2020-21 : morne plaine autour d’un duo de All-Stars, Zion Williamson aka le gros arbre qui cache la forêt

Zion Williamson 5 mai 2021

Problèmes de salary cap, problèmes de spacing donc problèmes de coaching. La colonne vertébrale est là, reste à remettre les côtes en place.

Source image : YouTube

On avance tout doucement avec nos bilans 2020-21, et on passe à ces équipes qui auraient pu, qui auraient peut-être du, mais qui au final « n’ont pas ». Pour différentes raisons, et pour les Pels, notamment, le fait de jouer à deux contre cinq et bien souvent sans coach. Allez, zou, on en parle, et c’est pas forcément jojo.

CE QUE TRASHTALK AVAIT ANNONCÉ

Pas de véritable « train de la hype » à proprement parler, mais tout de même quelques espoirs à l’aube de cette saison 2020-21. L’arrivée sur le banc de Stan Van Gundy, la prolongation de Brandon Ingram pour 158 patates et la domination attendue de Zion Williamson… assez pour imaginer les Pels jouer sereinement une place en Playoffs ? Hum, hype mesurée tout de même, le départ de Jrue Holiday étant clairement une mauvaise nouvelle pour l’équilibre du roster en place alors que l’arrivée dans le staff de… Gar Forman, même à un rôle de l’ombre, n’était pas forcément une bonne nouvelle compte tenu du CV de loser du bonhomme. Ca partait donc sur une dixième place potentiellement « play-inable », dixième place so Pels mais clairement plus intéressante à aller chercher cette saison.

CE QU’IL S’EST VRAIMENT PASSÉ

Une saison qui commence non pas sur les chapeaux de roue mais au moins sur des casquettes de roulette. 4-2 à l’entame puis les problèmes commencent, Lonzo Ball est devenu un sniper mais Zion Williamson par exemple peine à se mettre en route. Une petite victoire en neuf matchs, et le grand moment du début d’année civile qui réside en la rencontre le 8 janvier entre les frères Ball, super, génial. Ca perd toujours autant en janvier, même si le mois des Rois se termine avec un joli clin d’œil – qui ne sert à rien – et une victoire de prestige face aux Bucks, avec un Eric Bledsoe particulièrement en forme, elle est bien bonne celle-là.

La suite ? Un Zion Williamson littéralement injouable et un Brandon Ingram moins constant mais en mode border All-Star lui aussi, et la bayou qui se met à faire des montagnes russes. 6-2 en début de mois puis une petite victoire en six matchs, avant de voir le revenant Isaiah Thomas montrer ses trois pommes l’espace de quelques matchs, avant de (re)perdre cinq fois en six matchs. Ca commence à sentir le haricot rouge, surtout quand l’homme à tout bien faire Josh Hart se blesse, malgré la belle révélation… Naji Marshall, qui se verra d’ailleurs récompensé d’un contrat bien mérité au printemps. Plus les jours passent plus le play-in s’éloigne, et finalement le couperet tombe début mai. Pas de Playoffs, pas de play-in, pas de bras pas de chocolat et… plus de Stan Van Gundy, démis de ses fonctions pile à l’heure où ces lignes sont écrites, après un an seulement à la tête du squad de New Orleans. C’était comment alors cette saison à NOLA ? C’était moche.

L’IMAGE DE LA SAISON

Jrue Holiday 16 juin 2021

17 novembre dernier, et la nouvelle tant redoutée tombe pour les fans des Pels, en partant du principe que ça existe. Après sept ans de bons et très loyaux services en Louisiane, notamment des Playoffs 2018 incroyables lors desquels il avait, entre autres sucreries, mis un certain Damian dans sa poche arrière, Jrue Holiday fait ses valises et quitte NOLA. 17,2 points, 4,6 rebonds et 6,8 passes, ça c’est pour les stats, mais surtout une vraie aura, un background de two-way player elite et un statut de joueur d’équipe ultime qui fera désormais défaut à New Orleans. Lonzo Ball a du talent, y’a du jeune à développer sur la ligne arrière, Eric Bledsoe a un peu de coffre et d’XP… mais la perte est immense et les Pels vont très vite s’en rendre compte.

IL A CARTONNÉ : ZION WILLIAMSON

Alors on va faire comme Zion Williamson quand il attaque le panier : on ne va pas y aller par quatre chemins. Cette saison, Zion a tenu sur les chênes qui lui servent de jambes, il a joué 61 matchs sur environ 65 possible avant de jeter l’éponge en toute fin de saison, quand ça ne servait de toute façon plus à rien de se fatiguer. Avant cela ? Le terme « démonstration de force » serait trop faible. D’un pur point de vue statistique tout d’abord, car c’est tout simplement… n’importe quoi. 27 points, 7,2 rebonds et 3,7 passes à 61,1% au tir sur la saison, et quelques soirées de pur cannibalisme, notamment à partir de la mi-janvier. 28 points à 12/14 au tir contre les Suns, 29 points à 10/14 contre Memphis, 29 points à 12/18 à Chicago, 36 points à 14/15 à Dallas, 31 points à 13/16 à Memphis, 36 points à 12/18 contre Portland, 32 points à 13/18 face à Detroit, 34 pions à 15/26 à Milwaukee, 39 points à 16/19 contre Denver, 38 points à 16/22 à Cleveland… bref des dizaines de soirées boulimie et une liste qui pourrait faire la taille des mains de Kawhi, la circonférence des biceps de Zion. Une saison passée à tabasser des mecs de dix ans de plus que lui, à se frayer des passages tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, et au final une étoile de All-Star, sa première, tout à fait méritée compte tenu du barouf proposé. Tout en puissance mais également tout en technique, tout en ressort, tout en toucher, tout en placement et tout en hang time car, qu’on se le dise une bonne fois pour toutes, Zion Williamson n’est pas qu’un phénomène de foire mais bien un vrai basketteur. La suite ? Personne n’est prêt, tout simplement.

ON L’ATTENDAIT (UN PEU), ET ON L’ATTEND TOUJOURS : ERIC BLEDSOE

Tour à tour supersub à Los Angeles, en MIP mode à Phoenix avant de clamer haut et fort depuis son salon de coiffure qu’il ne wanna plus be here puis devenu un excellent role player et l’un des meilleurs défenseurs de la Ligue à Milwaukee malgré un passage express dans la popoche de Terry Rozier, Eric Bledsoe s’était finalement vu signifier le 23 novembre dernier la direction de la sortie par les dirigeants des Bucks, tout heureux d’accueillir chez eux l’excellent Jrue Holiday. Une arrivée pas spécialement pimpée pour NOLA, mais qui pouvait au moins compter sur un troisième homme relativement solide pour apporter son expérience au duo de All-Stars en place et à Lonzo Ball sur les lignes arrières. Sept mois plus tard ? Le constat est implacable, et il est synonyme d’échec. Maladresse au tir (pire saison depuis son année II dans la Ligue), choix suspects en attaque, défense devenue banale et moins si affinités, et tout au long de l’année cette question pour les Pels : comment se débarrasser d’un homme devenu gênant pour le projet, un homme qui continuait pourtant à bouffer les minutes du petit Kira Lewis Jr., probablement car les dirigeants de NOLA comptaient utopiquement sur de belles perfs de Rico afin d’attirer l’œil de l’idiot chaland. 12,2 points au final, agrémentés petitement de 3,4 rebonds et 3,8 passes, et un statut passé en quelques mois de mini-LeBron à maxi-banane, à giga-cassos. La meilleure nouvelle ? Le Bled touchera la saison prochaine 18 millions de dollars, et 19 la suivante. Si vous cherchez le nouveau héros de la prochaine saison de la Casa de Papel, il s’appelle NOLA et est spécialiste des braquages au long cours.

LA SUITE

Steven Adams, Eric Bledsoe, Brandon Ingram et Zion Williamson, ensemble, c’est plus possible. Pour le salary cap, pour le spacing, et pour les victoires désirées. Deux hommes doivent partir et on ne vous fait pas un dessin. Stan Van Gundy ? Ce n’est officiellement plus possible et c’est terminé, car le jeu proposé aura été bien trop prévisible et agressif pour les yeux. Le point positif ? Jaxson Hayes, Nickeil Alexander-Walker et Kira Lewis Jr., voire Lonzo Ball, voire Naji Marshall, autant de jeunes avec un potentiel certain, ou un certain potentiel on ne sait pas vraiment, et quelques gamins donc capables de faire partie d’un début de reconstruction. Une colonne vertébrale existe, autour les côte sont fêlées, alors à David Griffin d’employer le bon ostéo.

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