Bucks

Les Bucks ont haussé le rythme en défense : la meilleure attaque c’est la défense, c’est pas ça la règle en Playoffs ?

La défense 11 juin 2021

L’adage est vieux comme le monde, c’est pas exactement ça la phrase mais on s’est compris.

Source image : YouTube

Si les Bucks ont finalement pris chez eux ce Game 3 essentiel afin de recoller dans la série qui les oppose aux Nets, ce n’est pas grâce aux Dieux du Basket, encore moins grâce au vœu de Jeff Teague lorsqu’il a mangé sa première cerise de la saison, mais bien grâce à leur défense. Car les Bucks ont bien utilisé leurs bois, mais ils ont surtout bien utilisé, entre autres, leur Brook.

Victoire au bout du fil 86-83 pour ces Bucks qui étaient pourtant rentrés bredouilles de Brooklyn, même s’ils avaient quand même acheté la compil’ des meilleurs albums de Notorious B.I.G. ainsi que plusieurs t-shirts à son effigie. Parce que la tâche défensive semblait trop difficile, parce qu’ils se retrouvent face à un cheatcode offensif jamais vu auparavant sauf lors de la saison de l’Olympique de Marseille 2018-19 avec Payet, Thauvin, Germain et Mitroglou.

Cette nuit ? Tout l’effectif était concerné, à l’image d’un Thanasis Antetokounmpo rentré moins d’une minute, aux alentours de 20 secondes pour être exact, le temps d’une dernière possession au troisième quart-temps, et qui a couru comme un chien affamé afin de mettre un contre et empêcher une attaque des Nets de prospérer. A ta place Rudy, on aurait déjà rendu le titre de DPOY. L’un des leaders de Milwaukee cette nuit, des deux côtés du terrain ? Khris Middleton, ou plutôt Khris HausseLeTon. En plus de sa très bonne performance offensive, le numéro 22 a défendu le fer sur Kevin Durant et il l’a d’ailleurs très bien fait. Mais face à KD, celui qui a tout de même le plus cravaché cette nuit était… l’éternel P.J. Tucker qui, selon certaines rumeurs, est encore à l’heure actuelle très bas sur ses appuis, une main en l’air pour empêcher le tir, l’autre en bas pour empêcher le dribble, devant la porte d’hôtel de KD. Celui qui s’était déjà longtemps collé LeBronto en son temps a dû coller Durantula pendant tout le match, dès qu’il le pouvait, une grosse pression physique dès la prise d’appuis (où il a pu prendre quelques fautes bêtes qui l’ont mis dans le foul trouble), et rien n’a ainsi été simple pour le Snake qui n’aura au final planté « que » 30 points (7 seulement en première mi-temps).

Giannis Antetokounmpo a également été bon dans sa partie de terrain, comme d’habitude, ses dimensions titanesques ayant dissuadé quelques Nets d’approcher à moins de quinze mètres de l’arceau. Jrue Holiday, à défaut d’avoir fait un très bon match offensif malgré le quasi-panier de la gagne, a pour sa part muselé Kyrie Irving. Un Uncle Drew bien discret car forcé à l’être, malgré quelques arabesques tout de même, mais ce qui est sûr c’est que le magicien n’a pas pu briller de ses mille feux habituels grâce au constant harcèlement du meneur des Bucks. Enfin, le GOAT, celui qui en attaque traine plus au large qu’un Stephen Curry ou un Klay Thompson : Broooooooook Lopez ! Le géant vraiment géant a mal débuté sa partie puisque le riquiqui Bruce Brown n’arrêtait pas de lui mettre des floaters sur la tête, à répétition, à répétition, tellement à répétition que c’en devenait impressionnant, que c’en devenait géant. Mais l’ogre s’est ensuite très bien racheté puisqu’il nous offre au final six contres dont quelques uns très vilains, dont l’un sur un Blake Griffin qui pensait avoir remonté le temps pour lui dunker dessus. Des contres et donc de l’intimidation, de la dissuasion, une dissuasion décisive.

Très belle performance défensive des Bucks face au Big 2 des Nets. Une équipe qui tient Brooklyn à moins de 150 points c’est déjà très très bien, alors 83 points ça calme, et ce n’est surtout pas du au hasard.

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