Jazz

Le Jazz double la mise face aux Clippers : Donovan Mitchell a encore été grand, Utah a encore été solide, et les Clippers sont encore menés 2-0

37 points pour Spida, et 2-0 pour Utah !

Source image : NBA League Pass

Le Jazz avait réussi à arracher le premier match face aux Clippers malgré un retard à l’allumage. Cette nuit, il a failli se prendre un énorme come-back lors du Game 2, mais les hommes de Quin Snyder ont finalement tenu bon pour s’imposer 117-111. Ça fait 2-0, et Utah a déjà un pied en finale de conf’. 

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Pas de doute, le Jazz est solide mentalement, très solide. Parce que quand vous avez le match en main et que tout d’un coup vous voyez l’écart se réduire encore et encore devant votre propre public, y’a de quoi avoir les jambes qui tremblent un peu. Mais à chaque fois, les hommes de Quin Snyder ont su répondre pour finalement assurer l’essentiel. Voilà un peu l’histoire de ce Game 2, qui a une nouvelle fois tenu en haleine la planète basket dans une ambiance de folie. Et en parlant de folie, comment ne pas souligner la première mi-temps énormissime de Donovan Mitchell, toujours aussi intenable. Profitant de… l’intégration du pivot des Clippers Ivica Zubac dans le cinq (bien joué Ty Lue), Spida commence sur les chapeaux de roues et ne refroidit pas au cours des 24 premières minutes : 27 points, 11/16 au tir, 5/8 du parking, dont un véritable missile pour conclure la première période en beauté. BANG ! Derrière son araignée préférée, mais aussi un Jordan Clarkson plus que jamais en mode Sixième Homme de l’Année, le Jazz prend le contrôle des opérations. Du côté des Clippers ? Kawhi Leonard et Paul George restent une nouvelle fois dans l’ombre des exploits de Mitchell, mais heureusement ils ont… DeMarcus Cousins et Pat Beverley (préféré à Rajon Rondo et Terance Mann sur ce match) qui sont là pour impacter positivement le jeu. Alors pendant une bonne partie de la première mi-temps, les hommes de Tyronn Lue arrivent à rester pas très loin de leur adversaire, jusqu’à ce gros run du Jazz dans les trois dernières minutes avec un 14-3 qui fait grimper l’écart à +13 à la pause.

De +13, on passe rapidement à +21 car chez les Clippers, on aime non seulement foirer les fins de mi-temps mais aussi les débuts de quart-temps. Avec un Donovan Mitchell qui se transforme en playmaker élite pour sanctionner les prises à deux des Clippers, c’est l’avalanche dans les montagnes de l’Utah (20/39 à 3-points sur le match) et on voit mal comment les Angelinos peuvent alors sortir la tête de l’eau. Et puis tout d’un coup, Reggie Jackson sort de sa boîte. Le meneur décide de prendre le taureau par les cornes pour tenter de sauver la mise. Pas Kawhi Leonard, pas Paul George, non, REGINALD SHON JACKSON. Quasiment à lui tout seul, il porte l’attaque des Clippers, tandis qu’une défense de zone perturbe sérieusement le rythme offensif du Jazz (notamment quand Mitchell est sur le banc), qui pour la première fois du match ressent clairement l’absence du meneur Mike Conley. Les Clippers reviennent jusqu’à -4, mais Utah parvient à se remettre un peu la tête à l’endroit en fin de quart-temps derrière notamment les banderilles de Clarkson, Bojan Bogdanovic ou encore Joe Ingles. L’orage Reggie Jackson est-il passé ? Pas si vite. Les Angelinos sentent qu’il y a un coup à jouer et ce sont eux qui rentrent le mieux dans l’ultime période. Le Jazz est hésitant en attaque et tire un peu la langue, Donovan Mitchell et Jordan Clarkson ont pris un coup de froid, tandis que la confiance monte côté Los Angeles. Et c’est encore ce diable de Reggie qui fait taire le public chaud bouillant d’Utah avec deux tirs primés pour donner l’avantage aux Clippers 101-99 au milieu du dernier quart. La suite ? Du Jazz basketball, tout simplement. Guidée comme d’habitude par un Rudy Gobert omniprésent en défense et au rebond, la défense d’Utah limite Los Angeles à… deux points en cinq minutes. Certes, les Clippers envoient de la brique même en position ouverte et enchaînent les pertes de balle criminelles, mais l’intensité du Jazz est remarquable, à l’image d’un Bojan Bogdanovic qui réalise peut-être le match de sa vie en défense face à Kawhi. Et de l’autre côté du terrain, les Mormons plantent les shoots qui font mal : Joe Ingles se tape un HORSE tout seul et profite des cadeaux de la défense californienne, Rudy lâche un petit And-1, Royce O’Neale plante le tir du parking qui tue, et l’écart est fait. +10 avec moins de deux minutes à jouer, les Clippers ne s’en remettront pas malgré un gros Paul George, qui avait visiblement mis le réveil un peu trop tard. Donovan Mitchell ferme la boutique et se fait mal en même temps sur une collision avec PG, de quoi inquiéter un peu la fanbase d’Utah en cette fin de match. Spida termine tout de même la rencontre et on croise les doigts pour qu’il reste en bonne santé, car il propose un véritable show sur cette série.

Et hop, ça fait 2-0. Le Jazz a fait le boulot à la maison comme un numéro un de saison régulière, mais les Clippers peuvent avoir des regrets car il y avait la place pour prendre un match et récupérer l’avantage du terrain. Comme au premier tour, Kawhi Leonard et ses copains sont à nouveau dos au mur, arriveront-ils à inverser la tendance désormais après leur longue série contre Dallas ? Pas sûr du tout. 

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