Lakers

Les Lakers sortent les barbelés pour battre les Knicks : 101-99 en prolongation, un match 100% ambiance Playoffs !

Anthony Davis

Alors, elle est pour qui la win ?

Sourceimage : nba league pass

Oh la bonne odeur de Playoffs. Oh la bonne odeur du parquet brûlant. Oh la bonne odeur du match intense où personne ne veut lâcher le steak jusqu’à l’ultime possession. Cette nuit à Los Angeles, Lakers et Knicks se sont battus avec des gants de boxe pour nous offrir une rencontre exceptionnelle, remportée au finish par la bande d’Anthony Davis en prolongation (101-99). Messieurs, merci !

Il est des moments comme celui de cette nuit, où les emplois du temps de chacun se mélangent pour ne former qu’un. Il y avait ceux de la nuit, qui venaient de se fader des rencontres particulièrement random, jusqu’au final du duel entre Suns et Warriors. Il y avait ceux du matin, qui venaient de se lever et voulaient prendre le café avec un peu d’action. Prenez ces deux mondes, mettez-les dans la même baignoire, et vous obtenez ce Lakers – Knicks de folie en terre californienne ce mardi. Déjà, pour ce qui est du contexte global de la rencontre, il faut rappeler que LeBron James était absent. Alors que son retour était pressenti justement pour ce match en antenne nationale avec les deux plus gros marchés américains on the floor, le King était plutôt mis de côté avec sa cheville touchée, dans un ensemble pêcheur collection GAP bleu turquoise qui devait ravir le lobby pro-langoustes de Los Angeles. Cette absence permettait surtout aux Knicks de bomber un peu plus le torse en arrivant sur le terrain, eux qui venaient de battre les Clippers en déplacement, contre des Lakers orphelins de leur patron. Si la rencontre démarrait fort avec des actions physiques et intenses des deux côtés du terrain, le niveau de difficulté atteignait rapidement un niveau d’exception en apprenant la sortie d’Alex Caruso pour blessure au pied côté Lakers, et en voyant RJ Barrett s’empaler dans la défense robuste d’en face. Coup contre coup, dans un ping-pong digne de la Conférence Est des années 90 qui consistait à ne laisser aucun panier facile rentrer, New York et Los Angeles nous préparaient une belle tablée en ne laissant jamais l’équipe adverse creuser un trop gros écart. Julius Randle et Anthony Davis à la baguette ? Au début, pas vraiment. Plutôt un Derrick Rose de folie, avec la très bonne entrée en jeu de Frank Ntilikina, pendant que Kyle Kuzma prenait feu dans le second quart-temps. Mettez une défense de fer de chaque côté, des entraîneurs qui hurlent sur chaque attaque, et vous vous retrouvez à la mi-temps avec littéralement deux boxeurs qui crachent leur protège-dents dans le seau, 56 à 55 pour New York.

Un peu trop offensif comme score, me direz-vous ? Raison de plus pour serrer le verrou. Dépendant soudainement de la création de Talen Horton-Tucker par manque d’options en playmaking, ou les initiatives borderline de Markieff Morris, les Lakers plantaient 18 petits points dans le troisième quart, Tom Thibodeau ayant décidé de faire rentrer la partie dans un niveau de torture lui fournissant certainement une érection incontrôlable sur le banc des Knickerbockers. Mais comme dit plus haut, à chaque ping, un pong. Ce sont donc 15 minuscules points qui étaient autorisés aux Knicks dans la même période, Bullock ne trouvant pas la mise pendant que les rotations des Lakers faisaient rage pour bloquer les tentatives de Randle. Entrée dans le dernier quart, un bleu au-dessus de chaque arcade et un coup d’eau dans la gueule, la rencontre s’intensifiait encore plus et Spike Lee respirait difficilement au premier rang, lui qui avait fait le déplacement pour soutenir les siens. C’est donc Derrick Rose qui décidait de hisser les siens jusqu’à la gagne… avant que Wes Matthews n’envoie tout le monde en prolongation sur un rebond offensif plein de hargne. Basket gratuit pour tout le monde, on resserre les gants pour un nouveau round bonus de 5 minutes. Une période durant laquelle un Anthony Davis exténué fera de son mieux en défense pour stopper Julius Randle, les Knicks rendant la monnaie en faisant hésiter le All-Star à mi-distance. Le genre de match qui doit se finir de manière casse-gueule et inattendue ? Bingo. Plein de culot et d’insouciance, c’est le jeune THT qui assassinait New York d’un énorme trois-points, pendant que Barrett envoyait une vilaine saucisse au buzzer. Victoire des Lakers, tout le monde peut souffler. Loin de l’orgie offensive à Golden State quelques minutes plus tôt, ce match sentait tellement bon les Playoffs, le bitume et le trashtalking qu’on en oubliait presque la fatigue et le fait qu’il était 7h du putain de matin. Quel bonheur. Davis, fier de sa victoire, tendait le doigt derrière l’oreille en fixant Spike Lee du regard. Et les Knicks, chutant à la 6ème place avec cette défaite, se rendaient forcément compte des dégâts causés dans la bataille. Dans un match qui était initialement abordé avec la moue en apprenant l’absence de LeBron, c’est finalement un heavyweight fight exceptionnel qui fût livré, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Ceux de la nuit, revigorés par un tel finish, comme ceux du matin, motivés pour défoncer cette journée.

S’il fallait mettre l’ambiance des Playoffs dans un tube et qu’on le défonce comme un ptit filou, on aurait certainement pris la saveur de ce Lakers – Knicks à quatre jours du buzzer final. Messieurs, plus que jamais, merci de nous rappeler que les choses sérieuses démarrent dans très peu de temps. On en demande, demande, et redemande. L’énorme win des Lakers peut donner confiance au groupe maintenant que LeBron retournera sur le parquet ce soir, à New York de se ressaisir pour éviter de finir à une dangereuse 6ème place à l’Est.

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