Warriors

Stephen Curry n’arrête plus de nous faire des dingueries : et si on assistait tout simplement à sa meilleure saison en carrière ?

Stephen Curry 12 février 2021 saison

Franchement ça se discute.

Source image : NBA League Pass

On connaît plus que bien le personnage désormais. Né dans l’Ohio en 1988, fils d’un papa basketteur professionnel, il se met très vite à la grosse balle orange, se fait drafter par Golden State en 2009 à la septième position. Le reste appartient à l’histoire de ce sport, mais c’est loin d’être terminé. Parce que Stephen Curry est sacrément chaud en ce moment. Au point où l’on se demande s’il a déjà atteint un tel niveau de pyromanie.

On est à la mi-avril et le trophée de joueur du mois est déjà plié. Stephen Curry doit et va remporter cette récompense, lui qui n’est pas passé une seule fois sous la barre des… 32 points lors des trois dernières semaines, avec quatre perfs au-dessus des 40 dont une pointe à 53. Curry tourne sur la saison à 31 points à 49,1% au shoot dont 42,7% à 3-points et 92,2% aux lancers, 5,6 rebonds, 5,9 passes, le tout accompagné de 1,2 interception. Pour vous donner une idée de la saison à laquelle nous assistons, c’est tout simplement sa meilleure statistiquement parlant. Celle de référence étant l’année 2015-16 où il fut nommé MVP unanime. Eh bien il était à 30,1 points à 50,4% au shoot dont 45,4% depuis le parking et 90,8% aux lancers. Rajoutez 5,4 rebonds, 6,7 passes dans l’équipe réalisant la meilleure saison régulière – foutu Game 7 – avec un bilan de 73 victoires pour 9 défaites. Malheureusement pour la Torche Humaine, les résultats collectifs ne sont pas aussi bons qu’à l’époque. Mais cela ne nous empêche pas de nous pencher plus précisément sur son cas, et on vous conseille de bien mettre votre ceinture.

On l’a dit, Stéphane Curry nous offre un mois d’avril tout simplement historique, le tout en ayant un petit coussin pour son coccyx blessé. On va vous montrer tout ça, grâce aux stats partagées par Tommy Beer de Forbes. Les Mavs ont inscrit 37 tirs de loin cette semaine, Curry en est à… 36 à lui tout seul. C’est-à-dire plus qu’un gros nombre d’équipes. Le pire, c’est que des exemples comme ça, on en a autant que l’on veut. Parlons des matchs dans lesquels un joueur rentre plus de dix tirs à 3-points. Bon, de tête, on peut penser à du Ray Allen, Kobe Bryant, Larry Bird, Peja Stojakovic ou bien encore Reggie Miller, des pointures dans ce domaine. Sachez que seulement Ray, Kobe et Peja l’ont fait durant leur carrière, une seule fois. Curry, lui, l’a fait trois fois rien que cette semaine. Voilà voilà. On peut pousser le chiffre un peu plus loin encore. Stephen Curry totalise 11 matchs avec au moins 11 tirs primés inscrits. Dans l’histoire de la NBA, outre Steph, ce n’est arrivé qu’à 14 reprises. Il est déjà le plus grand sniper de l’histoire – désolé Bradley Cooper mais c’est Stephen Curry qui aurait dû jouer ton rôle dans American Sniper mais bon c’est un autre débat – et est sur le point de devenir le plus prolifique. Actuellement deuxième au classement all-time devant Reggie Miller – 2 560 paniers rentrés à 3-points à 39,5% de réussite – et derrière Ray Allen – 2 973 paniers rentrés à 3-points à 40% de réussite, Baby Face en est à 2 745 paniers derrière l’arc à 43,4% de réussite et devrait donc bientôt mettre Ray à l’amende. Dites-vous que si Curry loupe ses 500 prochains tirs de loin et prend sa retraite directement après, il aura toujours un meilleur pourcentage que Ray Allen. Des stats comme ça il n’y a rien de mieux, que de la « haagrah » comme dirait notre ami Jean-Pascal Zadi. Et puis, en-dehors des statistiques, on assiste quand même à des trucs, mamamia. On l’a bien vu face à Boston, le type est capable de prendre un shoot en étant déséquilibré, mauvaise main, pour le mettre au fond. C’est comme si on jouait nous, le commun des mortels, à jeter un caillou dans un lac. Bah l’ami Curry fait ça sur un terrain NBA. Chacun son niveau.

Encore une saison historique pour Stephen Curry, qui reste toujours un plaisir à voir jouer, un joueur capable de te donner le sourire rien qu’en voyant ses compils. Alors asseyez-vous confortablement, profitez, et profitez surtout de voir des matchs en direct de cette légende. Qui sait combien de temps il faudra attendre avant de revoir un sniper de son calibre.

Source texte : Basketball-Reference / Forbes

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