Defensive Rankings

Défenseur de l’Année 2020-21 : Rudy Gobert et Ben Simmons ne se quittent plus, en voilà un beau tête-à-tête

Ben Simmons Maillot City Edition Sixers 10 novembre 2020

Ben Simmons a beaucoup parlé mais il reste deuxième de notre ranking.

Source image : @Sixers

Ils sont les gardiens du temple, les body guards, les stoppeurs, les remparts (premier ou dernier peu importe). Eux ce sont les défenseurs, ceux qui dorment bien dès que tu finis à 2/15 au tir et cinq turnovers pour conclure le spectacle de ta propre déchéance. Assurances tous risques de leurs équipes respectives, ils vouent un culte au Defensive Player of the Year, le DPOY. Après deux tiers des matchs, on se dirige vers un mano a mano entre Rudy Gobert et Ben Simmons.

NB : C’est reparti pour un tour et voilà déjà qu’arrive le troisième ranking défensif de la saison. Encore plusieurs changements par rapport à notre dernier ranking et avant que certains ne partent en vrille, on préfère prévenir : on ne met pas plus d’un joueur par équipe dans notre top 10. Du coup, il a fallu trancher et parfois c’était pas évident mais c’est la règle donc on respire un coup et on se lance. 

Mentions honorables : les Knicks, Royce O’Neale, Mike Conley, Joel Embiid, Draymond Green, Isaac Okoro, Jaylen Brown, OG Anunoby, Larry Nance Jr., Marcus Smart, Bam Adebayo.

#Wild card – Anthony Davis

Cela va peut-être en faire bondir certains mais Anthony Davis est un peu sur la touche dans notre classement. On ne va pas revenir sur les qualités du garçon et son impact défensif mais à un moment, il faut regarder un peu les faits : AD est blessé depuis un bail. À partir de combien de matchs manqués est-on viré d’une course au trophée ? Difficile à dire car Rudy Gobert l’avait gagné en jouant 56 matchs sur 82, soit 68% des rencontres. À l’heure actuelle, The Unibrow a joué 23 matchs sur 48, soit moins de 50%. Sachant qu’aucune info ne parle d’un retour imminent, on part du principe qu’il ne dépassera pas ce seuil et il paraît impossible d’imaginer un DPOY qui joue seulement un match sur deux… Les Lakers joueront la prudence avec leur intérieur, et nul doute qu’il privilégiera la quête du doublé plutôt qu’une statuette qu’il pourra toujours aller chercher plus tard.

#9 – Clint Capela (Entrée)

Le retour de Clint Capela, un mois après avoir été envoyé en mentions. On ne va pas perdre de temps à analyser la défense des Hawks, autant nous crever les yeux rapidement. Si on a eu envie de mettre Cap’ dans la liste c’est qu’individuellement, lui fait le job. 4ème aux rebonds défensifs, 3ème aux contres, le defensive rating de son équipe est largement meilleur quand il est sur le terrain (108,2 contre 113,9…). Atlanta est une mauvaise équipe en défense et la blessure de DeAndre Hunter n’a pas aidé à l’améliorer. Capela est un peu livré à lui-même pour sauver les meubles sachant que le backcourt laisse un peu tout passer et que même son compère John Collins n’est pas un foudre de guerre quand il s’agit de défendre. L’arrivée de Lou Williams ne va certainement pas serrer les vis et il faudra un grand Clint derrière pour tenir la baraque. On lui souhaite quand même qu’Andre Chasseur rapplique en vitesse.

#8 – Kawhi Leonard (-2)

Petite chute au classement pour « Kiwi » mais on ne lui ôte pas toutes ses qualités. Il fait toujours le boulot mais les chiffres ne le mettent pas autant en valeur que d’autres. Il est toujours co-leader aux interceptions (1,8) mais son impact au defensive rating est moins impressionnant que ce qu’on pourrait croire. Son équipe prend ainsi plus de points lorsqu’il est sur le terrain que lorsqu’il souffle. (110,9 contre 108,6) Attention, cela ne signifie pas que le Klaw handicape son équipe, loin de là, mais les Clippers ont beaucoup de monde pour gérer des joueurs adverses et Kawhi est donc moins indispensable qu’un Gobert ou un Turner pour sa team. Même s’il y a eu du mieux collectivement ses derniers temps, L.A n’a pas une défense assez imperméable pour voir son meilleur joueur être récompensé. Pas sûr que ce soit sa priorité de toute façon.

#7 – Luguentz Dort (+1)

Il n’apparaîtra pas dans les classements des contres ou des interceptions mais Luguentz Dort fait partie de ce type de défenseur qui n’est pas récompensé par le Boxscore. Pas de panique Lu, nous on te voit bien. Déjà appelé le Harden Stoppeur, la pépite du Thunder continue son travail de sape soir après soir, prenant le meilleur attaquant adverse : LeBron, Tatum, Butler etc etc… Au menu, une grosse paluche devant le visage, un physique de foot US pour encaisser les chocs, une mobilité qui lui permet de rester dans le coup jusqu’au bout et un bon placement. On ne peut pas s’empêcher de se rappeler de ce contre survitaminé sur John Wall digne d’un block winner. Le Thunder est très correcte défensivement (11ème au défensive rating) et on parierait bien une piécette sur une All-Defensive Team pour le bodyguard de Mark Daigneault. Ce serait loin d’être du vol.

#6 – Jimmy Butler (Entrée)

Le mois dernier, on avait parié sur Bam Adebayo pour représenter le Heat mais cette fois, on va plutôt partir sur Jimmy Butler. Maintenant que la case infirmerie est enfin derrière lui, on peut se pencher sur le monsieur défense de Miami. On commence par les stats de l’équipe (6ème défense au rating, 3ème aux points) : c’est du très solide. A part l’accident industriel contre les Pacers (137 points dans la face) et une défaite contre les Blazers (sans Jimmy), le mois de mars a été sérieux défensivement et le Heat retrouve petit à petit son identité dans sa moitié de terrain. Individuellement parlant, Buckets est quatrième au classement des defensive win shares, il est top 6 pour les ballons déviés et son équipe se montre bien plus concernée dès qu’il est sur le terrain (defensive rating à 105 contre 111,6 sans lui). #Indispensable.

#5 – Giannis Antetokounmpo (+2)

Cela faisait deux rankings que notre ami Giannis stagnait à la septième place et le voilà un peu plus haut. Les Bucks sont bien revenus après le All-Star Break (9 victoires en 12 matchs) et on voit du mieux. Malheureusement, la défense n’est pas encore en état malgré une entrée dans le top 10 au rating. Milwaukee tourne autour de la vingtième place aux points encaissés. Dans ces conditions, aucune chance de voir un DPOY arriver dans le Wisconsin. Individuellement parlant, le Freak fait toujours le taf : second au rebond défensif, top 6 aux tirs à 3 points contestés, top 10 aux ballons sauvés. Il reste avec Ben Simmons, l’un des rares à pouvoir se vanter de défendre les postes 1 à 5 avec sa combinaison de puissance et de vitesse. Après son doublé l’an dernier (MVP et DPOY), il semble plus focus à l’idée de faire franchir un cap aux Bucks mais on gardera un œil sur lui si Milwaukee réussit à bétonner d’ici la fin de saison. Avec Brook Lopez, P.J Tucker et Jrue Holiday en plus de Giannis, il y a quand même de quoi travailler en défense.

#4 – Mikal Bridges (+1)

Plus d’Anthony Davis et donc Mikal Bridges peut s’inviter dans le top 4 au DPOY. Rien de bien nouveau dans le désert de l’Arizona avec toujours plus de victoires et une défense élite qui ne semble pas s’intéresser à la distanciation sociale. Joueur désigné pour aller asphyxier les meilleurs attaquants adverses, Bridges s’en donne à cœur joie. Selon BBall Index, il fait partie du top 5 des joueurs avec les matchups les plus difficiles en défense. Autrement dit, c’est lui qu’on envoie au feu pour calmer les pyromanes. Comme Kawhi, son impact est capital mais Phoenix reste une défense très forte (4ème aux points, 5ème au rating) et c’est plus le groupe dans son ensemble qui pourrait remporter la récompense plutôt qu’un seul joueur. Ses six interceptions contre les Hornets l’ont mis un peu plus en lumière et la voie vers la First Defensive Team est toute tracée pour l’ancien de Villanova.

#3 – Myles Turner (+1)

Les fans d’Indiana peuvent se réjouir, Myles Turner est enfin sur le podium du défenseur de l’année. Vraiment dur de dire s’il pourra aller chercher les deux de devant mais il s’en donne les moyens et il a quelques arguments pour lui, il faut l’admettre. Par où commencer ? Indiana a une défense passable, voire middle. On tourne autour du top 15 au rating et plus proche du 20 aux points. C’est le point noir dans son dossier (avec les rebonds) mais à la fois c’est aussi sa plus grande force car son impact au defensive rating est top. Les Pacers prennent 106,6 points sur 100 possessions quand il est aligné contre 113 lorsqu’il est sur la banc ou absent. On passe du rating d’une défense élite à une défense lambda et ça rend donc Turner valuable dans son domaine. À cela, il faut ajouter des statistiques individuelles toujours au niveau avec 3,5 contres par match (leader) et un top 4 pour le nombre de shoots contestés. Les chiffres du collectif seront sans doute insuffisants pour le faire gagner mais il devrait bien figurer jusqu’au bout.

#2 – Ben Simmons (=)

On entre dans le money time de notre course au DPOY et en voilà un qui se voit déjà avec la statuette. Sa défense sur le terrain est impressionnante mais Ben Simmons s’est aussi montré tenace dans les médias pour attaquer son principal concurrent, on vous laisse deviner qui. Le Kangourou a plusieurs atouts dans sa manche pour remporter le trophée en fin de saison. D’abord, les stats de son équipe (2ème au rating, 7ème aux points) et puis ses propres accomplissements (top 10 aux steals, quatrième aux ballons déviés, deuxième aux ballons sauvés). Il s’occupe toujours des meilleurs joueurs adverses et il a sorti quelques très grosses défenses ces derniers temps, notamment contre Giannis. Sa polyvalence, sa mobilité, sa puissance, sa capacité à marquer n’importe quel joueur, exactement le profil qui avait permis au Freak de gagner la saison passée. Ses deux gros points faibles : il a Joel Embiid dans son équipe, ce qui pourrait lui faire perdre quelques bulletins au moment des comptes. De plus, le defensive rating montre qu’il n’est pas aussi indispensable qu’un certain français dont on va parler juste en dessous.

#1 – Rudy Gobert (=)

Un mois a passé et Rudy Gobert est toujours bien posé dans son fauteuil de numéro un au DPOY. Que dire de plus sur l’ami Gobzilla si ce n’est qu’il continue à faire ce qu’il fait de mieux : défendre comme un mort de faim. Les critiques de Simmons ont été digérées en allant taper son record de contres contre Chicago. (9) Il est leader aux rebonds défensifs (9,9), second au nombre de tirs contestés (15,5), second aux contres (2,9), troisième aux defensive win shares. À côté de cela, Utah est toujours aussi solide (4ème au rating, 4ème aux points encaissés) et ils ont aussi le meilleur bilan de la Ligue. Pour finir sur le dossier du colosse, on peut mentionner son impact sur la défense de son équipe. Quand Gobert est sur le terrain, le Jazz a un defensive rating de 101,9 contre 111,9 quand il est out. Pour parler un peu plus clairement, ils prennent dix points de moins sur 100 possessions quand il joue. Alors oui, il ne peut pas garder chaque poste, il ne va pas courir derrière des Curry ou des Lillard mais individuellement, collectivement, par rapport à son impact sur sa team, il a toutes les cartes en main pour retrouver son trophée.

Rudy Gobert et Ben Simmons se dirigent lentement mais sûrement vers une lutte à deux pour la victoire finale. On garde un œil sur la concurrence car il y a quelques garçons bien sérieux dans cette liste mais il va falloir faire un vrai run pour inverser la tendance. 

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