Coach Rankings

Coach de l’Année 2020-21 : invincible depuis trois semaines, Quin Snyder ouvre le bal

Quin Snyder 18 janvier 2021

10 victoires, série en cours !

Source image : YouTube

Comme chaque année, la concurrence est féroce sur les parquets mais la guerre que se livrent les techniciens depuis leur banc respectif n’est pas non plus à sous-estimer. Derrière chaque équipe qui tourne bien se cache un cerveau brillant pour tenter de tirer le meilleur de son groupe. Chaque mois durant la saison, nous dresserons donc un ranking des coachs les plus en forme avant que les votes ne départagent pour désigner celui qui porte le mieux le stard-co dans la Ligue pour les NBA Awards de fin d’année. On attaque avec un petit goût de sel dans la bouche, comme le Jazz qui fait boire la tasse à tout le monde dans son lac depuis quelques semaines.

Pour établir ce classement de manière totalement sérieuse et subjective, de nombreux critères seront tout de même pris en compte tels que le bilan collectif, le fond de jeu proposé, l’efficacité en sortie de temps-mort, les qualités de meneur d’homme et la relation avec le ou les leaders du groupe ou encore l’ancienneté du coach et la valeur de son effectif. Et comme le jury a tendance a avoir la mémoire courte, une série très récente peut même venir chambouler l’ordre établi. Allez, envoyez la fournée !

Statistiques arrêtées au 29 janvier 2021

10- Gregg Popovich (San Antonio Spurs)

Bilan : 10 victoires, 8 défaites soit 55,6%. 5ème à l’Ouest.

Dynamique : 6 victoires sur les 10 derniers matchs.

Mention « La der’ ? ». Papy fait plus que de la résistance. Alors que le CIO semble bien motivé à le priver définitivement de Jeux Olympiques avec Team USA, le sorcier se rattrape en NBA. Quelques mois après avoir manqué les Playoffs pour la première fois en 23 ans, pas question d’entamer une série hors du Top 8 de la Conférence Ouest. Malgré une concurrence accrue, les Texans font plaisir aux fans avec un état d’esprit collectif qui rappelle les plus belles heures de la franchise. Si DeMar DeRozan reste le roi incontesté du tir à mi-distance et mène la danse au scoring, il n’est pas tout seul. Loin de là même puisque ce sont tout simplement sept joueurs qui tournent en double digit depuis le début de la saison chez les Spurs. Un cauchemar pour les défenseurs qui ne savent plus où donner de la tête. Le danger est partout et cela profite notamment à Patty Mills, bien parti pour réaliser sa meilleure campagne en carrière à 32 ans.

9- Mike Budenholzer (Milwaukee Bucks)

Bilan : 11 victoires, 6 défaites soit 64,7%. 2ème à l’Est.

Dynamique : 7 victoires sur les 10 derniers matchs.

Mention « Discrétion ». Meilleure attaque de NBA avec pratiquement 120 points de moyenne par match, les Bucks ne font pas trop de bruit mais n’en restent pas moins dangereux. Après avoir longtemps été en lice pour disputer le titre de meilleure équipe de saison régulière de l’histoire aux Warriors de 2016 l’année dernière, Milwaukee a retenu la leçon. On intègre les nouveaux et on en garde un peu sous la semelle pour les Playoffs. Mais même en mode économie d’énergie (pas un joueur au-dessus de 33 minutes de temps de jeu moyen), les Daims restent parmi les patrons de la Conférence Est. Une régularité à souligner pour une équipe qui a tout de même changé de visage à l’intersaison. Comme prévu, Jrue Holiday s’est parfaitement intégré à son nouveau groupe et pour l’instant on ne ressent pas le manque créé par l’annulation du transfert de Bogdan Bogdanovic au début de la Free Agency.

8- J.B. Bickerstaff (Cleveland Cavaliers)

Bilan : 9 victoires, 9 défaites soit 50,0%. 6ème à l’Est.

Dynamique : 5 victoires sur les 10 derniers matchs.

Mention « Tall ball ». Le pote de soirée préféré des joueurs NBA et notamment des Rockets fait du bon boulot avec ses jeunes et ce n’est pas une mince affaire dans le bordel ambiant qui règne dans l’Ohio. Les Cavaliers qui avaient pourtant commencé la saison avec 35 meneurs dans l’effectif ont vite vu leur infirmerie se remplir au point de devoir appeler Yogi Ferrell pour faire le taf au poste 1. Il y a aussi eu l’arrivée de Jarrett Allen et le départ de Kevin Porter Jr. après une sérieuse embrouille en interne. Mais même au milieu des vagues, Jean-Baptiste mène sa barque comme s’il naviguait sur le Lac Erie. Collin Sexton est candidat pour le All-Star Game, JaVale McGee joue les point centers et Bickerstaff s’est même permis de tester un line-up expérimental Damyean Dotson – Larry Nance Jr. – JaVale McGee – Andre Drummond – Thon Maker en plein quatrième quart-temps pour tirer profit de tous ses big men. Résultat, la pace ralentit mais Cleveland est devenu une défense redoutée (2è aux interceptions) et les pourcentages augmentent. Avec tout ça, on n’a même pas évoqué le rookie Isaac Okoro qui prend doucement ses marques dans un environnement qui s’assainit de jour en jour.

7- Frank Vogel (Los Angeles Lakers)

Bilan : 14 victoires, 6 défaites soit 70,0%. 3ème à l’Ouest.

Dynamique : 7 victoires sur les 10 derniers matchs.

Mention « Démarrage en douceur ». Toujours difficile de relancer la machine après un titre, surtout cette année avec seulement quelques semaines de relâche entre les Finales dans la bulle d’Orlando et le début de la saison suivante avant Noël. Mais à part un trou d’air dans la nuit de jeudi à vendredi chez les Pistons en back-to-back, on qualifiera ce mois de reprise de sérieux de la part des champions. Longtemps en tête de la Ligue, ils ont cédé le trône au Jazz et aux Clippers mais donnent une impression de contrôle avec le meilleur rating défensif de la Ligue (104,9). Marc Gasol a vieilli mais il est bien utile dans le cinq majeur et permet à Montrezl Harrell de s’éclater en sortie de banc. Dennis Schröder a quant a lui obtenu ce qu’il voulait en startant tous les matchs même s’il se partage la création avec le King qui, lui, continue de rajeunir sous nos yeux. Une victoire à Philadelphie leur aurait permis de tamponner à 100% ce début de saison mais Tobi est passé par là.

6- Mark Daigneault (Oklahoma City Thunder)

Bilan : 8 victoires, 9 défaites soit 47,1%. 9ème à l’Ouest.

Dynamique : 5 victoires sur les 10 derniers matchs.

Mention « Roulez jeunesse ». Le Thunder nous refait encore une fois le coup, avec une ficelle et deux bouts de bois au lieu de trois et un nouveau coach aux commandes. Sam Presti doit se régaler devant le début de saison de ses jeunes troupes, bien drivées par un coach qui a compris la consigne et qui n’hésite pas à responsabiliser les gamins. Cela tombe bien, il n’y a que ça à OKC et ce n’est pas près de changer avec la ribambelle de picks obtenue ces derniers mois. Non seulement ils sont presque à l’équilibre et toujours en course pour les Playoffs mais on a aussi vu émerger de jolis profils. Comme prévu, SGA a tranquillement pris en main l’équipe, son équipe désormais. Derrière lui, Luguentz Dort a bossé sur son shoot pendant l’intersaison pour s’imposer comme un vrai two-way player du futur alors que Théo Maledon a récemment fait son apparition dans le cinq majeur avec un jeu posé et intelligent et déjà une belle connexion avec le Serbe Aleksej Pokusevski sur leurs séquences communes. Roby et Bazley poursuivent leur apprentissage en saison sophomore et on se prend donc à rêver d’une nouvelle qualification surprise en Playoffs alors qu’on attendait plutôt la franchise au fond de la classe cette année. Forcément, ça méritait un grand coup de chapeau au nouveau technicien du Tonnerre.

5- Tom Thibodeau (New York Knicks)

Bilan : 8 victoires, 11 défaites soit 42,1%. 8ème à l’Est.

Dynamique : 3 victoires sur les 10 derniers matchs.

Mention « Playoffable ». Les Knicks ont certes un bilan négatif, mais ils se classent huitièmes à l’Est à l’heure où ces lignes sont écrites et c’est déjà un sacré exploit en soi. Alors si on rajoute le fait que Thibs a réussi à faire de Julius Randle un potentiel All-Star et à transformer cette équipe passoire en vrai barbelé, leader NBA au nombre de points encaissés à chaque match avec seulement 103,8 puntos lâchés à l’adversaire en moyenne, on peut véritablement parler de rêve éveillé à NYC. Encore une fois snobé par les agents-libres à l’automne, New York s’en est donc remis en grande partie aux mêmes que l’année dernière, ce qui rend l’effet Tom Thibodeau encore plus appréciable. Gêné physiquement, Obi Toppin n’a pas encore eu l’occasion de réellement prendre toute son ampleur pour sa saison rookie soit tout le contraire d’Immanuel Quickley qui frappe à la porte pour récupérer la place de titulaire à la mène. On va s’arrêter là pour les éloges car les fans des Knicks ne sont plus habitués, mais on va vite devoir en reparler si les progrès aperçus depuis un mois se confirment sur la durée.

4- Nate Bjorkgren (Indiana Pacers)

Bilan : 11 victoires, 7 défaites soit 61,1%. 3ème à l’Est.

Dynamique : 5 victoires sur les 10 derniers matchs.

Mention « Qui ça ». L’autre petit rookie de ce classement fait encore mieux que Mark Daigneault. Bien sûr, l’effectif n’est pas comparable, mais Natou n’avait pas non plus une équipe verrouillée podium en début de saison. Encore moins avec le départ de Victor Oladipo remplacé par un Caris LeVert qui va tranquillement se remettre de son opération avant de mettre son talent au service des Pacers. Alors en attendant, on a surtout droit à un binôme niveau All-Star formé par Domantas Sabonis et Malcolm Brogdon. Mais comme ça ne suffirait pas pour être à cette place-là, l’ancien padawan de Nick Nurse aux Raptors peut aussi compter sur tout un collectif avec, comme les Spurs, sept joueurs en double digit depuis le début de la saison. Le groupe vit bien et c’est encore mieux depuis que Totor n’est plus là, c’est donc le moment parfait pour rappeler qu’il ne faudra à nouveau pas sous-estimer les Pacers cette année.

3- Doc Rivers (Philadelphia 76ers)

Bilan : 13 victoires, 6 défaites soit 68,4%. 1er à l’Est.

Dynamique : 6 victoires sur les 10 derniers matchs.

Mention « Trust the Process ». Changement de côte pour Glenn et pour le moment on peut dire que ça marche. Malgré une petite dépendance à Joel Embiid identifiée (0-4 en son absence, 13-2 avec lui), les Sixers sont enfin au niveau où on les attendait ces dernières années. Ils n’ont certes pas mis la main sur James Harden mais l’effectif est bien rôdé et les shooteurs sont maintenant légion pour ajouter du spacing. Mention spéciale au Doc qui a parfaitement su slalomer entre les indisponibilités à cause du COVID en sortant des atouts de sa poche aux meilleurs moment. Shake Milton est l’un des meilleurs sixièmes hommes de la Ligue et Tyrese Maxey est un peu la bae de ce début de saison grâce à ses 39 points contre les Nuggets un soir de grosse dèche pour Philadelphie. Surtout, l’équipe est toujours aussi dure à battre sur son parquet et elle ne perd plus face à ses bêtes noires. Les Celtics ont pris deux L en 72h alors que les Lakers n’ont pu que s’incliner face au clutch de Tobias Harris. Du coup, les Sixers sont leaders de la Conférence Est et c’est peut-être bien parti pour durer.

2- Tyronn Lue (Los Angeles Clippers)

Bilan : 14 victoires, 5 défaites soit 73,7%. 2ème à l’Ouest.

Dynamique : 8 victoires sur les 10 derniers matchs.

Mention « J’attends des excuses ». Ça va peut-être écorcher la gueule de certains, mais force est de constater que l’ancienne marionnette de LeBron James chez les Cavaliers a changé de dimension cette saison. Successeur de Doc Rivers sur le banc d’une équipe de Chokers, l’homme habitué à regarder dans le vide avec la bouche semi-ouverte a bien recadré son groupe en commençant par les bases. On arrête avec les traitements de faveur à faire passer Kawhi Leonard pour un dieu et Paul George pour un prince. Tout le monde est logé à la même enseigne et le load management est devenu un gros mot de ce côté du couloir du Staples Center. Résultat, le groupe est plus uni et les nouvelles recrues s’éclatent. Serge Ibaka s’est déjà bien intégré pour remplacer ce traitre de Montrezl Harrell et il faut parler de Nicolas Batum qui revit enfin sous les palmiers de Los Angeles. Intégré au cinq majeur, il joue son propre jeu et ça fonctionne. Petit message à ceux qui avaient enterré un peu vite le natif de Lisieux et Coach Lue, les Clipps ont le deuxième bilan de la Ligue et ils ne comptent pas s’arrêter là.

1- Quin Snyder (Utah Jazz)

Bilan : 14 victoires, 4 défaites soit 77,8%. 1er à l’Ouest.

Dynamique : 10 victoires consécutives, série en cours.

Mention « Major de promo ». Qui d’autre pour la plus haute marche du podium de ce premier Coach Rankings de la saison que l’homme à la tête de l’équipe qui reste sur 10 victoires consécutives et qui a tout simplement pris la tête de la Ligue avec pratiquement 80% de succès au bout d’un quart de la saison ? On craignait retrouver une ambiance difficile dans le vestiaire après le choke face aux Nuggets lors des derniers Playoffs et sur fond de rivalité interne entre Donovan Mitchell et Rudy Gobert qui venaient de prolonger pour des montants astronomiques. Il n’en est rien grâce à un gros travail humain de Tonton Quin pour recoller les morceaux. Les mormons ont même retrouvé la défense qui faisait leur renommée par le passé après une saison hors de l’excellence à laquelle ils nous avaient habitué dans ce secteur de jeu. Offensivement aussi, ça a du flow grâce à la meilleure adresse extérieure de la Ligue (38%). Jordan Clarkson a vraiment trouvé sa place en sortie de banc, Mike Conley redevient le joueur de Memphis que le Jazz espérait voir dès l’année dernière et Donovan Mitchell est un vrai leader en attaque et dans le jeu. A tel point qu’on se demande maintenant si ce ne serait pas l’année d’Utah comme Steve Kerr le laisse entendre.

C’est tout pour ce premier Coach Rankings de la saison. D’accord, pas d’accord ? Vous avez un mois pour nous partager votre avis avant d’enchaîner avec un tout nouveau classement mis à jour.

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