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Brandon Ingram rend hommage à son modèle Kevin Durant : vu sa progression, la comparaison devient de plus en plus crédible

Brandon Ingram

BI et KD dans la même phrase, ça ne fait plus rire personne.

Source image : NBA League Pass

Most Improved Player et All-Star pour la première fois de sa carrière en 2020, Brandon Ingram a changé de dimension la saison dernière chez les Pelicans. Et depuis la reprise des hostilités, il semble particulièrement en forme, lui qui vient de décrocher le titre de meilleur joueur de la première semaine. De quoi véritablement valider la comparaison avec son modèle Kevin Durant ?

À travers son physique de coton tige, son style de jeu, son talent et son statut de deuxième choix de Draft, Brandon Ingram a souvent été cité dans la même phrase que Kevin Durant. Mais avec son début de carrière relativement discret aux Lakers (palmarès : une petite nomination dans la All-Rookie Second Team sur ses trois premières saisons NBA), les comparaisons avec KD ont eu du mal à gagner en crédibilité. Aujourd’hui, l’histoire est différente. Ingram a profité de son départ aux Pelicans pour exploser lors de sa quatrième campagne NBA, et il semble bien parti pour réaliser un nouveau gros step cette saison : 26,7 points, 7,3 rebonds, 6,7 passes décisives et 1,0 interception de moyenne sur les trois premiers matchs, avec notamment un pourcentage de réussite supérieur à 47% depuis le parking. Autant dire qu’il ne blague pas, pour le plus grand bonheur d’une équipe des Pelicans qui possède de vraies ambitions pour 2021. Résultat, les comparaisons avec Durant ne font plus rire personne. Récemment invité sur le podcast de son pote de la Nouvelle-Orléans J.J. Redick, The Old Man and The Three, Ingram a lâché une déclaration qui devrait accentuer encore plus le rapprochement entre les deux joueurs. Voici ce qu’il a répondu quand J.J. lui a demandé quelle était sa source d’inspiration en tant que basketteur.

« Pour moi, cela a toujours été Kevin Durant. Je l’ai regardé quand il était au lycée, à l’université, de son année rookie en NBA jusqu’à aujourd’hui. Sa manière de tenir le ballon, […] tout ce qu’il est capable de faire alors qu’il mesure 2m13. Quand je tente de contester l’un de ses tirs, il fait comme s’il ne me voyait pas, alors que je fais partie des gars possédant les plus longs bras de toute la Ligue. Il peut tout faire sur un parquet. Quand je le vois, je me dis, ‘ouais, je veux devenir comme lui’. »

Vu les progrès au scoring de Brandon Ingram et l’augmentation sensible de ses pourcentages au tir depuis qu’il évolue en Louisiane, il ne fait aucun doute qu’il se rapproche de son idole, même s’il a bien conscience que KD reste un monstre d’efficacité et qu’atteindre son niveau va demander beaucoup de boulot.

« Il shoote à un pourcentage complètement fou. C’est fou. Peu importe si c’est contesté. Il voit déjà son tir rentrer. Son footwork, son équilibre, c’est toujours pareil. C’est l’un des meilleurs scoreurs que j’ai pu voir. »

Cependant, il y a un secteur où Brandon Ingram semble en avance par rapport à Kevin Durant au même âge : le playmaking et la capacité à faire jouer les autres. Si KD a beaucoup progressé à ce niveau-là au fur et à mesure des saisons, il n’était pas un créateur de même calibre à 23 ans, laissant Russell Westbrook ou encore James Harden le loisir d’ouvrir des opportunités pour les copains. Depuis son transfert aux Pelicans, Ingram montre qu’il est de plus en plus à l’aise quand il s’agit de diriger l’attaque, et c’est particulièrement vrai en ce début de saison, où il se transforme parfois en meneur de 2m01. Cette combinaison scoring – playmaking provoque aujourd’hui un vrai casse-tête chez les défenses adverses et permet aux Pels de posséder un bilan de deux victoires pour une défaite. C’est évidemment encore tôt mais si BI continue sur sa lancée, il va falloir penser à se mouiller la nuque car son duo avec Zion Williamson pourrait faire très mal à la concurrence.

Il y a quelques années, Kevin Durant avait déclaré que regarder Brandon Ingram jouer au basket était comme regarder dans un miroir. Clairement, chacun parvient à s’identifier à l’autre. On parle ici de la même race de basketteurs, avec beaucoup de similitudes et forcément quelques différences.  

Source texte : The Old Man and The Three

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