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Les Nets plus ultra : victoire 123-95 à Boston, Kyrie et KD font le show pour une équipe de Brooklyn impressionnante

Troisième match pour cette soirée de Noël ? Troisième démonstration. Si le Heat et les Bucks l’ont emporté dans un style propre à eux, les Nets ont eux fait face à une solide équipe de Boston en première mi-temps, avant de déployer leur arme fatale en seconde période. Avec Kyrie Irving (17 points) et Kevin Durant (29 points) dans leurs chaussons du 25 décembre, Brooklyn a encore fait fort, très fort.

Question, peut-on émettre une conclusion hâtive ? Oui, donc deuxième question, y a-t-il une équipe aussi impressionnante que celle de Steve Nash sur cette première semaine de compétition ? En deux petites rencontres surmédiatisées, les Nets ont coché toutes les cases, celles que l’on voulait voir avec un gros lot d’excitation et un brin d’anxiété. Qu’allait donner le tendon d’Achille de Kevin Durant ? Quelle entente avec Kyrie ? Et quid du coaching de Steve Nash ? Après avoir démonté les Warriors, un thème qui pourrait s’installer en NBA si la bande à Stephen Curry ne se réveille pas prochainement, c’est à Boston que les potes de DeAndre Jordan jouaient pour tenter de reproduire un effort collectif aussi sérieux. Sur les 24 premières minutes de la partie, Boston n’avait pas à rougir puisque tout le monde y allait de son apport précieux. Jayson Tatum, mais aussi Tristan Thompson, Semi Ojeleye, et Payton Pritchard le rookie. Un beau serrage de coudes de la part de la maison verte, imposant à Brooklyn de devoir se concentrer nettement plus en deuxième mi-temps dans l’optique de l’emporter en déplacement (54-51 Celtics). Mais… disons que c’est à partir du retour des vestiaires que tout va basculer. Car autant être clair et concis, les Nets ont été sensationnels en deuxième période, et que ce soit en attaque comme en défense. D’abord, c’est Kevin Durant qui a pris feu en abusant tour à tour de ses défenseurs, que ce soit derrière l’arc ou à mi-distance. En pleine bourre, l’ailier se croyait sur un playground en plein été, jouant ses isolations avec la liberté d’un joueur orphelin de ses problèmes de santé récents. C’était, excusez l’expression, orgasmique. Encore plus quand on sait qu’il y a deux semaines on se demandait dans quel état le phénomène reviendrait. Mais si ce n’était encore qu’une question de KD, cela pourrait aller. Derrière ? C’est Kyrie Irving qui a pris le relais. Déjà sacrément efficace en première mi-temps, l’ancien de Boston retournait au TD Garden et ajoutait les actes… aux actes. Pas de paroles pour cette fois, juste un Uncle Drew lui aussi en pleine possession de ses moyens et jouissant des pleins pouvoirs, accordés par son entraîneur et son franchise player de coéquipier. Avec 29 points pour Durant et 37 points pour Irving, il y avait pas grand chose à faire.

Ceci étant dit, ce n’est pas ce qu’il y avait de plus impressionnant dans cette rencontre. La technique, la fluidité visuelle, cette capacité de la part des deux scoreurs à rendre les choses aussi aisées, c’était un privilège de le voir à un tel niveau. Mais que Brooklyn réponde aussi bien d’un côté du terrain que de l’autre…? Entre quelques pirouettes signées Caris LeVert, autre grand luxe désigné chez les Nets puisque le garçon semble être propriétaire des clés du second unit, c’est Jarrett Allen qui a sorti ses go-go-gadget-o-bras pour repousser toutes les pénétrations vertes. Terrifiant en protection d’arceau, l’homme à l’afro couvrait les quelques errements des KD, Harris, Dinwiddie et compagnie qui n’auraient pas défendu le plomb sur le premier rideau. Et pourtant, ce n’était pas faute de voir le groupe se donner dans sa propre moitié de terrain. Raconter cette victoire de Brooklyn en ne parlant que du scoring de KD et Kyrie, ce serait un peu comme mentir sur la rencontre. Les Nets proposent des bases formidables dans leur jeu collectif et leurs capacités défensives, des perspectives très prometteuses dans la quête d’un titre. Et si bien évidemment on posera cette 37ème coupe de champagne de la semaine pour rappeler que nous ne sommes qu’en décembre, donc trois jours après la reprise et six mois avant de potentielles aventures en finale de conférence en Playoffs, le fait est que l’équipe de Steve Nash séduit sur ses débuts. Il n’y a pas, comme nombreux auraient pu légitimement se demander, des soucis de santé, de cohésion, ou un côté du terrain qui fâche. Il n’y a pas, dans une équipe pourtant centrée dans un gros marché, une petite bête à déceler. C’est, pour le moment, extrêmement propre. Et nul ne doute que ce groupe devra affronter de beaux challenges lors de leurs premières défaites, les premières sessions de repos de KD ou le premier gros match serré avec un money-time à exécuter sérieusement. Sauf que, sur deux matchs, Brooklyn a montré la puissance offensive d’une équipe qui ne… laisse pas de place à un gros match serré. La seule chose qu’on a envie de voir ? C’est une confirmation, soir après soir, et d’autres adversaires du haut de la Ligue pour encore mieux juger ces Nets. Beaux sur le parquet, collectifs, impliqués, concentrés, les potes de Landry Shamet ont tout pour plaire. Et en ce jour de Noël, c’est peu dire s’ils ont offert du beau basket dans l’assiette de tout le monde.

Circulez, y’a rien à voir. Pour un match que l’on espérait serré, les Nets et les Celtics se sont fait des câlins une mi-temps avant que Brooklyn ne sorte le mode rouleau-compresseur. Kyrie Irving et Kevin Durant sont au top de leur forme, entourés par des joueurs qui connaissent leur rôle. Si ça c’est pas la base d’une grosse équipe, alors on ne sait plus de quel sport parler.

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