One-on-One

Mike Budenholzer et Billy Donovan élus par les coachs : la course au COY est un casse-tête sans fin

Coach oh the year préparation mentale

Vous prenez quoi entre du caviar et du caviar ?

Source image : Youtube

Cette saison de NBA, malgré toutes les embûches qu’elle a connu, nous a quand même offert du jeu, du spectacle et des surprises. Et parmi son lot de satisfactions, les coachs se classent rapidement assez haut. C’est assez rare pour être souligné, cette saison, il y a eu beaucoup, beaucoup d’entraîneurs qui ont fait le boulot et qui rendent la course au Coach of the Year très compliquée. Les 30 coachs ont récemment voté pour élire le meilleur et ce sont Billy Donovan et Mike Budenholzer qui ont été élus, premiers ex-æquo. Des choix surprenants pour beaucoup de fans, on est parti pour le gros dossier des meilleurs coachs de la saison 2019-20.

Mike Budenholzer, Erik Spoelstra, Mike Malone, Billy Donovan, Nick Nurse, Frank Vogel, Doc Rivers, Brad Stevens, Nate McMillan, Rick Carlisle et Taylor Jenkins, voilà tous les candidats potentiels au COY. Rien qu’à la première phrase, on a déjà mal à la tête. Trop de noms, trop de styles différents, trop d’accomplissements différents, bref, un casse-tête. Et cette année, les votes étaient tellement partagés que les 30 coachs de la NBA ont élu deux coachs à égalité (vu l’année, on aurait presque pu s’y attendre) : Mike Budenholzer et Billy Donovan (ça, beaucoup moins). Qu’on se mette d’accord, ce n’est pas le choix définitif pour le COY, mais tout de même, ça donne un aperçu de ce qui pourrait se produire aux NBA Awards. Ce choix reste donc surprenant selon certains aficionados de la balle orange pour plusieurs raisons. Non pas que ces deux tacticiens soient des incapables, loin de là, mais parce que d’autres candidats ont autant d’arguments pour y prétendre.

Avant tout, faisons rapidement le tour de la saison de nos heureux élus. Bud a tout simplement roulé sur l’Est avec des Bucks intraitables en défense et beaucoup trop sereins et adroits en attaque. Breaking news, si vos points forts sont la défense et l’attaque, vous avez plus de chances de gagner au basket, #AnalyseFine. 54 victoires pour 13 défaites, meilleur bilan de la Ligue avec la meilleure défense et une attaque dans le Top 10, difficile de faire beaucoup mieux. Côté Thunder, notre bon Billy était dans une situation bien différente. Après s’être fait salement sortir par les Blazers au premier tour des Playoffs, il a perdu ses deux meilleurs joueurs : Paul George et Russell Westbrook, boum. Obligé de repartir de zéro, absolument personne n’attendait OKC au niveau qu’ils ont proposé cette année. Sixième de l’Ouest à trois victoires du podium avec une équipe menée par un daron surpayé de 35 piges et un sophomore de 22 ans, c’était pas couru d’avance. Le tout avec une qualité de jeu très plaisante et des perfs ultra clutch. Bref, une darling.

Quand on voit les choses comme ça, évidemment qu’on a envie de leur donner le titre de meilleur coach, mais si on regarde plus en profondeur en prenant en compte le reste de la Ligue, c’est là que l’étonnement  se fraie un chemin. Si certains sont dans la course grâce à leur bonne saison mais ont moins d’arguments pour monter sur le podium (Mike Malone, Doc Rivers, Nate McMillan ou encore Taylor Jenkins, par exemple), d’autres se battent au coude à coude avec nos deux élus. Prenons le cas de Nick Nurse, pour commencer. Coach champion en saison rookie avec les Raptors l’année dernière, le double N a dû remplacer Kawhi Leonard et Danny Green par Rondae Hollis-Jefferson et OG Anunoby. Et bah, même pas peur, deuxièmes de la Conférence Est avec la deuxième meilleure défense et une puissance collective hors du commun. Si on ajoute à cela l’éclosion des Chris Boucher et Terence Davis, on peut se dire que Nick Infirmière est le candidat idéal. Erik Spoelstra, de son côté, a ramené le Heat aux pieds podium de l’Est grâce à sa force de son collectif et la montée en flèche de Bam Adebayo associée au leadership de Jimmy Butler, c’est très sérieux aussi. Rick Carlisle mène une des meilleures attaque de l’histoire (!), Frank Vogel est premier de l’Ouest avec la troisième meilleure défense et Brad Stevens a réussi sa transition Kyrie-Kemba pour faire progresser son groupe jusqu’au podium de la Conférence Est. Trop de bons coachs pour une seule place au sommet, en tous cas, on est tous impatients de découvrir le résultat du vote des NBA Awards sur l’une des course au trophée de meilleur entraîneur de l’année les plus disputées de ces dernières saisons.

Cette année a été tellement marquée par la qualité des coachs de la Ligue qu’on ne sait même plus qui élire. Pour certains, ce sera Budenholzer, pour d’autres ce sera Frank Vogel et, très honnêtement, difficile de trouver des arguments pour contrer le résonnement des uns ou des autres. Au sein de la rédaction, par exemple, Nick Nurse avait fini premier devant Spoelstra. Finalement, le résultat final sera prononcé par les NBA Awards à la fin de la saison, mais il est sûr que d’ici là, la course au COY fera beaucoup parler d’elle au sein de la communauté basket.

Source texte : Adrian Wojnarowski, ESPN

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