Heat

Avant la Draft 2003, Pat Riley avait assisté à un workout « horrible » de Dwyane Wade : l’instinct de Patoche, c’est quelque chose…

Pat Riley Miami Heat 23 Février 2020

Un workout horrible n’a pas empêché la magnifique histoire entre Dwyane Wade et le Heat.

Source image : NBA League Pass

« What if » à South Beach, dans cette période d’incertitude par rapport à la Draft 2020 de la NBA. Pat Riley vient mettre un gros coup de pied dans la fourmilière en prouvant grâce à un exemple datant d’il y a 17 ans que les workouts sont loin d’être une science exacte quand il s’agit de recruter un jeune joueur.

Cet exemple concerne tout simplement le meilleur joueur de l’histoire de la franchise dans laquelle Pat Riley officie depuis 1995, le Heat de Miami. Vous l’avez compris, on parle de Dwyane Wade, l’un des meilleurs éléments de la mythique cuvée de Draft 2003. Lors de cette dernière, le Heat avait le cinquième choix, une très bonne place donc, mais trop tardive pour espérer récupérer un phénomène comme LeBron James ou Darko Milicic Carmelo Anthony. Il ne fallait donc pas se tromper. Heureusement pour la franchise floridienne, son homme fort s’appelle Pat Riley, réputé pour son nez fin. Rien n’aurait pu détourner Dwyane Wade de son chemin, même pas un workout catastrophique apparemment. C’est en tout cas ce que Pat Riley a déclaré au média régional The South Florida Sun-Sentinel :

« Je reviens toujours au workout de Dwyane Wade, il a fait un horrible workout mais on l’a drafté quand même. L’ensemble du travail effectué, toutes les interviews et tout ce qu’a fait un joueur jusqu’ici surpasse largement un mauvais workout ou une mauvaise interview. Parce que quand il arrive, nous avons déjà assez d’informations. Le joueur que nous aimons vraiment et que nous voulons drafter, il faut vraiment qu’il fasse quelque chose de mal pour que nous changions d’avis. »

Sur ce coup-là, l’homme à la gomina a bien fait de ne pas changer d’avis avec ce couac. Suivre son instinct, ça paye parfois, souvent même avec Pat. Car comme dit précédemment, Flash est devenu le meilleur joueur de l’histoire de Miami. 3 titres, 1 MVP des Finales, meilleur marqueur, passeur et intercepteur du Heat, l’homme qui a joué le plus de matchs sous cette tunique. En bref, un palmarès presque impossible à citer entièrement, rempli d’accomplissements merveilleux pour cette franchise.

Mais cette anecdote, Patoche ne nous la raconte pas uniquement pour le plaisir. Dans ce contexte si particulier et dans cet immense flou autour de l’événement accueillant les petits jeunes en NBA, Riley exprime son avis à travers ce récit. Si certains recruteurs de la Ligue ne savent pas comment ils vont faire pour trancher sans March Madness et potentiellement sans Draft Combine ou workout individuel, Pat lui, ça ne l’empêche pas de dormir. Le management du Heat sous sa tutelle semble parfaitement organisé, les recruteurs floridiens disposent probablement déjà d’éléments suffisants pour faire leurs choix avec ce qu’ils ont vu de la saison NCAA et de la saison des jeunes internationaux. Selon lui, ce n’est pas fondamentalement utile de mettre en route tardivement le protocole d’avant-Draft. En même temps, Patoche n’a même pas vraiment besoin d’une Draft quand on sait que des joueurs non sélectionnés comme Kendrick Nunn ou Duncan Robinson brillent aujourd’hui à Miami.

Le message est lancé. Si les franchises NBA ne peuvent pas mettre en place des workouts individuels avant la Draft, il faudra faire très attention aux jeunes recrues du Miami Heat, un steal de derrière les fagots n’est jamais à exclure avec Pat Riley et encore moins dans ces conditions.

Source texte : The South Florida Sun-Sentinel

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