Sixers

Joel Embiid a déplumé les Hawks : 49 points et career high, il est là le meilleur joueur du monde le lundi à 20h30 quand il pleut

Il est comme ça Joel, il fait parler. En bien, en moins bien, peu importe mais il fait parler. Évidemment cette semaine était particulière, forcément quand on lâche une décla pareille, et si le pivot des Sixers avait pris de plein fouet le talent des Bucks 48h auparavant, il a cette fois remis l’église au centre du village. Mais attention Jojo, ça ne prouve absolument rien, alors on la ferme et on enchaine.

Il avait probablement besoin de ça, après une demi-douzaine de jours vécus sous le feu des projecteurs et notamment ceux de la marque critique. Logique quand tu déclares en te grattant les yeuks que tu es le meilleur joueur du monde alors que ce n’est pas le cas, et encore plus quand tu perds deux jours plus tard contre celui qui… l’est peut-être un peu plus que lui actuellement (un Grec qui joue à Milwaukee). Cette nuit en tout cas Joel Embiid a fait ce qu’il sait faire de mieux, à savoir dominer outrageusement son sport. L’histoire retiendra évidemment que c’était face à une raquette aussi déglinguée qu’une Babolat de Benoit Paire après un tie-break perdu face à un bolivien 1250ème à l’ATP, mais ne minimisons tout de même pas la performance car ce soir Jojo était tout simplement sur une autre planète.

49 points à 17/24 au tir dont 1/3 du parking et 14/15 aux lancers, 14 rebonds, 3 passes, 3 steals et 1 contre en 36 minutes

Career high pour Embiid (ses 46 points face aux Lakers dataient déjà de deux ans et demi), et donc cette impression de domination qui le caractérise tant lorsqu’il a décidé de jouer son jeu, quand il a décidé de se prendre ni pour Stephen Curry ni pour Gad Elmaleh. Joel Embiid n’est ni un sniper ni un comique, plutôt un monstre physique doté d’un footwork parmi les plus fous de sa génération, et cette nuit les Hawks s’en sont rendus compte bien malgré eux. Parce qu’ils sont gentils les gamins Trae Young, De’Andre Hunter ou John Collins hein, mais là on parle d’un adulte mi-humain mi-bestial, et la classe biberon de Lloyd Pierce n’a tout simplement pas pu lutter… Ben Simmons était absent et le restera pour une durée indéterminée ? La news est bien sûr compliquée à avaler pour les Sixers mais elle pourrait en tout cas déboucher sur un mode full-Embiid que les défenses ne sont pas prêtes à encaisser. Un Tobias Harris tranchant également, un Korkmaz bien utile sur le banc, un Al Horford de retour dans le cinq, une attaque capable de se bouger quand les Hawks repassèrent devant à l’entame du dernier quart, mais c’est bien ce bon vieux Joel qui prenait les choses en main dans l’ultime round en scorant 21 de ses 49 points du soir, terminant la soirée en plantant son unique tir à 3-points du match, juste après un putback monstrueux et juste avant une danse bien à propos, symboles d’une soirée lors de laquelle il sera surtout allé cherché les points dessous et sur la ligne, ce qu’il sait faire de mieux.

Record en carrière pour Joel Embiid, une 27ème victoire en 29 matchs à la maison pour Philly, et la promesse qu’il tiendra la baraque bien comme il faut en l’absence de son collègue kangourou. La belle affaire pour Jojo ? Wizards, Pacers, Pistons, Knicks, Cavs, Kings, Suns, Wolves, Hornets, Hawks, Bulls et Warriors sont au programme jusqu’à fin mars. Sacrés paillassons potentiels tout ça mais attention car au milieu de tout ça y’a vous y’a moi les Lakers, les Clippers et les Raptors seront également sur la route des Sixers. Allez Jojo, on se tait et on joue.

stats hawks 25 février 2020 stats sixers 25 février 2020

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